Lactalis : une association de victimes demande une enquête judiciaire

Publié le 22/10/2020 - 18:00
Mis à jour le 22/10/2020 - 17:25

L’association pour la santé des enfants, qui avait défendu les familles victimes du lait contaminé aux salmonelles, a réclamé jeudi l’ouverture d’une enquête judiciaire suite aux révélations sur les « méthodes frauduleuses » du groupe laitier Lactalis.

L'association "demande expressément l'ouverture d'une enquête afin que les actes frauduleux évoqués par les journalistes puissent être vérifiés et fassent l'objet de poursuites et de sanctions appropriées", écrit-elle dans un communiqué de presse, parlant de faits "particulièrement graves" de "mouillage du lait" ou de "recyclage de fromages tombés au sol", relatés par le média d'investigation Disclose.

"Au vu de ce qui est évoqué dans les articles, il y a matière à ce que le parquet se saisisse", a déclaré à l'AFP Quentin Guillemain, président de l'association, citant aussi les atteintes au droit de l'environnement reprochées au groupe laitier. "Cette entreprise bénéficie d'une certaine impunité, il va falloir que ça cesse", a-t-il ajouté.

Selon Disclose, "entre 2010 et aujourd'hui (...) 38 usines Lactalis ont été ou sont toujours en violation du code de l'environnement" en France, "soit plus de la moitié des 60 établissements recensés et analysés dans le cadre de cette enquête". Disclose s'est basé sur des documents issus des Directions régionales de l'environnement (DREAL) et des Directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP).

Disclose cite aussi une experte qui affirme que les documents obtenus par le média en ligne attesteraient que Lactalis pratique le "mouillage du lait", une pratique consistant "à standardiser le taux de protéines dans le lait en y ajoutant du perméat, un liquide à faible teneur en protéines, permettant d'augmenter les volumes pour un coût de production moindre".

Contacté par l'AFP jeudi, Lactalis a affirmé que le document présenté par Disclose comme portant sur le lait concernait en réalité le fromage dont le procédé de fabrication n'est pas le même. "Lactalis respecte scrupuleusement la réglementation européenne en matière de lait ou de fabrication de fromage", a assuré le groupe.

En avril 2000, Lactalis avait démenti des informations similaires parues dans le Canard Enchaîné.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.19
couvert
le 22/01 à 00h00
Vent
1.93 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
100 %