Après 3 ans à la tête de Besançon, Anne Vignot fait le bilan de son mi-mandat

Publié le 12/06/2023 - 18:45
Mis à jour le 15/06/2023 - 16:25

Après désormais trois années élue à la tête de la ville de Besançon, l’heure est venue pour la maire de Besançon, Anne Vignot d’effectuer un premier bilan à mi-parcours de son mandat en présence de plusieurs élus de la majorité. Ce lundi 12 juin dans les locaux de l’Hôtel de ville, elle a dressé la liste des mesures déjà effectuées et a rappelé les enjeux qu’ils restent encore à relever. 

En trois ans, la maire de Besançon aura eu à faire face à des crises sans précédant. Sanitaire d’abord avec le Covid, puis économique avec le conflit russo-ukrainien et l’inflation qui en a découlé, sociale avec la réforme des retraites et bien sûr climatique. Des impondérables qui ont, de fait, impacté la trajectoire de l’équipe municipale qui, pour rappel, a pris la décision d’accroître son budget d’investissement de 42 millions d’euros par an (+30%). L’objectif étant de répondre aux urgences du quotidien "pour améliorer la vie des habitants" tout en engageant Besançon dans le processus de transition écologique.

Engagé dans la transition écologique

Face à cette "radicalité des changements" la Ville se devait "de trouver les chemins les plus forts et les plus efficaces pour être à la hauteur". Pour répondre à son objectif de faire de Besançon une ville résiliante, Anne Vignot a engagé celle-ci dans la transition écologique. De ce fait, la maire l’assure : "la métamorphose de la ville est en cours" aussi bien visuellement par la présence plus importante d’espaces verts et de biodiversité que dans la rénovation des bâtiments publics, rappelée par l’adjointe en charge des écoles, Claudine Caulet.

Pour tenter de contrer "la crise du logement que nous allons être amenés à vivre", Anne Vignot a rappelé que des "projets urbains ambitieux" étaient actuellement menés par son équipe afin de répondre au plus vite aux besoins de logements et aux "nouveaux types de besoins" tout en "limitant l’étalement urbain". La maire a d'ailleurs consenti que la précarité restait présente et a évoqué "l’implication et la mobilisation au quotidien" des équipes du CCAS pour "prendre ce sujet à bras le corps".

La mobilité une question au coeur des débats publics

Le sujet de la mobilité est apparu comme un chantier en cours qu’il reste à améliorer. "Nous nous sommes efforcés de redonner sa juste place à toutes les formes de mobilité" a assuré la maire de Besançon. Une volonté qui émane selon elle, des habitants de la ville eux-mêmes : "il n’existe pas aujourd'hui, une réunion publique sans que nous abordions la place du vélo". Chaque fois que la place de la mobilité est abordée, "les habitants font remonter de façon massive la question de la place des mobilités douces, des transports en commun et du piéton". 

Face à ces demandes, la Ville assure qu’elle va continuer de "travailler sur l’infrastructure mais aussi sur les règles de déplacement" pour faire face aux incivilités remontées par les habitants. La gratuité des transports le samedi après-midi est, elle aussi une question qui se pose et, est actuellement à l’étude dans le groupe de travail de délégation des services publics. 

Associer la population aux politiques publiques

"Cultiver le collectif" c’est d’ailleurs l’une des valeurs portée par l’équipe municipale qui a renouvelé sa volonté de vouloir associer la population aux politiques publiques. L’adjoint en charge de la démocratie participative, Kevin Bertagnoli, a rappelé que derrière cette idée se cachait "un enjeux de proximité qui n’est pas seulement une ambition de notre part mais vraiment un besoin d’aller au contact des habitants". Une proximité à laquelle les Bisontins ont, semble-t-il, répondu présents puisqu'en trois ans, ils sont plus de 9.000 à s’être mobilisés sur la trentaine de projets participatifs auxquels ils ont été associés. 

