Le réforme des retraites de passage au Sénat pendant 15 jours

Publié le 28/02/2023 - 10:06
Mis à jour le 28/02/2023 - 10:06

Après l’Assemblée nationale, c’est au tour du Sénat d’examiner le projet de réforme des retraites, à partir de mardi 28 février 2023 en commission, puis dès le 2 mars dans l’hémicycle. Une étape importante pour le gouvernement, qui cherche à obtenir le vote des Républicains, majoritaire à la chambre haute.

 © Sénat
© Sénat

Le gouvernement a voulu tendre la main aux sénateurs, jusqu’au dernier moment, en multipliant les gestes d’"ouverture" et les appels à "l’enrichissement" du projet de réforme des retraites, examiné en commission à compter de ce mardi 28 février 2023, puis en séance publique au Sénat dès le 2 mars. La majorité cherche en effet à convaincre la droite, majoritaire à la chambre haute, de voter son texte. Celui-ci n’ayant pas été soumis au vote des députés à l’issue de son examen houleux à l’Assemblée nationale, qui s’est achevé vendredi 17 février, c’est la version du projet de réforme telle qu’écrite par le gouvernement qui est soumise aux sénateurs.

15 jours au Sénat

Les sénateurs se lancent ce mardi dans l’examen du projet de réforme des retraites. Les débats seront limités à 15 jours et se termineront le dimanche 12 mars à minuit. La chambre haute a en effet décidé de siéger durant les deux week-ends qui figurent au calendrier de ces deux semaines, pour multiplier leurs chances d’examiner l’entièreté du texte en y consacrant le plus de temps possible.

Les débats s’annoncent plus apaisés que ceux qui se sont déroulés à l’Assemblée nationale. Et pour cause, la droite majoritaire est favorable à la réforme, tout comme les sénateurs du centre. Si elle est contre, la gauche a dit néanmoins souhaiter que les débats puissent atteindre l’article 7 du projet de réforme, consacré au report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans.

La majorité de droite favorable à la réforme

Outre sa réputation d’assemblée calme, voire compassée, le Sénat affiche un triple avantage pour l’exécutif : elle ne compte ni de parlementaire de La France insoumise, ni du Rassemblement national, ni d’Aurélien Pradié le député qui s’était opposé aux instances de LR, selon lui trop bienveillantes envers la macronie. Mieux : le patron des sénateurs socialistes, Patrick Kanner, a promis que le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans serait débattu et soumis au vote, comprendre sans "obstruction".

Samedi 25 février, dans les travées du Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron a par ailleurs semblé donner presque un blanc-seing à son gouvernement pour toper avec Les Républicains lors des futurs débats de la réforme phare de son deuxième quinquennat. Il a en effet dit souhaiter que "le Sénat puisse enrichir" le texte "avec ce qui lui paraît utile".

Voter la réforme "après l’avoir modifiée"

Une main tendue présidentielle intervenue après que le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, avait indiqué dans un entretien au Parisien "souhaiter voter" la réforme "après l’avoir modifiée", en proposant notamment "soit une surcote de 5 % pour les mères de famille qui auraient atteint à la fois une carrière complète et l’âge légal, soit un départ anticipé à 63 ans".

Un appel auquel a répondu le ministre du Travail Olivier Dussopt dimanche 26 février, assurant que le gouvernement était "d’accord" pour modifier son texte en ce sens, parlant également d’une "surcote", sans en préciser le taux. S’ils parviennent à obtenir ces ajouts, les sénateurs Républicains devraient donc voter la réforme.

Mais l’issue du vote au Sénat, dimanche 12 mars, ne soldera pas définitivement le dossier de la réforme des retraites. Dès le lendemain de la fin de l’examen du texte au palais du Luxembourg, celui-ci sera soumis aux 14 parlementaires de la commission mixte paritaire. Celle-ci devra alors rédiger la version définitive du texte, qui sera ensuite soumis au vote des deux chambres.

(Avec AFP)

Retraites 2023

Retraites : 3.000 manifestants (CGT) pour la 14e journée de mobilisation à Besançon

Sursaut de mobilisation ou épilogue de la contestation ? Les syndicats ont appelé ce mardi 6 juin 2023 à une quatorzième journée d'action contre la réforme des retraites, deux jours avant l'examen au Parlement d'une proposition de loi visant à abroger la réforme. À Besançon, le coup d’envoi de la mobilisation a été donné sur le parking Battant dès 14h pour une déambulation dans les rues de Besançon.

Retraites : pourquoi l’intersyndicale prévoit une journée de grève le 6 juin ?

Depuis le 1er mai dernier, les manifestations et journées de grève contre la réforme des retraites sont inexistantes laissant la place à d’autres mobilisations, notamment à Besançon. Alors pourquoi l’intersyndicale a-t-elle choisi le 6 juin pour sa 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites ?

1er mai : le programme des manifestations en Bourgogne Franche-Comté

Sur fond de grogne sociale dû à la réforme des retraites et l’inflation actuelle, la mobilisation de ce lundi 1er mai 2023 devrait atteindre des records. L’intersyndicale a appelé "l’ensemble des travailleuses et travailleurs, des jeunes et retraités à faire du 1er mai 2023 une journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale". Voici le programme en Bourgogne Franche-Comté.

Politique

Temps de parole, blâmes, arrêt possible de la séance : quelles nouvelles règles à venir au conseil municipal de Besançon ?

Lors de la conférence de presse mensuelle organisée avant le conseil municipal du 18 juin 2026, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a annoncé avoir "toiletté" le règlement intérieur afin d’installer un nouvel article permettant des sanctions lors de troubles à l’assemblée.

Déplacement de palmier sur le Pont Battant : les écologistes défendent “une action symbolique”

Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.35
peu nuageux
le 17/06 à 09h00
Vent
1.92 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
68 %

Sondage