Réactions politiques aux évènements de Joué-les-Tours et de Dijon

Publié le 22/12/2014 - 11:12
Mis à jour le 22/12/2014 - 15:13

Bernard Debré, député UMP de Paris :

"Nous sommes en face d'un drame. Il y a Daech, il y a des hommes dans cette mouvance qui ont demandé à ce que certaines personnes seules, isolées, aillent tuer - ils ont dit avec des pierres, des bouteilles, des couteaux - et c'est tombé dans l'oreille des fous ! Car il faut bien comprendre que la plupart des gens dont on parle là, ce sont des fous. Certes, ils se croient investis d'une mission religieuse. C'est absurde, dangereux. Le renseignement général doit marcher le mieux possible, c'est ce qui se passe en France, que ce soit sous la droite ou la gauche. (Mais) On ne pourra malheureusement jamais éviter ce genre de drame. Il faut faire le maximum pour surveiller ces fous, surveiller la toile, pour être présent mais n'imaginez pas qu'il y aura un policier derrière chaque personne"  (sur France Info)

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI :

(un lien entre les deux affaires ? ) "Tant que les services de la police et de la justice ne l'ont pas établi, je crois qu'il faut qu'on se méfie de nos propres peurs et de nos fantasmes. (...) Je pense que les responsables politiques, les médias doivent faire très attention. Ce n'est pas la même chose lorsqu'il s'agit évidemment de l'agression de ces policiers (à Joué-lès-Tours). Là, il y a présomption, semble-t-il. (...) Il y a de plus en plus de risques de cette nature, très difficiles à détecter, des individus ou des réseaux qui voudraient commettre des crimes au nom non pas d'une religion mais de ce qu'on appelle l'islamo-fascisme (...) On doit beaucoup plus surveiller les individus partis à l'étranger faire la guerre et qui reviendront. Aujourd'hui, nos services n'ont pas les moyens de les surveiller s'ils reviennent" (sur Europe 1).

Jérôme Guedj, président (PS) du Conseil général de l'Essonne :

"Incontestablement, c'est préoccupant. D'abord parce qu'il y a manifestement l'importation des conflits en Syrie, en Irak sur le territoire national. (...) Il faut être prudent. Il y a à regarder s'il y a des réseaux, des personnes organisées, et là on est dans le champ de la lutte antiterroriste et du renseignement et moi je fais confiance dans les pouvoirs publics (...). Par contre, ce qui génère une inquiétude supplémentaires, ce sont ces comportements isolés et pour lesquels il faut être plutôt réaliste: il n'y aura jamais la possibilité de prévenir un comportement individuel de quelqu'un qu'on n'aura pas vu venir et qui du jour au lendemain va passer à l'acte. Il y a des déséquilibrés, des mouvements de folie. (...) Il n'y aura jamais un risque zéro" (sur LCI et Radio Classique).

Florian Philippot, vice-président du Front National :

"Il faudrait que le pouvoir sorte du refus du réel et de ses pudeurs. Il a de telles pudeurs vis-à-vis de l'islamisme radical qu'il n'ose même pas le nommer. (...) C'est le fruit d'une idéologie fanatique, le fruit d'une dérive qu'on a vu aussi manifestement à Dijon. (...) Quelqu'un qui fait cela est forcément déséquilibré. Mais derrière cela, il y a une idéologie fanatique, l'islamisme radical. (Quelles mesures préconisées par le FN ?) On surveille les prêches dans les mosquées, on renvoie dans leurs pays les imams qui tiennent des propos radicaux, on pratique la déchéance de nationalité de manière beaucoup plus massive notamment concernant les djihadistes binationaux qui s'en vont en Irak et en Syrie faire leurs horreurs. Il faut aussi renforcer les moyens du renseignements et retrouver la maîtrise de nos frontières en arrêtant l'immigration" (sur iTELE).

UMP :  il ne faut "pas tomber dans la psychose"

L'UMP a qualifié lundi les attentats de Joué-lès-Tours et Dijon de "phénomènes inquiétants", tout en estimant qu'"il ne faut pas tomber dans la psychose".

