Macron : l'État, actionnaire à 20%, ne peut "empêcher" la fermeture d'Alstom Belfort

Publié le 10/09/2016 - 18:23
Mis à jour le 11/09/2016 - 09:59

L'État, bien qu'actionnaire à hauteur de 20% d'Alstom, ne peut "empêcher" la fermeture du site de Belfort, décidée de façon "brutale" et "inattendue" par l'entreprise, a déclaré ce samedi 10 septembre 2016 l'ex-ministre de l'Économie Emmanuel Macron.

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© damien poirier
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« L’Etat a des droits de votes au capital, est présent dans la gouvernance (…) mais quelque actionnaire que ce soit, à hauteur de 20%, ne peut pas intervenir dans une décision de gestion », a déclaré lors d’un entretien téléphonique M. Macron. « C’est à mes successeurs de s’exprimer sur ce point, mais ce n’est pas parce qu’ils ont 20% des droits de vote qu’ils peuvent empêcher (cette fermeture), sinon c’est de la gestion de fait ».

 « L’appareil de production est surcalibré, la solution c’est d’innover, c’est d’accéder à de nouveaux marchés »

« Je me suis rendu en mai 2015 sur le site de Belfort pour finaliser les engagements sur la partie énergie », a rappelé l’ancien ministre. « A aucun moment, il n’a été envisagé, discuté une fermeture du site, ça n’était pas du tout le débat ». « La décision d’Alstom est une décision brutale, inattendue » et « inacceptable », a-t-il estimé. « Je partage l’émotion des élus sur place (…) et des salariés et organisations syndicales », a-t-il réagi. « Alstom a pris une décision extrêmement brutale qui ne correspond par au dialogue de confiance qu’elle a eu avec les élus locaux »

 « L’appareil de production est surcalibré, la solution c’est d’innover, c’est d’accéder à de nouveaux marchés », a préconisé Emmanuel Macron. « Notre action a toujours été de gérer dans le temps cette surcapacité, mais à aucun moment n’a été envisagée la fermeture d’un site et à chaque instant nous avons évité les licenciements secs ».

Le maire Les Républicains de Belfort, Damien Meslot, a écrit vendredi au président François Hollande pour lui demander d’intervenir auprès d’Alstom Transport afin d’« amener ses dirigeants à revenir sur leur décision » d’arrêter la production de trains dans l’usine de la ville d’ici à 2018. Dans sa lettre, le maire rappelle que le gouvernement s’était « engagé à maintenir le site de Belfort », lors de la visite d’Emmanuel Macron sur place, en mai 2015, demandant à François Hollande « de faire respecter la parole donnée par (son) gouvernement ».

(Avec AFP)

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