Loi PACTE : la grogne des commissaires aux comptes en Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 14/03/2019 - 08:17
Mis à jour le 14/03/2019 - 08:18

tribune • Dans une tribune publiée dans le journal du palais, Franck Paul et Philippe Dandon, respectivement présidents de la compagnie régionale des commissaires aux comptes de Besançon et de Dijon (CRCC) demandent au gouvernement de revoir sa copie concernant notamment le relèvement brutal des seuils d’audit légal inclus dans la Loi Pacte sur les commissaires aux comptes. Ils parlent d’un risque majeur pour l’économie française et estiment que 10.000 emplois sont menacés dans leur profession.
 

Franck Paul et Philippe Dandon, respectivement présidents de la compagnie régionale des commissaires aux comptes (CRCC) de Besançon et de Dijon © DR CRCC ©
Franck Paul et Philippe Dandon, respectivement présidents de la compagnie régionale des commissaires aux comptes (CRCC) de Besançon et de Dijon © DR CRCC ©

"Depuis plus d’un an, la profession de commissaire aux comptes est confrontée au projet de relèvement brutal des seuils d’audit légal inclus dans la Loi Pacte (article 9), et a mené de nombreuses concertations avec les pouvoirs publics. Les évolutions du texte envisagées et approuvées successivement à l’Assemblée Nationale et au Sénat risquent d’être toutes remises en cause.

Le Conseil National de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes réuni le 12 mars 2019 en conseil extraordinaire a exprimé sa colère face au refus du gouvernement d’admettre des amendements au projet de loi PACTE malgré l’ouverture faite par les sénateurs sur l’avenir de la profession. C’est une nouvelle fois la démonstration de l’absence totale d’un dialogue constructif avec le gouvernement.

Nous exhortons solennellement le gouvernement à revoir sa position sur des sujets d’importance primordiale pour la sécurité économique du pays et la stabilité de l’épargne des Français, en particulier les points suivants :

1/ Priver de tout contrôle légal de comptes un ensemble de holdings ou de filiales d’un même groupe constituerait un risque de sécurité majeur pour l’économie française. Cela aboutirait à une sur-transposition par rapport au cadre européen (seuil européen indicatif de 8 millions d’euros de chiffre d’affaires) en créant un nouveau seuil à 48 millions d’euros de chiffres d’affaires. C’est une contradiction à l’heure où nos concitoyens attendent de l’Europe plus de protection.

  •  Nous demandons en conséquence le maintien d’une obligation d’audit légal des comptes au sein des groupes dans toutes les filiales détenues directement ou indirectement et représentant 25% au moins du chiffre d’affaires.

2/ Relever brutalement les seuils par un effet « guillotine » dès 2019 entrainerait de dramatiques conséquences sociales pour une profession. 10 000 emplois et 650 millions d’euros d’activité sont menacés.

  • Nous exigeons un dispositif permettant un relèvement des seuils qui laisse à la profession le temps nécessaire pour engager sa profonde mutation.
  • Nous souhaitons fermement la mise en place d’un dispositif spécifique et transitoire notamment pour protéger les professionnels ultra-marins. Cette mesure appliquée brutalement dans ces territoires aura des conséquences sociales d’une extrême gravité

Nous espérons que les parlementaires prendront leurs responsabilités en faisant preuve d’ouverture à ces demandes.

A défaut, la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) mettra tout en œuvre pour alerter la communauté économique et les Français sur le refus de dialogue des pouvoirs publics sur un sujet déterminant pour l’avenir de 15 000 professionnels dans tous les territoires.

Elle explorera tous les recours possibles pour dénoncer l’inconstitutionnalité de certaines mesures.

  • Elle engagera également toutes les actions pour faire valoir ses droits à une indemnisation pour compenser un préjudice de 200 millions d’euros correspondant au licenciement de 10 000 collaborateurs.
  • Elle suspend sine die ses missions et relations avec son régulateur, le H3C, y compris ses obligations de cotisation, et ce tant qu’un vrai dialogue n’aura pas été réinstauré.
  • Elle décide de ne plus répondre aux demandes et consultations des pouvoirs publics, faute de l’ouverture d’un dialogue constructif.
  •  Elle décrète également une représentation silencieuse au sein de toutes les organisations où elle siège ou dont elle est membre."

