La vie après le 11 mai ne sera pas un "retour à la normale"

Publié le 28/04/2020 - 16:51
Mis à jour le 28/04/2020 - 22:57

Le point complet • La France va devoir « apprendre à vivre avec le virus », a prévenu Édouard Philippe en ouverture de son discours face à l’Assemblée nationale mardi 28 avril. Le Premier ministre a dévoilé le plan du gouvernement pour le déconfinement. Pour revenir à un semblant de vie normale, l’exécutif s’appuie sur trois grands principes : protéger, tester et isoler.

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Le Premier ministre a précisé que, sur cette base, un "travail de concertation et d'adaptation du plan aux réalités de terrain" serait mis en place avec "les associations d'élus locaux, les préfets et les partenaires sociaux" mercredi et jeudi.

Édouard Philippe a prévenu : la vie après le 11 mai ne sera pas un retour à la normale. Dans son discours pour présenter le plan du gouvernement pour le déconfinement, le Premier ministre a annoncé que les déplacements sans attestation seront possibles dans un rayon de 100 km autour du domicile. Au-delà, il faudra justifier d'un motif impérieux, familial ou professionnel.

Les incertitudes sur le nombre de nouveaux cas journaliers ou les chaînes de contamination par exemple "doivent inciter tous les Français à la plus grande discipline" d'ici au 11 mai et "à lutter contre les risques de relâchement que nous sentons monter dans le pays", a ajouté le Premier ministre qui présentait la stratégie de déconfinement du gouvernement.

"Un peu trop d'insouciance et c'est l'épidémie qui repart. Un peu trop de prudence et c'est l'ensemble du pays qui s'enfonce", a-t-il affirmé, en résumant: "c'est une ligne de crête délicate qu'il faut suivre".

Un déconfinement par département

La circulation du virus n'étant pas "uniforme", le gouvernement souhaite un déconfinement par département plus ou moins "strict." Tpous les soirs, à partir du 7 mai, les départements seront classés en "vert" ou "rouge"

Les préfets et les maires notamment devront "adapter" le plan de déconfinement "aux réalités du terrain", a déclaré Édouard Philippe, qui répond à une demande des élus locaux.

Édouard Philippe parle de "700.000 tests sérologiques" effectués par semaine dès le 11 mai. Une annonce liée aux recommandations du Conseil scientifique qui estime qu'il devrait y avoir entre 1.000 et 3.000 nouveaux cas par jour à partir du 11 mai.

Lorsqu'une personne sera testée positive, "tous ceux, symptomatiques ou non" qui auront "eu un contact rapproché avec elle", seront testés. Des "brigades" seront constituées pour identifier les cas-contacts, et ces derniers seront "invités" à s'isoler en raison des  "incertitudes sur la durée d'incubation".

Rassemblements "limités à 10 personnes" à partir du 11 mai

"Les rassemblements organisés sur la voie publique ou dans des lieux privés seront limités à 10 personnes", à partir du 11 mai pour le début du déconfinement progressif, a annoncé le Premier ministre mardi à l'Assemblée nationale.

"D'une façon générale, il nous faut éviter les rassemblements qui sont autant d'occasions de propagation du virus. (...) En attendant des jours meilleurs, les mairies continueront à proposer, sauf urgence, le report des mariages", a ajouté Edouard Philippe.

Les cérémonies religieuses, comme les baptêmes ou mariages, ne pourront elles se dérouler "avant le 2 juin".

Circulation sans attestation à partir du 11 mai, sauf déplacements à plus de 100 km

Le Premier ministre a annoncé qu'il serait possible de circuler sans attestation à partir du 11 mai, sauf "pour les déplacements à plus de 100 km du domicile, qui ne seront possibles que pour un motif impérieux, familial ou professionnel".

"Il sera à nouveau possible de circuler librement, sans attestation" sauf pour des longs déplacements, a déclaré Edouard Philippe lors de la présentation du plan de déconfinement. 

Transports

"Nous allons continuer à réduire l’offre, à exiger une réservation obligatoire dans tous les trains – TGV ou non –, à décourager les déplacements entre départements"  a-t-il dit, précisant notamment que les Français ne devront pas quitter leur département lors du pont de l’Ascension.

"Le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports, métros comme bus". Les transports interrégionaux seront eux "réduits au maximum" avec des réservation obligatoires pour tous les trains. 

Le port du masque sera obligatoire pour tous les passagers dans les transports publics pendant les trois semaines suivant le 11 mai.

La capacité des transports publics va en parallèle être drastiquement réduite afin de respecter la distanciation sociale.

Les bus scolaires circuleront à moitié-vide, avec obligation de port du masque pour les collégiens et les chauffeurs. Les mêmes règles devront être appliquées dans les VTC

Réouverture "très progressive" des écoles à partir du 11 mai, de certains collèges à partir 18 mai. Décision sur les lycées fin mai

Le gouvernement "propose une réouverture très progressive des maternelles et de l'école élémentaire à compter du 11 mai, partout sur le territoire, et sur la base du volontariat"

"Dans un deuxième temps, à compter du 18 mai, mais seulement dans les départements où la circulation du virus est très faible, nous pourrons envisager d'ouvrir les collèges, en commençant par la 6ème et la 5ème", a ajouté Le Premier Ministre.

Le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué mardi que la décision sur une possible réouverture des lycées serait prise fin mai, lors de la présentation de son plan de déconfinement devant les députés.

"Nous déciderons fin mai si nous pouvons rouvrir les lycées, en commençant par les lycées professionnels, début juin", a déclaré le chef du gouvernement, alors que les élèves passant un bac général, technologique et professionnel seront évalués cette année uniquement via le contrôle continu, en raison de l'épidémie de coronavirus.

