Réseau éducation sans frontière : "le Préfet est le premier responsable local, c'est une évidence"

Publié le 19/10/2013 - 14:10
Mis à jour le 19/10/2013 - 14:17

Dans un communiqué de ce samedi 19 octobre, le Réseau éducation sans frontière (RESF) s’exprime sur la responsabilité de l’Etat et de Stéphane Fratacci, Préfet du Doubs au sujet des conditions d’expulsion de Leonarda.

 ©
©

"Serviteurs, mais de quoi ?

Dans une émouvante quasi- unanimité, les sommités politiques locales des deux bords (Alauzet, Dufay, Jeannerot, Fousseret, Pelissard) ont pris la parole dans l'affaire Dibrani. Principalement pour voler au secours du préfet du Doubs, Stéphane Fratacci. 

Selon l'un, il n'était pas au courant. Pour tous, c'est un excellent serviteur de l'Etat. Il en est même une, Madame Dufay, pour trouver "malsain" de rappeler son "passé" de Secrétaire général d'Eric Besson au "Ministère de l'immigration et de l'identité nationale". Car cela en fait, nous dit-on, "l’un des meilleurs connaisseurs des règles concernant les étrangers en situation irrégulière sur le territoire". 

Osons tout de même rappeler que l'invention de ce ministère par Sarkozy déclencha en son temps, à Gauche, un torrent de condamnations sans appel et d'abondants rappels de Vichy, à juste titre. Et qu'il restera pour les historiens de la Vème République le marqueur le plus évident de la lepennisation des esprits dans notre pays jusqu'au sommet de l'Etat, sous un président dont la muse principale était un ancien de "Minute".

Pour nous, le rappel, n'est nullement malsain. Mais gênant et troublant, oui. C'est même un excellent révélateur d'une désastreuse continuité en matière de politique migratoire entre l'actuel et le précédent gouvernement. Et le fait que "l'affaire Léonarda" se soit déroulée dans le Doubs ne peut que renforcer notre conviction. 

Que Stéphane Fratacci ait été à la manoeuvre ou non dans cette affaire importe peu. Préfet, il est en est le premier responsable local, c'est une évidence. Mais local seulement. 

Pour nous, le "chapeau", dans cette affaire, doit être porté au plus au niveau. Celui qui a choisi de poursuivre la criminalisation des migrants, de stigmatiser, parmi eux, les Roms, de se défendre avec énergie de "toute baisse du nombre des expulsions" (Valls, le jour même de l'expulsion des Dibrani).

Si des fonctionnaires (PAF, police, gendarmerie, préfets ?) peuvent croire aujourd'hui en France qu'il est simplement envisageable d'aller capturer une gamine rom dont les parents sont sans papiers dans son bus de sortie scolaire, c'est qu'on les a conditionnés pendant des années à le faire, qu'ils doivent faire du chiffre. C'est ainsi qu'ils "servent l'Etat". Mais quel Etat ? C'est la question que doit poser l'affaire Léonarda.  

RESF, composé de nombreux fonctionnaires de l'Education Nationale, choisi pour sa part de servir le droit de tous les enfants à l'éducation.
Et appelle d'ores et déjà à un rassemblement lundi 21 octobre à 17 h place Pasteur à Besançon, quelque soit la décision prise ce week end."

(Communiqué)

Politique

Prix du carburant : les élus communistes demandent à Ludovic Fagaut d’élargir le télétravail pour les agents municipaux

Les élu(e)s communistes au conseil municipal de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, ont adressé au maire de la ville, Ludovic Fagaut, une proposition visant à favoriser le télétravail des agents municipaux, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.

Indépendance régionale : le Mouvement Franche-Comté presse Laurent Croizier de suivre l’exemple alsacien

À l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale, les 7 et 8 avril prochains, d’un projet de loi porté par la députée Brigitte Klinkert visant à faire sortir l’Alsace de la région Grand Est, le débat sur l’organisation territoriale refait surface dans d’autres territoires, y compris en Bourgogne Franche-Comté...

À Besançon, Place publique appelle à une recomposition de la gauche après la victoire de la droite

À l’issue du scrutin municipal dont le second tour s'est déroulé le 22 mars dernier, les électeurs ont porté au pouvoir une équipe de droite menée par Ludovic Fagaut, marquant un revers significatif pour la majorité sortante. Dans un communiqué du 1er avril, Place publique annonce vouloir ”fédérer les forces de la gauche républicaine et réaliste”.

Tensions au conseil municipal de Besançon : lettre ouverte à Ludovic Fagaut des élus Insoumis(es)

Dans une lettre ouverte adressée au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, cinq jours après le premier conseil municipal, les élu(e)s du groupe de La France insoumise dénoncent son déroulement organisé après les élections du 22 mars 2026. Ils pointent à la fois un refus d’expression de l’opposition et un climat de tensions marqué par des incidents verbaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Ludovic Fagaut veut “donner les moyens” à la police municipale de réussir ses missions

VIDÉO • Il avait fait de la sécurité l’un des points forts de son programme de campagne, le maire de Besançon a donc rapidement mis à exécution ses paroles en consacrant sa première visite officielle à la rencontre des agents de police municipaux et de leurs locaux ce mardi 31 mars 2026.

Besançon : une vague de fermetures de classes dénoncée par les élu·es insoumis·es

Les élu(e)s insoumis(e)s au conseil municipal de Besançon tirent la sonnette d’alarme après l’annonce de nouvelles fermetures de classes dans le département du Doubs. Ils dénoncent dans un communiqué du 30 mars 2026, 27 fermetures de classes à Besançon, 109 dans le Doubs sont prévues, pour seulement 28 ouvertures à l’échelle départementale.

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.81
couvert
le 04/04 à 00h00
Vent
2.98 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
78 %