Taxe électricité : Agnès Pannier-Runacher s'inquiète du "risque" d'aller trop loin

Publié le 07/10/2024 - 14:46
Mis à jour le 07/10/2024 - 12:16

La ministre de la Transition écologique et de l’Énergie, Agnès Pannier-Runacher, a mis en garde dimanche contre « le risque » d’aller trop loin dans l’augmentation d’une taxe sur l’électricité, alors que le gouvernement envisage de remonter cette taxe « au-delà » de 32 euros par mégawattheure.

 © D Poirier
© D Poirier

La baisse des prix sur le marché international "permet de remettre la taxe que payaient les Français avant la crise de l’énergie au niveau d’avant-crise", soit à 32 euros MWh contre 22 actuellement, a déclaré la ministre sur France 3. "Simplement, il ne faut pas aller au-delà", a-t-elle lancé. Sous peine notamment de lester la facture de certains Français modestes non soumis au tarif réglementé de l’électricité.  Or le ministère du Budget et des Comptes publics a confirmé dimanche des informations du journal Le Parisien selon lesquelles Bercy envisagerait d’aller plus loin.

Selon Le Parisien, "Bercy travaille à une augmentation de la Taxe intérieure de consommation finale sur l’électricité (TICFE) au-delà des 32,44 euros par mégawattheure, qui était le niveau de taxation d’avant la crise inflationniste".

Interrogé par l’AFP, le ministère a reconnu que cette hypothèse était à l’étude : "Il est envisagé d’aller plus loin mais pour l’instant il n’y a rien de définitif, ce sera soumis au débat parlementaire", a-t-on indiqué.

Mme Pannier-Runacher a appelé à être "très vigilant". "Si on va au-delà (des 32 MWh), le risque, c’est qu’effectivement il y ait une augmentation de prix de l’électricité. Il faut être très vigilant parce que les Français modestes et les classes moyennes (...) auront la double peine. Ce sont souvent elles qui vivent dans des passoires thermiques", selon la ministre.

Le gouvernement précédent a organisé la fin progressive du bouclier tarifaire - qui coûte très cher à l’État, évalué à 110 milliards d’euros de 2021 à 2023. Il a ainsi remonté le montant de la TICFE en février de 1 à 21 euros par MWh et comptait la porter à 32,44 euros par MWh en février 2025, soit son niveau d’avant la flambée de l’inflation, alors que cette taxe avait été abaissée au minimum pour soulager les factures des Français pendant la crise énergétique. La remonter à 32,44 MWh devait permettre à l’État de récupérer 5 milliards d’euros.

Malgré la fin du bouclier tarifaire, les Français au tarif réglementé devraient néanmoins s’attendre à une baisse d’au moins 10% de leurs factures à cette même échéance, avait indiqué en septembre la Commission de régulation de l’énergie.

"C’est le Parlement qui va trancher"

Mais si la taxe grimpe au-delà des 32 euros par MWh, les conséquences pourraient être différentes. Le cas échéant, "malgré la hausse de cette taxe, il y aura toujours une baisse des prix prévue à hauteur de 9% en février 2025, soit environ 110 euros de moins en moyenne sur la facture annuelle, pour les 80% de foyers sous tarifs réglementés" de l’électricité, a assuré le ministère à l’AFP. Il n’a pas chiffré l’impact attendu pour les recettes de l’État d’un tel relèvement de la taxe.

Des particuliers aux entreprises, tout le monde est concerné par la hausse de la TICFE : les abonnés au tarif réglementé d’EDF (le tarif dit bleu, le tarif heures pleines/heures creuses, ou l’offre Tempo), soit plus de 20 millions de clients, mais aussi les particuliers et professionnels qui ont souscrit une offre de marché à prix fixe ou variable chez un fournisseur alternatif.

Mme Pannier-Runacher a souligné l’effet sur les entreprises d’une hausse de cette taxe : "C’est aussi un élément important pour les industriels, pour les boulangers, parce que quand il y a taxation, cela se voit sur leurs charges. Et donc là aussi, il faudra être vigilant", a-t-elle insisté. "Les arbitrages sont en cours et c’est le Parlement qui va trancher" lors de l’examen du budget la semaine prochaine, a-t-elle conclu. Dans le cadre des tarifs réglementés, le prix est fixé par les pouvoirs publics, sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

"Les 20% (de clients) qui ont des tarifs non réglementés peuvent tout à fait basculer vers des tarifs réglementés", a indiqué le ministère à l’AFP.

(Source AFP)

Economie

228 M€ de projet de budget pour la Ville de Besançon et une dette baissée de 11 M€

Pour le dernier conseil municipal de la mandature d’Anne Vignot qui se tiendra le lundi 23 février 2026, les élus bisontins auront à voter les futures orientations budgétaires du prochain budget qui  lui, sera voté après les prochaines élections municipales. Les "grands équilibres" permettant la continuité municipales ont donc été présentés en conférence de presse ce vendredi par l’adjoint en charge de l’Économie, Anthony Poulin, présent aux côtés de la maire de Besançon. 

Affouage 2026 à Besançon : il est possible de déposer son dossier du 23 février au 15 mars 

Chaque année, la Ville de Besançon propose aux foyers bisontins de participer à l’affouage, une opération qui permet de valoriser le bois de la forêt communale tout en répondant aux besoins domestiques des habitants. Pour 2026, une dizaine de lots sont disponibles, offrant à chacun la possibilité de se procurer du bois de qualité pour le chauffage.

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

FC Sochaux : une réduction de capital qui divise les actionnaires, un appel à trouver un investisseur “solide”

L’assemblée générale extraordinaire du FC Sochaux-Montbéliard s’est tenue le vendredi 13 octobre 2025, en amont du match opposant le club à Paris 13 Atletico, dans un climat jugé serein par l'un des participants, malgré une semaine agitée sur le plan médiatique et sportif.

Assemblées générales des Caisses locale : sociétaires du Crédit Agricole Franche-Comté, faites entendre votre voix !

PUBLI-INFO • Votre voix peut faire la différence : en votant, vous contribuez aux décisions qui font évoluer votre Territoire et soutenez les actions menées par l’une des 45 Caisses locales du Crédit Agricole Franche-Comté.

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.17
couvert
le 21/02 à 12h00
Vent
5.91 m/s
Pression
1029 hPa
Humidité
93 %