TER et TGV Lyria au coeur des préoccupations en Franche-Comté

Publié le 03/05/2013 - 19:47
Mis à jour le 04/05/2013 - 09:59

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, était ce vendredi 3 mai en déplacement à Besançon, pour signer la nouvelle convention pour l’organisation et le financement des services TER (sur 2013-2017). Plusieurs points d'inquiétude lui ont été soulevés.

Sur les rails ?

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Il aura fallu neuf mois de négociations pour mettre en place cette nouvelle convention, votée en assemblée plénière régionale, le 22 mars dernier et au sein du conseil d’administration de la SNCF le 25 avril. Une gestation qui semble s’être déroulée sans trop de heurts et qui fixe les conditions d’exploitation et de financement des services ferroviaires régionaux, dont la Région est l’autorité organisatrice.

Pour Guillaume Pepy, il s’agit là d’une « bonne convention, beaucoup plus engageante pour nous avec des sanctions par un système de bonus-malus. Nous prenons un réel engagement de qualité. » Le président de la SNCF a rappelé au passage que la précédente convention avait également été satisfaisante pour les services ferroviaires locaux. Pour preuve : « cela s’est même terminé par une perte pour la SNCF. »

100 millions d’euros de financements par an pour les TER

Contre l’avis des syndicats de cheminots qui manifestaient plus tôt ce matin en gare Viotte, Guillaume Pepy a tenu à rappeler que chaque année, 100 millions d’euros de dépenses sont consacrées aux TER en Franche-Comté, dont 74 millions sont financés par la Région et 26 millions par les usagers. « Cela signifie que l’engagement collectif est important et qu’il permet la circulation des 220 TER chaque jour sur le territoire. »

Pas un mot en revanche n’a été dit sur l’absence de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) de Franche-Comté, qui n’avait pas souhaité participer à cette signature, « compte tenu d’une concertation et d’une information très partielles et tardives. »

Si la présidente de Région, Marie-Guite Dufay, s’est réjouit de son côté de cette convention, elle a également rappelé qu’il restait « des efforts à faire ». Elle a ainsi attiré l’attention du président de la SNCF sur plusieurs points d’inquiètude.

Ligne Belfort-Delle : « je compte sur votre vigilance et votre intelligence »

Concernant le financement des navettes ferroviaires entre les gares Besançon Viotte et Besançon Franche-Comté TGV d’abord : « nous pouvons aller encore plus loin et nous diriger vers du 50/50 (ndlr : jusqu’à présent, la SNCF prend en charge 40%) », puis sur l’exploitation de la ligne Belfort-Delle : « des coûts de 5 millions d’euros par an, ce n’est pas possible ! D’autant que la Suisse peut nous faire d’autres offres. Sur ce point, je compte sur votre vigilance et votre intelligence. »

Marie-Guite Dufay a aussi fait mention des problèmes de réservations en ligne, de l’obsolescence du matériel roulant sur la ligne 4 (bien que ce ne soit pas la SNCF qui soit décisionnaire sur cette question mais l’Etat) et de « l’union sacrée » autour du Lyria. « Nous ne pouvons pas imaginer la fin de cette ligne », est-elle intervenue.

Guillaume Pepy ironise autour de la « liste de course » de Marie-Guite Dufay

Réponse de Guillaume Pepy : « au vu de la météo, je m’étais dit : « convention pluvieuse, convention heureuse » mais je vois que la présidente a fait sa liste de course ! » Plaisanterie à part, il a assuré travailler avec ses collègues suisses pour mettre en place la meilleure offre possible en termes de qualité prix concernant l’exploitation de la ligne Belfort-Delle.

Et s’il n’a pas fait d’annonce définitive pour le Lyria, notamment par correction pour les homologues suisses –« je pense qu’il serait préférable de faire une annonce officielle en présence des représentants des deux territoires »–  le président de la SNCF a toutefois précisé que « le tronçon entre Frasne et Neuchâtel ne [pouvait] être abandonné. Nous allons travailler sur l’adjonction d’un train supplémentaire sans imposer de surcoût aux usagers. Le tarif du pré-acheminement sera compris dans le billet Lyria. » Avant d’ajouter : « je suis très content d’avoir trouvé une solution. » Une annonce définitive concernant l’avenir du Lyria devrait être faîte dans le courant de l’été.

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