Franck Paul, Président de la compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Besançon

Philippe Dandon, Président de la compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Dijon

Economie

Le premier salon professionnel du gîte et de la chambre d’hôtes ouvrira ses portes à Pouilly-en-Auxois

Le premier Salon professionnel du gîte et de la chambre d’Hôtes se tiendra le 31 mars 2026 à Pouilly-en-Auxois. Organisé par Gîtes de France, cet événement inédit entend accompagner les propriétaires et porteurs de projets face aux enjeux réglementaires, fiscaux et économiques du secteur.

Après 25 ans d’existence, le Festival de la Paille prépare son dernier rendez-vous

Après 25 ans d’existence, le Festival de la Paille s’apprête à tirer sa révérence. L’événement musical organisé à Métabief tiendra sa dernière édition les 24 et 25 juillet 2026. Les organisateurs annoncent une édition “légendaire”, conçue comme une célébration collective après un quart de siècle d’histoire.

Près de 3.000 personnes attendues au Salon Doubs pour l’emploi à Besançon

La nouvelle édition se tiendra le 11 mars 2026 à Micropolis Besançon. Cette année, l’accent a été mis sur l’aide à la personne, l’animation et l'enfance dans le périscolaire et des valorisations sur les "gestes métiers sur l'hôtellerie et la restauration". Sans oublier l’apprentissage et toute une partie qui reste consacrée aux métiers du BTP.

“Aux Héritages de la Bouloie” : bientôt un tiers-lieu agricole, sportif et culturel de 11 hectares à Besançon ?

La famille Billod lance une cagnotte ce mois de février 2026 pour redonner vie au domaine historique du Château Grobost, à Besançon. À travers leur projet Aux Héritages de la Bouloie, ils ambitionnent de transformer ce site patrimonial de 11 hectares en un tiers-lieu agricole, sportif et culturel, dédié aux familles, aux enfants, aux personnes en situation de handicap et aux habitants…

Violences conjugales : la Maison des femmes pour l’égalité ouvre ses portes ce lundi à Besançon

VIDEO • À l’initiative de solidarité femmes et du CIDFF et suite à un mouvement local de fonds qui ont servi a acheter le bâtiment puis à la mobilisation d’acteurs publiques locaux, la maison des femmes de Besançon a officiellement ouvert ses portes ce 2 mars 2026 au 2 A rue Andrey à Besançon. Si la structure est fonctionnelle, elle a toutefois besoin de fonds importants pour fonctionner toute l’année…

Quoi de neuf à l’hôtel-spa**** Les Rives Sauvages à Malbuisson en 2026 ?

QUOI DE NEUF ? • Quoi de plus agréable en cette saison que de s’offrir une parenthèse de tranquillité dans un cadre naturel préservé ? L’hôtel-spa **** Les Rives Sauvages, à seulement 1 heure de Besançon, vous invite à vivre un séjour ressourçant, entre calme et bien-être.

Municipales : la FDSEA demande à ce que l’agriculture soit “pleinement intégrée aux réflexions” des candidats

À l’approche des élections municipales de mars 2026, la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles du Doubs (FDSEA 25) a souhaité interpeller l’ensemble des candidates et candidats du département à travers une lettre ouverte consacrée à la place de l’agriculture dans les projets communaux.

Étude Insee – Malgré son ancrage industriel, la Bourgogne-Franche-Comté poursuit sa perte de vitesse

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a publié le 24 février 2026 une étude consacrée à l’évolution de l’emploi industriel dans la Bourgogne-Franche-Comté. Intitulée "Pourquoi l’emploi industriel décroche-t-il dans la région ?" et signée par Hélène Ville, cette analyse met en lumière un recul marqué et durable, malgré le maintien d’un fort ancrage industriel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 14.88
peu nuageux
le 07/03 à 18h00
Vent
0.93 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
68 %