Une centaine d’étudiants en médecine à la rencontre des médecins libéraux

Publié le 08/01/2017 - 09:21
Mis à jour le 09/01/2017 - 07:22

Ils étaient plus d’une centaine d’étudiants en médecine hiersoir, jeudi 5 janvier 2017, à Besançon, à venir rencontrer des médecins libéraux de toutes spécialités, invités par l’URPS de Bourgogne Franche-Comté. L’occasion de découvrir ce qu’est réellement la médecine libérale, souvent méconnue, et toutes les opportunités de carrière qu’elle peut offrir.

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Docteur Blondet, Président de l'URPS et des photos de la soirée
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La médecine et ses différentes spécialités ne se limitent pas à la pratique dans les murs de l’hôpital. Si les étudiants en médecine sont habitués à se former et s’exercer au sein d’équipes très hospitalières, ils avaient hier soir l’occasion de rencontrer une quinzaine de médecins libéraux, venus parler de leur carrière.

« Le modèle hospitalier n’est pas unique« , rappelle le Docteur Éric Blondet, neurochirurgien et président de l’URPS Médecins libéraux (Union régionale des professionnels de santé) de Bourgogne-Franche-Comté. « Il y a un discours très institutionnel qui fait souvent l’amalgame entre médecine libérale et médecine générale ou ambulatoire. Mais toutes les spécialités peuvent être exercées en libéral. » Et de rappeler qu’en Bourgogne-Franche-Comté, 50 % des pathologies cancéreuses traitées le sont par une prise en charge libérale.

C’était la première rencontre organisée à Besançon, à la Brasserie du Commerce, rue des Granges, par l’URPS. Elle a attiré un peu plus d’une centaine d’étudiants de 2e cycle (en 3e, 4e et 5e année de médecine). « C’est une période charnière pour les étudiants, constate Éric Blondet. Ils sont en pleine réflexion sur leur projet professionnel, s’interrogent sur la spécialité à choisir, la manière de pratiquer, etc. » Beaucoup d’étudiants ne connaissent pas bien la médecine libérale. « Avec l’évolution du système de santé, la réorganisation des établissements, des établissements privés peuvent avoir une activité parfois supérieure aux établissements de référence, comme c’est le cas à Toulouse, cite le Docteur Éric Blondet. Et l’on constate une grande ignorance chez les étudiants. Mais lorsqu’ils découvrent réellement ce qu’est la médecine générale, ça leur plait beaucoup.« 

Pour l’URPS, il paraît important d’inciter ces étudiants formés en Franche-Comté à rester sur le territoire pour exercer plus tard, que ce soit en milieu hospitalier ou en libéral. Éric Blondet rappelle que la tension démographique médicale se ressent sur l’ensemble des spécialités dans la région. Le nombre de médecins généralistes et spécialistes en Bourgogne-Franche-Comté ne cesse de baisser, avec une population qui vieillit. Et aucune branche n’y échappe.

Devant le succès de cette 1re édition, l’URPS envisage de renouveler ce type de rencontre à Besançon, comme cela existe déjà à Dijon, une fois par an. Certaines de ces rencontres pourraient être axées davantage sur les conditions juridiques, sur des aspects d’assurance, prévoyance, des aspects ciblés « plus techniques » auxquels les futurs médecins ne sont pas formés au cours de leurs études. Toujours dans le but, pour l’URPS Médecine Libérale de « rendre son attractivité à la pratique libérale en milieu rural, semi-urbain ou urbain. »

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