Présidentielle : les candidats parlent territoires

Publié le 16/03/2022 - 07:47
Mis à jour le 07/04/2022 - 17:30

Les candidats à la présidentielle, à l’exception d’Emmanuel Macron et Eric Zemmour, ont égrené leurs propositions devant les élus locaux mardi sur le thème de la défense des territoires, sur fond de polémique sur une campagne sans débat à 26 jours du premier tour.

 © AMF
© AMF

A l’occasion de l’élection présidentielle 2022, les associations de Territoires Unis (AMF, Régions de France et ADF) se sont mobilisés mardi 15 mars 2022 pour contribuer au débat public en invitant les candidats à l’élection à s’exprimer sur le thème des libertés locales devant les élus des communes, départements et régions de France.

Le président LR du Sénat Gérard Larcher, soutien de la candidate Valérie Pécresse et deuxième personnage de l'Etat, a lancé une attaque en règle d'Emmanuel Macron, s'interrogeant sur la "légitimité" d'un président-candidat qui serait élu sans campagne.

L'attaque n'est pas nouvelle mais elle est frontale. "Le président de la République veut être réélu sans jamais avoir été réellement candidat, sans campagne, sans débat, sans confrontation d'idées", a lancé M. Larcher.

"S'il n'y a pas de campagne, la question de la légitimité du gagnant se posera", a-t-il ajouté dans cet entretien au Figaro.

Les propos de M. Larcher interviennent au lendemain de la première grande soirée électorale de la campagne, lundi soir sur TF1, avec la participation de huit candidats sur 12. Ce vrai-faux débat, très policé et sans surprise, n'a pas permis une confrontation directe entre les prétendants à l'Elysée qui ne se sont même jamais croisés sur le plateau.

"Propos irresponsables"

Le président Macron, qui s'est rendu mardi dans un centre d'accueil de réfugiés ukrainiens dans le Maine-et-Loire, s'en est défendu en faisant valoir que "les campagnes avec un président qui fait le choix de se représenter sont toujours un peu particulières, c'est normal", selon des propos à BFMTV.

Le camp présidentiel est aussi monté au créneau. Le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, a dénoncé sur France Inter des "propos irresponsables", qui font "courir une petite musique qui serait un procès en illégitimité". "Dès lors qu'il le peut", le chef de l'Etat "participe à cette campagne", a également riposté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur France 2, rappelant que M. Macron doit présenter jeudi lors d'une conférence de presse "de trois heures" son projet pour un second quinquennat.

Mobilisé par la guerre en Ukraine et ses fonctions de président en exercice du Conseil de l'UE, M. Macron n'a pourtant pour l'heure participé à aucun meeting de campagne. A Marseille, il s'est fait représenter samedi par M. Attal et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Le président refuse de débattre directement avec les autres candidats avant le premier tour, arguant du fait que les autres présidents sortants en lice pour un second mandat ne s'étaient pas prêtés à cet exercice. Cette attitude le place sous le feu des critiques de ses rivaux, notamment la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, donnée par les enquêtes d'opinion à la deuxième place, donc qualifiée pour le second tour, comme en 2017.

Pour le député et porte-parole du RN Sébastien Chenu, M. Macron "aimerait enjamber l'élection, être reconduit de façon tout à fait tacite""On ne peut pas effacer comme ça, (comme avec) une ardoise magique, un bilan catastrophique, qui a jeté notre pays dans la rue. La pandémie (de Covid-19) a chassé la crise des gilets jaunes, et on va recommencer ?", a renchéri la candidate socialiste Anne Hidalgo.

Lassalle en colère

Plusieurs responsables d'associations d'élus, dominées par l'opposition, ont également regretté l'absence - "un comportement pas très républicain" - au grand oral sur la décentralisation du président-candidat, qui a entretenu des relations tendues avec les collectivités tout au long de son mandat.

Pour le vice-président PS de l'Association des maires de France (AMF), André Laignel, "il est quand même curieux que celui qui s'est tourné vers les maires (lors de la crise des gilets jaunes) n'ait pas daigné venir devant les maires" pour "rendre compte" de son bilan et "de la manière dont il a considéré ou pas la démocratie locale".

Entretemps, les sondages passent et se ressemblent, montrant un rebond considérable d'Emmanuel Macron ces dernières semaines. Il prend 5 points en un mois à 29,5 % des intentions de vote au premier tour, devant Marine Le Pen à 19,5 %, selon un sondage Odoxa paru mardi.