"L'attaque de Joué-lès-Tours (de samedi) est une attaque terroriste" puisque celui qui l'a perpétrée a "clairement" évoqué le "jihad" mais pour celle de Dijon, "il faut avoir plus d'éléments. On n'est sûr de rien, son auteur sortait d'un hôpital psychiatrique", a affirmé Sébastien Huyghe, porte-parole de l'UMP, lors de son point presse hebdomadaire.

"Ce sont des actes isolés, commis par des gens timbrés", a ajouté Eric Woerth, délégué général de l'UMP aux questions économiques et financières. "Nous avons besoin d'être très solidaires", a-t-il également affirmé, précisant que ce n'était pas une question "de droite ou de gauche".

Tous deux ont rendu "hommage au sang-froid des policiers, et plus globalement aux services de renseignements", qui ont déjoué plusieurs attentats. Toutefois, "on regrette que les lois Taubira rendent la tâche de la police d'investigation de plus en plus ardue", a ajouté M. Huyghe.

Politique

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

À Besançon, la fresque de Nacle dénonçant les violences policières déjà recouverte

Dévoilée ce mardi 22 septembre 2026 sur le mur d’expression libre de la Malcombe, la nouvelle fresque du street artiste bisontin Nacle n’aura été visible que quelques heures. Dénonçant les violences policières, elle a été condamnée par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, avant d’être aussitôt recouverte dans l’après-midi par les services de la Ville.

Eau, transports, budget : les dossiers qui vont animer le prochain conseil de Grand Besançon Métropole 

VIDÉOS • En amont du Conseil communautaire du jeudi 24 septembre, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut et ses vice-présidents ont présenté les principaux points à l'ordre du jour lors d’une conférence de presse lundi 21 septembre 2026.

Élue LFI menacée, son quartier révélé : les communistes interpellent le maire de Besançon

Lors du conseil municipal du 17 septembre, le maire a révélé publiquement le quartier de résidence de Séverine Véziès, présidente du groupe LFI. Les élus communistes dénoncent une prise de parole qu’ils jugent particulièrement préoccupante dans une lettre ouverte du 22 septembre, alors que l’élue concernée a reçu des menaces au cours de ces derniers mois.

Conseil municipal de Besançon : LFI accuse Fagaut de " censurer " et de ”passer en force”

Le conseil municipal de Besançon du jeudi 17 septembre 2026 continue de susciter de vives réactions dans les rangs de l’opposition. Dans deux textes distincts, le groupe d’élus La France insoumise (LFI) et le groupe des élus communistes mettent notamment en cause la manière dont les débats ont été conduits par le maire, Ludovic Fagaut. Ils dénoncent également la révélation publique du quartier de résidence de l’élue insoumise Séverine Véziès, dans un contexte où cette élue subit des menaces.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 17 septembre

Le conseil municipal de Besançon a effectué sa rentrée ce jeudi 17 septembre. À l’ordre du jour, plusieurs dossiers importants, dont la décision budgétaire modificative n°2, portant sur 800 000 euros. Un sujet qui a particulièrement animé les débats entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.

École, sécurité, agriculture, Assemblée nationale, présidentielle… Les confidences de Laurent Croizier sur son mandat et sur 2027

Le député de la première circonscription du Doubs (Modem), réélu en 2024, revient sur son action depuis 2022. À l’échelle locale comme nationale, il met en avant l’école, la sécurité, l’industrie et le numérique. Il défend également une approche qu’il veut pragmatique sur l’agriculture et critique le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

La Bourgogne Franche-Comté renforce ses liens économiques avec le Wisconsin

C'est un nouveau pas dans le rapprochement entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Wisconsin ce mercredi 16 septembre. L’Agence Économique Régionale (AER BFC) et son homologue américaine ont signé un protocole d’accord pour développer leurs échanges économiques et éducatifs. Une délégation régionale se rendra notamment dans le Wisconsin et à Chicago en octobre.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.69C°
partiellement nuageux
le 25/09 à 11h00
Vent
1.62 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
74 %

Sondage