Sur ce même sujet, malgré une situation sociale, environnementale et économique "très compliquée" qui a "évidemment un impact sur les collectivités", le premier adjoint, Abdel Ghezali a rappelé que "l’on n'a pas baissé la garde en direction des habitants, des associations et du monde économique". La Ville dit avoir maintenu le lien avec les associations notamment en demeurant "le premier partenaire de nos associations" que ce soit en terme de subventions, qui n’ont pas été baissées, et d’accompagnement. 

Vers davantage de vidéo-verbalisation

Enfin, la maire de Besançon a tenu à préciser que même si elle "restait une compétence de l’État", la question de la sécurité et de la tranquillité publiques étaient une préoccupation de la Ville. Elle a évoqué le travail constant mené en lien avec la police nationale et la justice pour oeuvrer à la protection des Bisontins. À la question d'une possible augmentation du nombre de caméras de surveillance Anne Vignot a rappelé que Besançon était "l'une des villes à avoir un nombre de caméras par habitant largement au-dessus de la moyenne".

Davantage préoccupé par "l'efficacité" de celles-ci plus que par leur nombre, la maire a en revanche précisé que "quitte à avoir des caméras, autant qu'elles servent à bien d'autres fonctions". Raison pour laquelle elle dit avoir demandé aux services municipaux de "s'en servir de façon forte sur la vidéo-verbalisation".

Politique

Prix du carburant : les élus communistes demandent à Ludovic Fagaut d’élargir le télétravail pour les agents municipaux

Les élu(e)s communistes au conseil municipal de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, ont adressé au maire de la ville, Ludovic Fagaut, une proposition visant à favoriser le télétravail des agents municipaux, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.

Indépendance régionale : le Mouvement Franche-Comté presse Laurent Croizier de suivre l’exemple alsacien

À l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale, les 7 et 8 avril prochains, d’un projet de loi porté par la députée Brigitte Klinkert visant à faire sortir l’Alsace de la région Grand Est, le débat sur l’organisation territoriale refait surface dans d’autres territoires, y compris en Bourgogne Franche-Comté...

À Besançon, Place publique appelle à une recomposition de la gauche après la victoire de la droite

À l’issue du scrutin municipal dont le second tour s'est déroulé le 22 mars dernier, les électeurs ont porté au pouvoir une équipe de droite menée par Ludovic Fagaut, marquant un revers significatif pour la majorité sortante. Dans un communiqué du 1er avril, Place publique annonce vouloir ”fédérer les forces de la gauche républicaine et réaliste”.

Tensions au conseil municipal de Besançon : lettre ouverte à Ludovic Fagaut des élus Insoumis(es)

Dans une lettre ouverte adressée au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, cinq jours après le premier conseil municipal, les élu(e)s du groupe de La France insoumise dénoncent son déroulement organisé après les élections du 22 mars 2026. Ils pointent à la fois un refus d’expression de l’opposition et un climat de tensions marqué par des incidents verbaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Ludovic Fagaut veut “donner les moyens” à la police municipale de réussir ses missions

VIDÉO • Il avait fait de la sécurité l’un des points forts de son programme de campagne, le maire de Besançon a donc rapidement mis à exécution ses paroles en consacrant sa première visite officielle à la rencontre des agents de police municipaux et de leurs locaux ce mardi 31 mars 2026.

Besançon : une vague de fermetures de classes dénoncée par les élu·es insoumis·es

Les élu(e)s insoumis(e)s au conseil municipal de Besançon tirent la sonnette d’alarme après l’annonce de nouvelles fermetures de classes dans le département du Doubs. Ils dénoncent dans un communiqué du 30 mars 2026, 27 fermetures de classes à Besançon, 109 dans le Doubs sont prévues, pour seulement 28 ouvertures à l’échelle départementale.

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.26
partiellement nuageux
le 06/04 à 06h00
Vent
1.62 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
88 %