Un septuagénaire tué, une sexagénaire violée: perpétuité pour un Bulgare

Publié le 29/01/2021 - 07:15
Mis à jour le 28/01/2021 - 18:42

La Cour d’assises d’appel de la Côte d’Or a confirmé jeudi 28 janvier 2021 la condamnation d’un Bulgare à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d’un septuagénaire, en 2013 à Autun (Saône-et-Loire), et pour tentative de meurtre et viol de son épouse sexagénaire.

Le verdict, assorti d’une période de sûreté de 22 ans et d’une interdiction définitive du territoire français, est conforme à la première condamnation prononcée par les assises de Saône-et-Loire, le 7 février 2020.

Il suit également les réquisitions du ministère public qui avait souligné la "dangerosité criminologique" d'Oleg Chikov. "Rien ne l'arrête", avait fustigé dans ses réquisitions l'avocat général Philippe Chassaigne, voyant un risque de récidive majeur dans "l'existence ponctuée par les violences et les pulsions sexuelles" de l'accusé.

Le Bulgare, un bucheron travailleur saisonnier qui avait séjourné trois mois dans le Morvan lors des faits, a plusieurs fois été condamné dans son pays pour des faits similaires. Il purge actuellement une peine pour agression sexuelle sur une mineure dans une prison bulgare dont il a été extrait pour le procès à Dijon.

Il a été reconnu coupable de s'être introduit, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2013, au domicile d'un retraité de 74 ans puis de l'avoir tué d'un coup violent à la tête dans son sommeil. "Il y avait tant de sang qu'il a traversé le plancher et s'est écoulé dans la salle à manger au rez-de-chaussée", a dénoncé M. Chassaigne, évoquant des "faits effroyables".

L'accusé a également violé et assommé la compagne du septuagénaire, âgée de 63 ans. Les experts ont émis leurs "réserves" quant aux chances de succès d'une thérapie psychiatrique, a souligné l'accusation pour justifier une "peine lourde".

La défense a en revanche réclamé la relaxe, dénonçant un "dossier vide" de preuves: "aucune trace ADN" ni aucune empreinte du Bulgare n'ont été retrouvées au domicile des victimes, l'élément incriminant Oleg Chikov étant un mouchoir et une lingette portant son profil génétique mais découvert à quelques centaines de mètres du lieu du meurtre.

En revanche, une trace ADN et une empreinte inconnues ont été découvertes dans la maison des victimes, a souligné Me Julien Duquennoy, mettant en garde les jurés contre "le risque" d'erreur judiciaire. "Que fait-on si, dans plusieurs années, on découvre des concordances" avec cette empreinte génétique?, a demandé l'avocat du Bulgare.

"Je n'ai rien à voir avec cette affaire", a simplement murmuré Oleg Chikov, peu disert lors du procès.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.95
légère pluie
le 03/02 à 00h00
Vent
2.32 m/s
Pression
995 hPa
Humidité
92 %