Le médicament générique fait sa pub en Franche-Comté

Publié le 27/09/2013 - 16:34
Mis à jour le 27/09/2013 - 18:52

Décriés ci et , les médicaments génériques n'ont pas toujours eu bonne presse cette année. C'est pourquoi les caisses primaires d'assurance maladie de Franche-Comté lancent une campagne de communication auprès des patients et des médecins pour lutter contre les idées reçues des génériques par rapport aux princeps (médicaments de marque). Objectif : atteindre 85 % de délivrance de médicaments génériques d'ici fin 2013. Dans le Doubs ce taux est aujourd'hui de 78,6% contre 80,7% en France. Encore un petit effort ?!

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En préambule, il est important de rappeler la différence entre médicament « princeps » et générique. Le premier est le médicament original d’un laboratoire pharmaceutique. Protégé par un brevet durant 20 ans, il tombe ensuite dans le domaine public. Il devient »généricable ». 

Médicaments génériques : 11 millions d’économies dans le Doubs en 2012

 La molécule ou les principes actifs restent les mêmes. « Un médicament générique est équivalent sur le plan thérapeutique à un médicament princeps » explique l’assurance maladie pour qui, l’enjeu est de faire des économies. « À lui seul, le remboursement des médicaments pèse près d’un tiers de l’ensemble des dépenses de santé (total des soins de ville). 30 à 40% moins cher que les médicaments de marque, les médicaments génériques représentent par conséquent un important levier d’économies pour le système de santé française« .

 En 2012, les génériques ont permis d’économiser 1,5 milliard d’euros (donnée CNAMTS pour la France entière). Dans le Doubs, le total des économies liées aux génériques s’élève à 11 millions d’euros pour l’année 2012.  

Lutter contre les idées reçues…

« Non, les médicaments génériques n’entraînent pas plus de risques ou d’effets secondaires. Non, les médicaments génériques ne sont pas moins contrôlés ou moins surveillés. Ils ne sont pas de moins bonne qualité que les autres médicaments et ne pénalisent pas l’innovation et la recherche thérapeutique« . Le générique doit faire face à de nombreuses réticences et réserves. Le Dr Sauveur Boukris a notamment publié en début d’année « Médicaments génériques. La grande arnaque » jetant ainsi un certain discrédit. 

 La Franche-Comté en léger retard : 78,8% de taux de substitution

Si l’on compare avec d’autres pays européens et les États-Unis, la France figure parmi les pays qui utilisent moins les génériques. Au 11 septembre 2013, le taux de substitution est de 80,7% en moyenne nationale. Et les départements francs-comtois sont plutôt à la traine. 78,2% dans le Territoire de Belfort, 78,5% en Haute-Saône, 78,6% dans le Doubs et 79,7 % dans le Jura. » L’objectif, pour la Caisse du Doubs, est d’atteindre un taux de substitution de 85%, à la fin de l’année. En sachant que tous les médicaments ne sont pas généricables…. » Cet objectif est formalisé dans la convention nationale des pharmaciens d’officine (avenant 6).Ces derniers s’engagent aussi à délivrer toujours le même générique à leurs patients âgés de plus de 75 ans et qui suivent certains traitements chroniques.

Et pour booster le taux de substitution d’un princeps à un générique, il y  des astuces comme celle appliquée depuis 2012 dans le Doubs. Un patient refusant un générique chez son pharmacien ne bénéficie plus du tiers payant  Il existe aussi une liste de molécules à fort potentiel d’économies ! 

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