Législatives et union de la Gauche : "Je pense que l’intérêt général est prioritaire" 

Publié le 04/05/2022 - 11:52
Mis à jour le 06/05/2022 - 09:28

Suite aux dernières négociations et à « l’accord de principe » trouvé sur les circonscriptions entre La France Insoumise et le Parti socialiste, nous avons tenté d’en savoir plus ce 4 mai 2022 auprès de Myriam El Yassa, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste du Doubs…

Myriam El Yassa © DR
Myriam El Yassa © DR

La décision finale sera prise à l’issue du vote du Conseil national (parlement du PS). Aucune date ni heure n’a encore été donnée.

Les discussions ont été longues et tumultueuses entre LFI et le PS depuis quelques jours…  Le PS tenait à conserver le maximum de sa vingtaine de députés sortants. Mais LFI, en position de force après les 22 % de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, considérait ses interlocuteurs "trop gourmands" eu égard à leur score de 1,7 % à la présidentielle. 

L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a d’ailleurs annoncé ce mardi qu'il quitterait le PS en cas d'accord avec LFI, estimant que ses dirigeants ont "perdu leur boussole" d'un "socialisme républicain".

maCommune.info : La Gauche s’unit pour les élections législatives, qu’en pensez-vous ?

Myriam El Yassa : "Quand la Gauche est unie, elle est toujours plus forte. En tant que premier fédéral, je ne peux que me réjouir. Le fait de présenter des candidatures uniques est historique. Apparemment, l’accord porte sur 70 circonscriptions (sur 577). J’ai toutefois des réserves sur le fait qu’il y a 500 délégués qui vont être ‘débranchés’. Ils étaient, en effet, des candidats potentiels du PS. Cela va créer de la déception, des déchirures… Mais je pense que l’intérêt général est prioritaire.

Il y a deux lignes au sein du PS. Je prends acte que Bernard Cazeneuve quitte le parti. C’est une perte. Nous attendons la décision du Conseil national (parlement du parti socialiste). La ligne d’Olivier Faure est majoritaire donc ça passera".

mC : Vous êtes-vous senti "forcé" de vous réunir à Gauche ? De vous rallier à LFI ?

Myriam El Yassa : "Le Conseil national a donné mandat aux négociateurs de faire alliance le plus largement possible en incluant LFI sous réserve que l’ensemble des partis soient respectés. Il est vrai que la délégation n’a pas encore trop communiqué auprès des cadres sur les premiers fédéraux, sur les circonscriptions prioritaires ou non… "

mC : Vous ne savez donc pas encore quelles sont les circonscriptions attribuées aux partis ?

Myriam El Yassa : "Personne ne sait quelles sont les circonscriptions concernées. C’est un peu léger, mais je peux comprendre, car il était question de ne pas menacer l’accord. Sinon, tout le monde aurait tenté d’interférer pour tenter de sauver son département, sa commune… Je garde espoir que la circonscription 4 du Doubs (Audincourt) fasse partie de l’accord. Normalement, la circonscription 1 est dédiée à LFI, la 2 à EELV, la 3 au PCF et j’espère que l’on aura la 4e… Je me prononcerai davantage après le vote du conseil national et en avoir discuté avec l’ensemble de ma fédération". 

mC : Au niveau local, comment se sont passées les négociations ? 

Myriam El Yassa : "Nous avons fait plusieurs rencontres avec l’ensemble des partis pour savoir quelles étaient les circonscriptions prioritaires pour chacun. Nous avons également essayé de dialoguer, car cela n’a pas toujours été simple entre LFI et le PS. 

Les deux partis ont mis de l’eau dans leur vin pour avoir un maximum de députés à l’Assemblée nationale pour être force de propositions face à des ordonnances d’Emmanuel Macron. C’est l’intérêt commun. 

Toutefois, je pense que dans certaines fédérations, il y aura des dissidences, notamment du côté de l’Occitanie et de la Côte d’Or…"

mC : Est-ce que le PS pourrait perdre beaucoup dans cette histoire ?

Myriam El Yassa : "À l’échelle nationale, nous avions 28 députés, mais, désormais, il faudra voir la qualité des circonscriptions. Il s’agira de voir si elles sont gagnables ou pas. Le PS ne serait pas perdant s’il arrivait à avoir le même nombre de députés.  Localement, je n’ai aucun parlementaire. Je n’ai ni sénateur ni député. Je ne peux être que gagnante". 

mC : Quels étaient les principaux points de divergence lors des négociations entre LFI et PS ? 

Myriam El Yassa : "C’est surtout sur les questions de fond, internationales, européennes, l’OTAN. C’est aussi sur la question de la laïcité, c’est pour cela que Bernard Cazeneuve est mécontent. 

Au niveau local, j’ai le point d’accrochage avec le cas de Stéphane Ravacley sur la circonscription 2. Anne Hidalgo et moi-même sommes allées le chercher. Il devait siéger pour le PS". 

mC : Pour être clair, l’union de la Gauche est bien un "accord politique global" et pas "un simple accord électoral" ?

Myriam El Yassa : "Nous sommes bien sur un accord politique global. Les premières réunions ont reposé sur le fond. Il a ensuite été question des circonscriptions". 

mC : Le mot de la fin ?

Myriam El Yassa : "J’espère que la Gauche obtiendra deux à trois députés dans le Doubs. Je pense que Stéphane Ravacley a ses chances, Damien Charlet aussi ainsi que Séverine Vézies pour LFI". 

Politique

Présidentielle : Jean-Pierre Chevènement apporte son soutien à la candidature de Natacha Polony

L'essayiste et journaliste Natacha Polony, candidate à la présidentielle, a indiqué dimanche 1er novembre avoir reçu 174 promesses de parrainage de maires sur les 500 nécessaires pour concourir à cette élection et s'est également prévalue du soutien de l'ancien ministre originaire de Belfort Jean-Pierre Chevènement.

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage