Thanatopracteur, Cédric Ivanes exerce parmi les morts

Publié le 27/10/2022 - 18:02
Mis à jour le 28/10/2022 - 09:11

Cédric Ivanes, 44 ans exerce un métier pas tout à fait comme les autres, il est thanatopracteur. Autrement dit, un embaumeur. Nous lui avons rendu visite dans son entreprise de pompes funèbres à Orchamps dans le Jura, pour en savoir plus sur ce métier qui souffre encore d'une mauvaise réputation.

Quand il n’est pas auprès des familles pour les accompagner et les guider dans leur deuil lorsqu’il exerce sa fonction d’assistant funéraire, Cédric Ivanes passe le plus clair de son temps auprès des défunts auxquels il prodigue des soins de conservation. Appelés aussi, soins de thanatopraxie, ceux-ci sont non obligatoires et consistent à enlever tous les liquides et gaz du corps humain et à injecter plusieurs litres d’un produit aseptique dans le but de conserver le corps et de le rendre présentable aux familles. Ces soins représentent en moyenne entre 6 et 10 % du coût des obsèques. Ils incluent aussi la toilette et la présentation du corps (habillage, coiffure, maquillage).

Un métier de l'ombre qui nécessite des compétences précises

Pour exercer ce métier "atypique", Cédric Ivanes insiste sur l’importance d’avoir un profond respect vis à vis "des personnes décédées qui ne peuvent donc ni répondre, ni agir". Ce métier de l'ombre implique également de savoir "rester humble par rapport à ce que l’on fait et avoir une certaine sensibilité". C’est sans doute la plus grande difficulté du métier, réussir à gérer ses émotions lorsque l’on se retrouve face "à des personnes âgées évidemment, mais on a aussi à traiter des enfants décédés et même parfois des bébés" nous explique-t-il. Il nous confie également sa méthode pour réussir à faire abstraction de ce qu'il a côtoyé à son travail lorsqu'il rentre chez lui : "il faut savoir fermer la porte en partant, comme lorsque l’on quitte un bureau, pour éviter de penser aux personnes que l’on a traité toute la journée".

Une profession avec beaucoup de candidats mais peu d'élus

Il existe plusieurs écoles privées en France pour devenir thanatopracteur. Les deux facultés de médecine de Lyon et d'Angers proposent également le parcours de thanatopraxie. Il s’agit d’un diplôme sur deux ans qui comporte une partie théorique et une partie pratique. Les candidats reçus à la partie théorique doivent ensuite effectuer 100 soins de conservation complets avec un thanatopracteur pour enfin valider leur diplôme. Si le métier attire beaucoup de prétendants, il n'y a en revanche que peu d’élus puisque "sur les 300 inscrits par an à la partie théorique, ils ne prennent que les 65 meilleurs (numérus clausus)" nous révèle Cédric Ivanès. 

Par vocation plutôt que pour l'argent

Concernant la rémunération, l’assistant funéraire est transparent : "c’est totalement aléatoire. C’est une convention collective qui commence généralement à 1.400 € et qui peut aller jusqu’à 2.500 € en tant que salarié, un peu plus en étant indépendant". Cédric Ivanes préfère toutefois insister sur le fait que "c’est un métier que l’on exerce par conviction et pas pour l’argent". 

D’autant plus que la mort, elle, n’a pas d’horaires et le thanatopracteur ne compte généralement pas ses heures. Compte tenu du temps et de la pénibilité qu'exige le métier, Cédric Ivanes estime "que le salaire moyen respectable par rapport à la difficulté de cette fonction se situe entre 1.800 € et 2.000€ net par mois". 

Société

Fin du CPF pour financer le permis : une mesure jugée “injuste” par 40 millions d’automobilistes

Le Conseil constitutionnel a validé, jeudi 19 février 2026, l’essentiel de la loi de finances pour 2026. Parmi les mesures entérinées figure la restriction de l’usage du Compte personnel de formation (CPF) pour le financement du permis de conduire. L’association 40 millions d’automobilistes dénonce "une réforme injuste".

Haute-Saône : violences intrafamiliales en hausse, 17 morts sur les routes en 2025

En 2025, la délinquance constatée en Haute-Saône demeure à un niveau qualifié de modéré, malgré une hausse globale enregistrée sur l’année, selon un bilan de la délinquance et de la sécurité routière publié ce mois de février 2026. Si les atteintes aux biens reculent, les violences aux personnes progressent sensiblement, en particulier dans la sphère intrafamiliale.
 

Jérôme Durain lance une mission de renforcement de la cybersécurité pour les opérateurs régionaux

Dans un contexte d’augmentation et de sophistication des cyberattaques visant aussi bien les institutions publiques que les entreprises, Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, a annoncé le 20 février 2025 la saisine officielle de l’Agence Régionale du Numérique et de l’intelligence artificielle (ARNia).

Vaste opération policière pendant 3 jours à Besançon : 44 personnes interpellées

VIDÉO • Du 18 au 20 février 2026, les services de police et de la préfecture du Doubs ont été mobilisés dans le cadre d’une opération d’ampleur à Besançon, anciennement connue sous le nom de "Place nette", aujourd’hui rebaptisée Plan départemental de restauration de la sécurité du quotidien. Pendant trois jours, divers contrôles ont été effectués dans plusieurs secteurs de la ville, avec la participation de 180 policiers, dont 40 CRS.

Les chiens de Bourgogne-Franche-Comté à l’honneur au Concours général agricole à Paris

Du 21 février au 1er mars 2026, près de 1.040 des plus beaux chiens français, y compris de Bourgogne Franche-Comté, seront réunis pour le Concours général agricole canin. L'événement se tiendra au Salon de l'agriculture, dans le Hall 4 du parc des expositions de la Porte de Versailles.

Municipales dans le Doubs : 575 candidatures déposées, 800 attendues avant le 26 février en préfecture

À l’approche des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, la préfecture du Doubs a rappelé les modalités de dépôt des candidatures et les démarches de prise de rendez-vous. Ce jeudi 19 février, 575 rendez-vous ont été enregistrés, 800 ont attendus avant le 26 février.

Besançon : les syndicats montent au créneau contre la création d’open spaces à la City

Dans un communiqué de presse publié lundi 16 février, l'intersyndicale CFDT, CFTC , CGT, SUD, UNSA dénonce le projet prévoyant la création d'open spaces au sein des locaux de la City à Besançon. Les syndicats alertent sur les risques liés à la santé et aux conditions de travail des agents.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 12.11
couvert
le 22/02 à 15h00
Vent
3.77 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
74 %