Pourquoi les syndicats d’enseignants demandent le retrait du projet d’évaluation...

Publié le 31/01/2017 - 15:26
Mis à jour le 01/02/2017 - 14:13

L’intersyndicale des enseignants de l’académie de Besançon demande l’abandon du projet « PPCR » (parcours professionnels, carrières et rémunérations). Pour les organisations syndicales, « l’évaluation des enseignants doit être déconnectée de la question salariale ».

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Les fédérations FNEC, FP, FO, GGT Éduc’action et SUD Éducation de l’académie de Besançon demandent l'abandon de la mise en place du projet "PPCR" sur "les nouvelles modalités d'évaluation des personnels d'enseignement et d'éducation, ainsi que sur la création du nouveau grade Classe exceptionnelle".

Qu’est-ce que le PPCR ?

Le ministère de l’Éducation a décidé de mettre en chantier une refonte de l’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation, dans le cadre des mesures dites "PPCR" (protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations). Il souhaite changer la nature de l’évaluation, en l’orientant davantage vers le conseil et l’accompagnement. Des modifications sont apportées au déroulement et à la structure de la carrière des personnels, par la mise en place de quatre "rendez-vous d’évaluation" liés à l’avancement d’échelon et aux promotions de grade.

Pourquoi les syndicats refusent-ils ce projet ?

"Nous refusons la logique de ce projet qui repose sur les entretiens professionnels, sur des critères subjectifs et qui est l'instrument de l'arbitraire et de l'individualisation. Il est dangereux et inacceptable pour les enseignants dans le contexte de développement de l'autonomie des établissements et du nouveau management public", exprime l’intersyndicale.

Pour les différentes fédérations, ce projet reprend la même logique que celle du Décret Châtel de 2012. Elles rappellent que ce décret avait été abrogé après l'élection présidentielle de François Hollande, suite à la mobilisation des personnels.

"La "revalorisation" salariale des grilles indiciaires ne représente qu'une augmentation en trompe-l’œil, bien loin de compenser les pertes de salaire accumulées depuis des années, estime l’intersyndicale. Devant l'augmentation de notre charge de travail, devant la dégradation de nos conditions de travail et de notre pouvoir d'achat, nous continuons d'exiger le rattrapage du point d'indice et la revalorisation significative de nos salaires. L'évaluation des enseignants doit être déconnectée de la question salariale !"

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