Mobilisation des artisans et commerçants : "C'est la proximité qui va mourir"

Publié le 13/11/2013 - 15:31
Mis à jour le 15/04/2019 - 12:22

L’Union professionnelle artisanale lance à partir de ce mercredi 13 novembre une mobilisation nationale pour protester contre « l’asphyxie » des commerçants et artisans de proximité, a annoncé mardi l’UPA.

 ©
©

« Sacrifiés mais pas résignés »

"C'est la proximité qui va mourir, c'est l'animation des quartiers, des centre-villes, des villages qui disparaît", a déclaré Jean-Pierre Crouzet, président de l'UPA lors d'une conférence de presse.
 
La mobilisation se traduira par des affiches noires barrées des mots "sacrifiés mais pas résignés" sur les vitrines, ainsi que l'adresse d'un site internet où signer une pétition de soutien. Un film diffusé sur internet doit, avec les réseaux sociaux, relayer l'opération. "Cette mobilisation vise à montrer l'exaspération des chefs d'entreprise de l'artisanat et du commerce face à l'accumulation des prélèvements sociaux et fiscaux supplémentaires", a précisé l'organisation professionnelle.
 
Le président de l'UPA, Jean-Pierre Crouzet a estimé à 1,1 milliard d'euros les prélèvements supplémentaires sur les entreprises d'artisanat au titre de l'année 2013. "Il est malheureusement évident que certaines entreprises ne vont pas se remettre de ce coup de massue", a-t-il affirmé.
 
Citant des chiffres de la Banque de France, l'organisation professionnelle indique que le nombre de défaillances d'entreprises de moins de 11 salariés a augmenté de 4,3% de juillet 2012 à août 2013, soit 54.000 défaillances en un an. "Toutes les heures, c'est six entreprises qui disparaissent", a calculé M. Crouzet. Il a également exprimé son "opposition totale à toute récupération politique ou tout engagement politique". "La question est plutôt de savoir quel projet de société nous avons et est-ce une nouvelle société qui s'annonce, une société standardisée, sans lien social?", a-t-il ajouté.
 
Parmi les huit demandes de l'UPA, figurent le "retrait de toutes les charges sociales supplémentaires qui pèsent sur les travailleurs indépendants depuis le 1er janvier 2013" et le "remplacement du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) par une baisse directe du coût du travail".
 
L'UPA exige aussi entre autres la "révision du mode de calcul de l'impôt sur le revenu des travailleurs indépendants de sorte que les bénéfices réinvestis dans l'entreprise ne soient plus soumis à l'IR".
 
(Source : AFP)
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 2.3
légère pluie
le 22/01 à 12h00
Vent
3.1 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
92 %