Grèves dans les raffineries : pour FO 25, "les salariés ont raison !"

Publié le 14/10/2022 - 14:13
Mis à jour le 14/10/2022 - 11:17

Jeudi 13 octobre, par voie de communiqué de presse, l'Union départementale force ouvrière du Doubs s'est exprimé sur les grèves dans les raffineries, qui touchent le pays depuis plusieurs jours. Selon le syndicat, "les salariés ont raison !"

 © FO
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"Depuis maintenant plus de dix jours, les salariés des raffineries sont en grève pour des augmentations de salaire. Ils ont raison ! TotalEnergies a déjà versé à ses actionnaires un acompte sur les dividendes de 2,68 milliards pour 2022. Selon la presse boursière il s’agit d’un versement d’un montant historique et exceptionnel. Mais pendant ce temps, pour les salariés, les prix augmentent, et en particulier ceux qui impactent le plus le budget : le carburant, le chauffage, le logement, les produits de première nécessité, l’alimentation, …

Nous entendons ces derniers jours des propos visant à stigmatiser les grévistes et à opposer les salariés entre eux, entre grévistes et non-grévistes, entre syndiqués et non-syndiqués. Certains exigent même la remise en cause du droit de grève et la réquisition des grévistes des raffineries.

D’ailleurs, lors de la grève chez Carrefour Ecole Valentin, dix salariés grévistes ont été assignés en référé au tribunal judiciaire pour grève illicite. Mais c’était sans compter sur notre pugnacité à défendre le droit de grève et nous avons gagné. Carrefour Ecole Valentin a été débouté et condamné à verser aux salariés assignés les frais irrépétibles.

Un délégué syndical au Foyer Comtois se voit convoqué par sa direction pour une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement en trouvant tous les prétextes possibles et inimaginables. Tout cela parce qu’il dénonce des conditions de travail intenables et insoutenables.

"Nous n'acceptons aucune remise en cause du droit de grève"

Pour l’Union Départementale FO, une chose est claire : nous n’accepterons aucune remise en cause du droit de grève ni répression à l’encontre des grévistes ou des délégués syndicaux. Ils ne font qu’user d’un droit conquis de haute lutte et qui reste le seul recours lorsque les revendications des salariés ne sont pas entendues.

En ce qui concerne la réforme des retraites, c’est la même chose : 72 % des salariés la refusent, et pourtant le gouvernement, isolé et fragilisé, a décidé d’y aller quand même ! Un projet de loi sera connu à la mi-décembre, pour une discussion à l’assemblée nationale en janvier (si le calendrier ne change pas d’ici là). C’est toujours la retraite à 65 ans qui est sur la table, avec en plus, une remise en cause des régimes spéciaux.

Comme avec la grève des raffineries, le gouvernement cherche une nouvelle fois à opposer les salariés entre eux pour protéger ses amis, les privilégiés : les actionnaires de Total, de Exxon et du CAC 40 qui s’enrichissent du Covid, de la guerre, et de l’inflation. Ce sont les contre réformes qui se succèdent depuis 1993 qui ont fait chuter le niveau des retraites de tous et accru les inégalités, pas l’existence de plusieurs régimes de retraite !

Pour tout cela, FO s’oppose à cette nouvelle contre-réforme et mettra tout en œuvre pour la bloquer, notre objectif demeurant la retraite à 60 ans, au bout de 37,5 ans et avec un calcul sur les 10 meilleures années dans le privé. Nous appelons nos syndicats à réunir les salariés en Assemblées générales sur leurs lieux de travail et à décider des moyens d’action, y compris par la grève, pour défendre leurs conditions de travail et leur salaire !"

(Communiqué)

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