JO-2022 : l'épopée dorée de Quentin Fillon Maillet, un peu plus dans la légende

Publié le 14/02/2022 - 16:30
Mis à jour le 14/02/2022 - 15:13

"Vivement mardi !"   • Dans la légende à pas de géant : à 29 ans, Quentin Fillon Maillet a écrit dimanche un nouveau chapitre de son épopée magique aux JO-2022 de Pékin, en devenant champion olympique de poursuite, son deuxième titre après l’individuel et sa quatrième médaille. Et pourquoi pas un « six sur six ?« :

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Aux Jeux d'hiver, aucun sportif français n'a fait mieux que ces quatre podiums décrochés en l'espace de huit jours par Fillon Maillet.

Jean-Claude Killy (descente, géant, slalom) à Grenoble en 1968 et Martin Fourcade (poursuite, mass start, relais mixte) aux JO-2018 à Pyeongchang étaient certes rentrés avec trois médailles d'or, mais "QFM", avec deux médailles d'or (poursuite et individuel) et deux d'argent (sprint et relais mixte), est sûr de faire mieux.

"D'un point de vue factuel, il a progressé depuis l'an dernier, il a franchi une marche", a estimé Fourcade auprès de l'AFP. "Il a une régularité. La différence sur ces Jeux, c'est qu'il a une confiance en lui qui est extraordinaire. Peu d'athlètes ont cela", a apprécié le quintuple champion olympique, qui voit le Jurassien se rapprocher à grands pas.

Car la moisson exceptionnelle de Fillon Maillet pourrait se poursuivre dans les prochains jours, puisqu'il lui reste le relais masculin, la seule course qui n'a jamais souri à Fourcade aux Jeux dans son immense carrière (aucun podium), mardi (17h00 locales, 10h00 françaises) et la mass start vendredi (17h00, 10h00).

Le grand Chelem ?

Quentin Fillon Maillet a admis avoir "pensé" au Grand Chelem qu'il peut réaliser aux JO-2022 s'il monte sur le podium lors de ses deux dernières épreuves de biathlon en plus de ses quatre médailles déjà gagnées, a-t-il livré lundi. "Il ne faut pas que ça passe pour de la prétention mais bien entendu que j'y ai pensé", a reconnu, à la veille du relais hommes, le double champion olympique des Jeux de Pékin devant les journalistes après avoir reçu sa médaille d'or de la poursuite à Zhangjiakou.

"Je me dis après quatre sur quatre, maintenant pourquoi pas six sur six ?", a commenté le seul sportif français médaillé quatre fois dans les mêmes JO d'hiver. Avant de glisser en souriant au moment de partir: "quitte à casser les records, autant les faire monter".

Car le relais français, composé de Fabien Claude, Émilien Jacquelin, Simon Desthieux et de lui-même, a "clairement une chance de médaille" mardi, selon lui, et "va essayer d'aller viser l'or".

"La mass start (vendredi), c'est la même chose", a poursuivi le Jurassien de 29 ans. "Un format qui me correspond bien, que j'apprécie beaucoup, donc la porte (du Grand Chelem) est ouverte mais ce n'est pas un objectif, ça reste du bonus."

"Très, très difficile"

"Double champion olympique!", a crié le natif de Champagnole, dans le Jura, en passant la ligne d'arrivée, avant de rejoindre un petit groupe de l'équipe de France pour prendre le drapeau bleu-blanc-rouge et célébrer ce sacre décroché dans des conditions de vent dantesques et sous une neige tombant de plus en plus dru.

"Je suis tellement fier de moi aujourd'hui, les conditions étaient tellement difficiles, le vent, la neige. C'était vraiment très, très difficile de se battre pendant toute la course", a apprécié le héros français des Jeux.

Le contraste ne pouvait pas être plus flagrant avec son premier sacre il y a cinq jours, lorsque le ciel était encore bleu, avec un soleil couchant et un pas de tir qui n'était presque pas venté.

Dimanche, on voyait suffisamment loin pour les cibles situées à 50 mètres, mais pas beaucoup plus et la course s'est déroulée en nocturne, sous les éclairages du stade de Zhangjiakou.

Marche triomphale au dernier tour

Parti en deuxième position avec 26 secondes de retard sur son grand rival, le Norvégien Johannes Boe, le Français a été parfait sur le pas de tir, blanchissant ses vingt cibles ; contrairement à Boe, qui a manqué deux cibles lors de son second tir couché, trois lors du premier tir debout et encore deux au dernier tir.

Au coude à coude avec le Russe Eduard Latypov avant le dernier tir debout, le "Morbac", surnom de Fillon Maillet en équipe de France, a mis la pression sur le dernier biathlète qui pouvait l'empêcher de décrocher sa deuxième médaille d'or en Chine.

La faute de Latypov a scellé l'issue de la course, pour un ultime tour en forme de marche triomphale. Les trompettes d'Aïda n'étaient pas très loin.

"Je suis resté concentré sur moi, je ne pense pas à la pression ou aux autres sportifs" Quentin Fillon Maillet

Sur le podium, avec les anneaux olympiques en fond, il a pu refaire son traditionnel saut, qui va devenir à force une marque de fabrique, poing droit levé, jambes tendues et, évidemment, sourire aux lèvres.

Lundi, c'est  jour de podium, mais deux pour le prix d'un, puisqu'il n'a pas encore reçu sa médaille d'argent du sprint. Et il faudra vite enfiler à nouveau le bleu de chauffe pour le relais. Vivement mardi !

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