Jérôme Deharveng, de Matignon à la cour d’appel de Besançon

Publié le 29/03/2012 - 18:03
Mis à jour le 30/03/2012 - 11:44

L’ancien conseiller pour la justice de François Fillon a pris ce jeudi à Besançon ses fonctions de procureur général de la Cour d’appel. Jérôme Deharveng, diplômé de l’IEP de Paris et de l’Ecole nationale de la magistrature, est âgé de 53 ans.

dsc_6443.jpg
Jérôme Deharveng succède à Catherine Pignon qui a rejoint la cour d'appel d'Angers © carvy
PUBLICITÉ

Magistrat depuis 1984, Jérôme Deharveng connait bien la Franche-Comté pour y avoir occupé le poste de procureur de la République près le tribunal de grande instance de Vesoul. « J’ai, ici, des souvenirs anciens, mais encore vifs. Résider à Besançon est pour moi un privilège », a-t-il avoué lors de son installation.

Faisant allusion à Catherine Pignon, à laquelle il succède, Jérôme Deharveng a évoqué « une magistrate d’exception qui avait des relations de travail exemplaires ». « Me voici dans l’obligation de maintenir cette excellence. Mais je trouve ici une équipe solide, compétente et unie, attachée à la franchise et à la cordialité », a souligné, rassuré, le nouveau procureur général.

Il s’est engagé à obtenir « les moyens nécessaires » pour faire bonne justice avec comme priorité « la lutte contre la violence ». « Notre vigilance doit être sans faille contre le terrorisme, les violences de toutes sortes et le trafic de stupéfiants ».

En quittant Vesoul en 1996, Jérôme Devareng a  été en poste à la direction des affaires civiles et du sceau au bureau du droit commercial, puis comme chef du bureau du droit de l’économie des entreprises.

Avant d’intégrer Matignon en 2010, Jérôme Deharveng a notamment occupé le poste de conseiller technique pour le droit civil, le droit commercial et les relations avec les professions juridiques et judiciaires au cabinet de la garde des Sceaux, Rachida Dati, de 2007 à 2009.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Frédéric Péchier laissé libre sous contrôle judiciaire, le parquet fait appel

Frédéric Péchier laissé libre sous contrôle judiciaire, le parquet fait appel

MIS A JOUR • Le docteur Frédéric Péchier, anesthésiste à Besançon mis en examen jeudi 16 mai 2019 pour dix-sept nouveaux cas d'empoisonnements présumés de patients. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire, contrairement à la demande du procureur de la République, ont indiqué vendredi vers 3h du matin ses avocats. Le parquet a fait appel de cette décision.

L’anesthésiste F. Péchier mis en examen pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements « sur personne vulnérable »

L’anesthésiste F. Péchier mis en examen pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements « sur personne vulnérable »

Mise à jour à 21h •  30 mois d'enquête, 1.300 procès verbaux, 60 cas suspects. Le procureur de Besançon a tenu une conférence de  presse à l'issue des 48h de garde à vue du Dr Péchier. L'anesthésiste de Besançon doit être mis en examen pour "empoisonnement sur personne vulnérable" dans 17 nouveaux cas dont sept mortels sur des patients de 4 à 80 ans. Le parquet a requis un placement en détention provisoire. 

Incidents médicaux suspects : la garde à vue de l’anesthésiste de Besançon prolongée

Incidents médicaux suspects : la garde à vue de l’anesthésiste de Besançon prolongée

La garde à vue de l'anesthésiste de Besançon, Frédéric Péchier, mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements et interrogé sur une cinquantaine d'autres incidents médicaux suspects, a été prolongée mercredi pour 24 heures supplémentaires, a annoncé le parquet de Besançon. Randall Schwerdorffer, un des avocats du médecin a déclaré que son client restait sur la même ligne de défense et nie toute implication "de près ou de loin" dans un empoisonnement.

«Une cinquantaine» de nouveaux cas d’empoisonnements par l’anesthésiste sont suspectés

«Une cinquantaine» de nouveaux cas d’empoisonnements par l’anesthésiste sont suspectés

Un médecin-anesthésiste de Besançon, Frédéric Péchier, déjà mis en examen pour sept empoisonnements, a été placé en garde à vue ce mardi 14 mai 2019 matin dans les locaux de la police judiciaire de la ville pour être interrogé sur «une cinquantaine» d'autres cas, a-t-on appris de source proche du dossier.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 7.73
ciel dégagé
le 26/05 à 3h00
Vent
0.61 m/s
Pression
1019.16 hPa
Humidité
97 %

Sondage