Les sages-femmes fixées sur leur sort vendredi ...

Publié le 17/12/2013 - 11:24
Mis à jour le 17/12/2013 - 11:24

Le collectif de sages-femmes à l’origine d’une grève illimitée depuis deux mois a refusé lundi les propositions du ministère de la Santé sur la revalorisation de leur statut à l’hôpital, après avoir rallié de 2.000 à 4.500 manifestants à Paris. A l’inverse, le collectif sages-femmes de la CGT a qualifié les propositions de « très bonnes pour » lui

2.000 manifestants selon la police, 4.500 selon les organisateurs, ont défilé lundi à la mi-journée en direction du ministère de la Santé pour peser sur la concertation en cours. Leur précédente "marche" avait rassemblé le 7 novembre 4.000 manifestants selon la police, 6.000 selon les organisateurs. A l'avant du cortège, quatre manifestantes portaient un cercueil noir sur lequel était écrit : "Mépriser les sages-femmes nuit gravement à la santé des femmes.”

Parmi les autres slogans, on pouvait lire ou encore "Sage-femme recherche statut médical désespérément”. Les sages-femmes veulent être reconnues comme professionnelles de premier recours, c'est-à-dire comme le praticien vers lequel les femmes peuvent être orientées en premier pour leur suivi gynécologique, qu'elles soient enceintes ou non.

Elles veulent également pouvoir sortir de la fonction publique et accéder au statut de praticien hospitalier, comme les médecins, afin d'être plus autonomes. Les syndicats représentatifs refusent de sortir de la fonction publique.

Deux scénarios : décision vendredi

Un groupe de travail sur ce sujet s'est réuni dans l'après-midi, réunissant le magistrat honoraire de la Cour des comptes Edouard Couty (qui mène la concertation pour le ministère), le collectif à l'origine du mouvement et les syndicats représentatifs. M. Couty a formulé plusieurs propositions. La première est pour lui "fondamentale", "un grand pas, un grand progrès par rapport à la situation actuelle". Il s'agit de "reconnaître le caractère médical de leur profession dans l'organisation de l'hôpital" en leur donnant une "autonomie de décision, de prescription", mais aussi la possibilité de créer des unités gérées par les sages-femmes pour les accouchements qui ne présentent pas de difficultés. Il a également proposé de "prévoir dès le début de l'année des vraies négociations pour une revalorisation salariale

Il a aussi mis sur la table "deux scénarios". D'un côté, la création d'une filière médicale sages-femmes dans la fonction publique hospitalière "qui permet de conserver les avantages et attributs de la fonction publique". De l'autre, la création d'un statut de praticien en maïeutique qui donne "plus de flexibilité" aux sages-femmes en leur permettant par exemple de travailler à la fois à l'hôpital et en libéral. Les salaires seraient identiques quel que soit le statut. La ministre de la Santé Marisol Touraine doit arbitrer entre ces deux scénarios et annoncer son choix vendredi.

Le collectif, qui demande le statut de praticien hospitalier, a claqué la porte du groupe de travail. "Notre revendication est totalement flouée", a réagi Adrien Gantois, du Collège national des sages-femmes, en déplorant que le ministère considère les sages-femmes comme une "sous-filière médicale”.

En fin d'après-midi, entre 200 et 300 manifestants se sont dirigés vers l'Assemblée nationale où ils ont fait face aux forces de l'ordre. A l'inverse, le collectif sages-femmes de la CGT a qualifié les propositions de "très bonnes pour" lui, a réagi Annie-Claude Ottan, sa responsable. "Tout ce qu'on a demandé depuis le début, il (M. Couty) le prévoit dans un socle commun quel que soit le statut choisi", a-t-elle dit. "On pense qu'à contenu et salaire égal, il vaut mieux rester dans la fonction publique", a-t-elle ajouté. "Si Mme Touraine donne l'aval, on ne peut pas espérer mieux", a-t-elle relevé.

Santé

Laits infantiles : Foodwatch appelle à un “renforcement des contrôles” et à une “communication transparente des autorités”

Dans un communiqué du 19 mai 2026, l’ONG Foodwatch est particulièrement choquée de découvrir que la direction générale de l’alimentation (ministère de l'Agriculture) a dû entrer dans un bras de fer pour forcer des entreprises à publier les rappels de laits infantiles.

Gérontologie : les élus communistes interpellent le maire sur la situation sociale à Bellevaux à Besançon

Une lettre ouverte adressée à Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président du conseil de surveillance du CHU de Besançon, met une nouvelle fois en lumière les tensions sociales au centre gérontologique de Bellevaux. Signée par Hasni Alem au nom du groupe Communiste, républicains et citoyens, elle appelle à une intervention rapide des autorités locales.

Une bouchée pour “rééquilibrer” vos hormones… vraiment ? avec Valentine Caput

Snacks hormonaux : le mythe en barre. Après les solutions miracles en un clic, voici les hormones en une bouchée. Barres “équilibre hormonal”, gummies “ménopause”, encas “spécial SPM” : à ce rythme, il ne manque plus que la notice, selon notre diététicienne Valentine Caput.

Des rencontres bien-être “pour de vrai” avec notre coach bien-être Anne Sallé

Vous suivez ses articles, vous appliquez ses conseils pour vivre de façon plus serein ? Alors, Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous invite à la rencontrer "pour de vrai". À la faveur des beaux jours et avant l’été, elle organise plusieurs rendez-vous autour du bien-être dans divers lieux du Grand Besançon afin de "savourer ensemble notre complicité et la vie". 

Pour les examens de médecine les étudiants de l’université Pasteur ont besoin de patients standardisés

Afin d’aider les étudiants en médecine à développer leurs capacités cliniques et relationnelles, l’université fait appel à des volontaires capables de jouer le rôle de patients standardisés lors des examens des étudiants en 4e, 5e et 6e année de médecine.

Refus d’autorisation en gastro-entérologie à Belfort : Cédric Perrin invite l’ARS à revoir sa copie

Pour le sénateur du Territoire de Belfort, cette décision risque "d’entraîner des conséquences graves pour les patients du territoire" et en particulier pour les personnes atteintes de "maladies inflammatoires chroniques de l’intestin", souligne ce mois d’avril 2026 Cédric Perrin.

Gérontologie : un préavis de grève déposé sur le site de Bellevaux pour plusieurs jours

Les syndicats FO Bellevaux et UNSA Santé et Sociaux public et privé du CHU de Besançon – site de Bellevaux ont déposé un préavis de grève dans un courrier adressé au directeur général de l’établissement. Ce mouvement social concerne l’ensemble des personnels du site et s’étend sur plusieurs journées prévues entre avril et mai 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.99
ciel dégagé
le 22/05 à 00h00
Vent
1.96 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
90 %

Sondage