Commerces et travail

Tous les commerces, sauf les cafés et restaurants, pourront rouvrir à compter du 11 mai mais avec des mesures de protection sanitaire, notamment le port du masque, recommandé pour le personnel et les clients si la distanciation est impossible, a annoncé Edouard Philippe.

Les préfets pourront néanmoins maintenir fermés les centres commerciaux de plus de 40.000 m2. Le gouvernement prendra une décision sur les bars, cafés et restaurants fin mai, pour décider s'ils peuvent ouvrir après le 2 juin.

Le Premier ministre a "invité toutes les entreprises, quand leurs moyens le leur permettent, à veiller à équiper leurs salariés" en masques de protection. "C'est une condition de la reprise"Le Premier ministre "demande avec insistance" aux entreprises de maintenir le télétravail autant que possible.

Philippe met en garde contre "le risque de l'écroulement" de l'économie sans déconfinement

Edouard Philippe a mis en garde mardi contre "le risque de l'écroulement" de l'économie si le déconfinement n'était pas mis en oeuvre "progressivement, prudemment", lors de la présentation de son plan de déconfinement devant les députés.

"Nous sentons que l'arrêt prolongé de la production de pans entiers de notre économie, que la perturbation durable de la scolarisation d'un grand nombre d'enfants et d'adolescents, que l'interruption des investissements publics ou privés, que la fermeture prolongée des frontières, que l'extrême limitation de la liberté d'aller et venir (...), présenteraient pour le pays, non pas seulement l'inconvénient pénible du confinement, mais en vérité celui, bien plus terrible, du risque de l'écroulement", a déclaré le Premier ministre.

"Je n’emploie pas ce terme au hasard. On me reproche bien plus souvent la litote que l'exagération", a-t-il insisté devant l'Assemblée nationale. "Il nous faut donc, progressivement, prudemment, mais aussi résolument, procéder à un déconfinement aussi attendu que risqué", a poursuivi M. Philippe.

Soulignant la perspective de trouver un vaccin contre le nouveau coronavirus "d'ici 12 à 24 mois", il a noté: "Fonder une politique publique et organiser la vie des Français autour d’hypothèses aussi incertaines n'est pas envisageable. Il nous faut donc apprendre à vivre avec le Covid-19".

Alors que la pandémie et les mesures drastiques de confinement imposées depuis six semaines pour l'endiguer paralysent l'activité, l'économie française devrait avoir connu ces derniers mois une contraction d'une ampleur inédite depuis des décennies.

L'Insee publiera jeudi sa première estimation de la contraction du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre, après avoir évoqué la semaine dernière une économie "sous anesthésie" et n'assurant "plus que ses fonctions vitales".

"La moitié des salariés se trouvaient, fin mars, dans une entreprise dont l'activité s'est arrêtée ou a diminué de plus de moitié", rappelait-il encore.

La Banque de France, de son côté, a déjà évalué la contraction du PIB à environ 6% sur les trois premiers mois de l'année, faisant de la France une des premières grandes économies mondiales à entrer en récession, après le recul du PIB déjà enregistré fin 2019.

Il s'agit de la pire performance trimestrielle de l'économie française depuis 1945.

Le nombre de chômeurs (catégorie A) a de son côté enregistré une hausse historique sur un mois en mars. Dans cet environnement anxiogène, l'indice de confiance des ménages français a subi en avril une chute historique après la mise en place des mesures de confinement pour lutter contre le coronavirus, a indiqué mardi l'Insee, évoquant la chute la plus brutale depuis la création de cet indicateur en 1972.

"La saison 2019-2020 de sports professionnels, notamment de football, ne pourra pas reprendre"

La saison 2019-2020 de sports professionnels, notamment celle de football, ne pourra pas reprendre,  douchant les espoirs des différents championnats interrompus depuis mi-mars en raison de la pandémie.

"Pour donner aux organisateurs d'évènements de la visibilité, je veux préciser que les grandes manifestations sportives (...), tous les évènements qui regroupent plus de 5000 participants et font à ce titre l'objet d'une déclaration en préfecture et doivent être organisés longtemps à l'avance, ne pourront se tenir avant le mois de septembre", a-t-il également déclaré devant les députés.

La décision de l'UEFA de décaler l'Euro-2020 à l'été 2021 avait offert de nouvelles possibilités au calendrier pour que les championnats de foot s'achèvent, une fois éloignée les risques sanitaires liée à la pandémie de coronavirus qui a mis le football à l'arrêt fin mars.

Mais l'hypothèse privilégiée par la Ligue de football professionnel (LFP), à savoir reprendre la Ligue 1 le 17 juin à huis clos, et la terminer le 25 juillet, semble dorénavant très compromise par les annonces du Premier ministre.

Ce scénario présentait l'avantage de laisser aux joueurs au moins quatre semaines de préparation physique, le temps minimal estimé par les spécialistes, en cas de reprise de l'entraînement durant la semaine du 11 mai.

Il collait aussi aux souhaits de l'UEFA qui espère voir les championnats nationaux aller à leur terme cet été, avant d'achever à son tour les compétitions européennes au mois d'août, au prix d'un calendrier chargé.

Ces annonces laissent également en suspens l'achèvement de la saison 2019-2020 du Top 14 de rugby prévue à la fin de l'été, et la tenue du Tour de France, reprogrammé du 29 août au 20 septembre. Pour les coureurs cyclistes, confinés comme les autres sportifs depuis le 17 mars, les annonces du Premier ministre ouvre la voie à la reprise de l'entraînement individuel sur route.

Et les masques ?

(Avec AFP)

https://www.facebook.com/EdouardPhilippePM/videos/2940746652699878/

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