Jean-Pierre Chevènement en Corse à l'hommage du préfet Erignac

Publié le 06/02/2018 - 10:38
Mis à jour le 06/02/2018 - 12:20

L'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement sera présent "par tradition républicaine" mardi 6 février 2018 à l'hommage rendu en Corse par le président de la République au préfet Claude Erignac assassiné à Ajaccio il y a vingt ans, a précisé une source proche de l'Elysée.

dsc_5032.jpg
Jean-Pierre Chevènement ©roman mCi
PUBLICITÉ

L’Elysée a invité, « par tradition républicaine », Lionel Jospin et Jean-Pierre Chevènement qui étaient, au moment de l’assassinat, respectivement Premier ministre et ministre de l’Intérieur. M. Jospin ne sera, lui, pas présent.

« Très mauvais signal »

« Il ne faut pas y voir un message politique », a ajouté la source proche de l’Elysée alors que le chef de l’exécutif corse, Gilles Simeoni a qualifié cette présence de « très mauvais signal ». Jean-Pierre Chevènement « incarne quelqu’un qui a d’abord toujours refusé, de façon excessive, (…) la moindre avancée pour la Corse », a déclaré M. Simeoni sur Public Sénat, « et surtout quelqu’un qui a installé le préfet Bonnet (…) qui s’est ensuite commis dans l’affaire des paillotes ». Le préfet Bernard Bonnet avait été limogé et condamné pour avoir fait incendier clandestinement par des gendarmes, en 1999, une paillote illégalement construite sur une plage proche d’Ajaccio.

« Lorsqu’on juxtapose la venue de Jean-Pierre Chevènement et la tribune qu’il a écrite hier dans Le Monde au moment où la Corse tout entière espère et attend une ouverture politique significative, c’est effectivement un très mauvais signal », a ajouté Gilles Simeoni.

« Les nationalistes masquent (…) par une surenchère permanente leur incapacité à gérer » 

Dans cette interview au Monde, l’ancien ministre de l’Intérieur déclare que « les nationalistes masquent (…) par une surenchère permanente leur incapacité à gérer » et balaye la plupart de leurs revendications. C’est sur les lieux même où Claude Erignac s’est effondré, le 6 février 1998, atteint par trois balles, qu’Emmanuel Macron inaugure mardi une place éponyme en sa mémoire.

Infos +

  • Un olivier a été planté et l’inscription « un homme, une place », gravée sur le sol, selon les souhaits de la veuve du préfet, Dominique Erignac, et leurs deux enfants.
  • Tous trois devraient être présents à la cérémonie ce qui marquerait leur premier retour en Corse depuis les faits, a précisé la source proche de l’Elysée.
(Source : AFP)
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

LREM dévoile 19 premiers candidats pour les municipales : Pierre Simon est investi à Pontarlier

LREM dévoile 19 premiers candidats pour les municipales : Pierre Simon est investi à Pontarlier

La République en marche a dévoilé lundi ses 19 premiers candidats pour les élections municipales, de Toulon à Mayenne en passant par Pontarlier, en se fixant l'objectif d'atteindre au moins 10.000 conseillers municipaux après mars 2020. Sans surprise, Pierre Simon a été désigné par la commission nationale d'investiture sur Pontarlier. À BesançonIl faudra encore patienter jusqu'à fin juin début juillet pour savoir qui sera investi par "En Marche". 

Un appel pour rassembler le Parti écologiste et le Parti socialiste

Un appel pour rassembler le Parti écologiste et le Parti socialiste

Lors des élections européennes de mai dernier, le Parti socialiste a connu une défaite historique en France. Avec 6,2 % des voix, le PS se situe loin derrière les autres grands partis français. Aujourd’hui, le PS lance un appel pour s’associer avec les écologistes qui rejoignent les mêmes valeurs. Martial Bourquin, sénateur du Doubs, approuve cet appel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 17.12
peu nuageux
le 25/06 à 3h00
Vent
1.24 m/s
Pression
1017.18 hPa
Humidité
82 %

Sondage