Et le président est toujours donné gagnant au second tour face à Marine Le Pen, à 58 % contre 42 %. Très loin derrière mais en colère, l'iconoclaste Jean Lassalle, qui n'avait pas été convié à la soirée de TF1, a menacé mardi matin de se retirer de la course. Dans la soirée, il n'avait pas encore fait part de ses intentions mais BFMTV et France 2 ont indiqué qu'elles l'avaient bien invité à leur grande soirée présidentielle, respectivement les 23 et 31 mars.

Avec environ 2 % dans les intentions de vote, M. Lassalle dépasse très régulièrement les deux candidats d'extrême gauche Nathalie Artaud (LO) et Philippe Poutou (NPA). Et fait même parfois jeu égal ou dépasse Anne Hidalgo.

Les candidats à la présidentielle face aux élus (matin)

Les candidats à la présidentielle face aux élus (matin)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : les chiffres de la participation à 17h en Bourgogne Franche-Comté

A 17h00, la participation est de 63,52 % en Bourgogne Franche-Comté et de 63,23 % au niveau national. Dans la région la participation en fin de journée est en recul de plus de trois points points par rapport au 2e tour du 7 mai 2017. Le détail des chiffres par département. Les bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 19h00.

Politique

Hommage aux Manouchian à Besançon : une ”instrumentalisation” du Parti communiste selon Besançon maintenant

Une cérémonie en hommage aux résistants du groupe Manouchian s’est tenue place du 8 Septembre à Besançon, organisée par le Parti communiste français et la Ville de Besançon. Pour Ludovic Fagaut (LR), chef du groupe Besançon maintenant au conseil municipal, parle d’une ”instrumentalisation à des fins partisanes”.

À Besançon, une centaine de personnes rassemblées en hommage au groupe Manouchian

Alors que le couple de résistants communistes, Missak et Mélinée Manouchian étaient panthéonisés lors d’une cérémonie d’hommage national à Paris mercredi 21 février, en même temps à Besançon, une cérémonie s’est  tenue place du 8 Septembre en présence d’une centaine de personnes.

Visas, pesticides, simplification : Gabriel Attal donne des gages aux agriculteurs avant le Salon

Un mois après le début d'un mouvement d'exaspération des paysans, Gabriel Attal a placé mercredi 21 février 2024 l'agriculture "au rang des intérêts fondamentaux" du pays, récapitulant les engagements déjà pris par le gouvernement et annonçant quelques nouvelles mesures sur les saisonniers étrangers, les pesticides et la rémunération.

Reçus à l’Elysée, FNSEA et JA attendent des “décisions claires” avant le Salon de l’agriculture

Les dirigeants des deux syndicats agricoles majoritaires, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA), ont dit attendre des "décisions claires" d'Emmanuel Macron qui les reçoit mardi 20 février 2024 dans l'après-midi à l'Elysée, à quatre jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris.

Agriculteur : ”Le toilettage normatif ne signifie pas l’abandon de toute ambition en matière environnementale” selon le sénateur Rietmann

À l’occasion d’un débat sur l’avenir du modèle agricole français le 13 février 2024, Olivier Rietmann, sénateur LR de la Haute-Saône, a défendu une revendication nouvelle exprimée par les agriculteurs lors du récent mouvement de protestation : l’impératif de simplification administrative.

Magazine municipal de Besançon : une “propagande politique” selon L. Croizier et L. Fagaut

Suite à la parution de l’édition février/mars 2024 du magazine municipal Besançon votre ville, les élus du groupe Ensemble bisontins (Renaissance-Modem-Horizon) et du groupe LR Besançon maintenant ont exprimé leur stupéfaction, mercredi 14 février 2024, en dénonçant “le détournement du magazine de la ville à des fins de propagande politique”. Le dossier porte, ce mois-ci, sur le positionnement de la maire de Besançon, Anne Vignot, au sujet de la loi immigration. Une entrevue qui n’a pas laissé les groupe d’élus sans voix.

Pour la première fois, des Rencontres régionales du patrimoine en Bourgogne Franche-Comté

Jeudi 15 février 2024, la Région Bourgogne-Franche-Comté organise à la Cité internationale de la gastronomie et du vin, à Dijon, les premières Rencontres régionales du patrimoine, en présence de Marie- Guite Dufay, présidente de la Région, et de Nathalie Leblanc, vice-présidente à la culture et au patrimoine.

Élections européennes : plusieurs partis politiques se réunissent pour sensibiliser les jeunes à Besançon

Les élection européennes sont délaissées par bon nombre de citoyennes et de citoyens en France et à travers l’union. C’est pourquoi sept partis de gauche se réuniront pour sensibiliser les jeunes électeurs à ce temps démocratique jeudi 15 février 2024 à la faculté des lettres, rue Mégevand à Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 10.08
légère pluie
le 26/02 à 12h00
Vent
2.37 m/s
Pression
999 hPa
Humidité
74 %