Le parti socialiste de Franche-Comté demande aux dirigeants PS "d'écouter les citoyens"

Publié le 14/04/2014 - 12:08
Mis à jour le 17/04/2019 - 15:23

Les élections municipales ont été « un désaveu » pour les socialistes et la gauche au gouvernement. En Franche-Comté, hormis Besançon, Audincourt, Héricourt et Lure, les villes de plus de 10.000 habitants sont désormais à droite. En milieu rural, certains bourgs-centre ont basculé. Le Parti socialiste de Franche-Comté se demande quelle réponse politique y apporter et demande « expréssement aux dirigeants du PS d’écouter les citoyens ». Il critique également l’annonce concernant la fusion des régions qui « ajoute encore de la confusion ».

 ©
©

"Nous, premiers secrétaires fédéraux du PS de Franche-Comté demandons expressément aux dirigeants du PS d’écouter les citoyens, en s’appuyant sur les responsables politiques dans nos régions et nos départements" déclare Loïc Niepceron, premier fédéral PS 70, Nicolas Bodin, premier fédéral PS 25,  Eddy Lacroix, premier fédéral PS 39, Guy Berthelot, premier fédéral PS 90 et Karine Grosjean, Secrétaire Régionale Franche-Comté dans un un communiqué de ce lundi 14 avril.

Ils demandent si "Changer de 1er secrétaire National, est-ce bien suffisant ? Annoncer son remplacement sans débat et consultation des adhérents, est-ce une bonne idée ? Nous ne le pensons pas." Ils ajoutent que "Oui, la période est difficile. Oui, elle demande de construire un projet qui rassure et rassemble avec des propositions justes. Le parti socialiste doit y prendre toute sa place."

La fusion des régions ? "C'est ajouter encore de la confusion"

Concernant l'annonce du nouveau chef du gouvernement Manuel Valls la semaine dernière sur une fusion des régions d'ici 2017, le parti socialiste de Franche-Comté pense que ça n'a pas été une bonne idée : "Aussi annoncer la disparition  des départements, la fusion des régions c’est ajouter encore de la confusion. Nous sommes partisans d’une gestion de proximité, décentralisée, avec des compétences et des financements aux collectivités locales. Ce ne sont pas les mesures technocratiques, annoncées depuis Paris, qui changeront les choses. Les socialistes doivent être concertés, pour rassembler la gauche et donner confiance dans nos politiques."

Enfin, Loïc Niepceron, Nicolas Bodin, Eddy Lacroix, Guy Berthelot, et Karine Grosjean demandent à être entendus lors du Conseil National du 15 avril : "notre vote sur l’élection du 1er secrétaire national sera fonction des réponses apportées."


Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

L’inscription de l’IVG dans la Constitution française sera-t-elle votée par le Sénat ?

Le Sénat se prononcera mercredi 28 février 2024 après-midi sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution, un vote rendu très incertain par les réticences de la droite et qui pourrait bouleverser le calendrier parlementaire de la réforme. C'est l'étape la plus périlleuse de la révision constitutionnelle promise par le président de la République, Emmanuel Macron : l'exécutif ne pourra la faire aboutir sans un vote majoritaire des 348 parlementaires du Palais du Luxembourg.

Hommage aux Manouchian à Besançon : une ”instrumentalisation” du Parti communiste selon Besançon maintenant

Une cérémonie en hommage aux résistants du groupe Manouchian s’est tenue place du 8 Septembre à Besançon, organisée par le Parti communiste français et la Ville de Besançon. Pour Ludovic Fagaut (LR), chef du groupe Besançon maintenant au conseil municipal, parle d’une ”instrumentalisation à des fins partisanes”.

À Besançon, une centaine de personnes rassemblées en hommage au groupe Manouchian

Alors que le couple de résistants communistes, Missak et Mélinée Manouchian étaient panthéonisés lors d’une cérémonie d’hommage national à Paris mercredi 21 février, en même temps à Besançon, une cérémonie s’est  tenue place du 8 Septembre en présence d’une centaine de personnes.

Visas, pesticides, simplification : Gabriel Attal donne des gages aux agriculteurs avant le Salon

Un mois après le début d'un mouvement d'exaspération des paysans, Gabriel Attal a placé mercredi 21 février 2024 l'agriculture "au rang des intérêts fondamentaux" du pays, récapitulant les engagements déjà pris par le gouvernement et annonçant quelques nouvelles mesures sur les saisonniers étrangers, les pesticides et la rémunération.

Reçus à l’Elysée, FNSEA et JA attendent des “décisions claires” avant le Salon de l’agriculture

Les dirigeants des deux syndicats agricoles majoritaires, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA), ont dit attendre des "décisions claires" d'Emmanuel Macron qui les reçoit mardi 20 février 2024 dans l'après-midi à l'Elysée, à quatre jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris.

Agriculteur : ”Le toilettage normatif ne signifie pas l’abandon de toute ambition en matière environnementale” selon le sénateur Rietmann

À l’occasion d’un débat sur l’avenir du modèle agricole français le 13 février 2024, Olivier Rietmann, sénateur LR de la Haute-Saône, a défendu une revendication nouvelle exprimée par les agriculteurs lors du récent mouvement de protestation : l’impératif de simplification administrative.

Magazine municipal de Besançon : une “propagande politique” selon L. Croizier et L. Fagaut

Suite à la parution de l’édition février/mars 2024 du magazine municipal Besançon votre ville, les élus du groupe Ensemble bisontins (Renaissance-Modem-Horizon) et du groupe LR Besançon maintenant ont exprimé leur stupéfaction, mercredi 14 février 2024, en dénonçant “le détournement du magazine de la ville à des fins de propagande politique”. Le dossier porte, ce mois-ci, sur le positionnement de la maire de Besançon, Anne Vignot, au sujet de la loi immigration. Une entrevue qui n’a pas laissé les groupe d’élus sans voix.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.66
couvert
le 29/02 à 0h00
Vent
0.54 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
88 %