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Vigneron poursuivi à Dijon : "il faut traiter là où c'est nécessaire"

Publié le 24/02/2014 - 13:47
Mis à jour le 24/02/2014 - 13:47

Le vigneron, poursuivi lundi 24 février devant le tribunal de Dijon pour avoir refusé de traiter ses ceps contre la flavescence dorée, a expliqué avant l'audience qu'il n'était pas contre tout traitement, mais seulement en cas de nécessité. "Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas traiter, mais il faut traiter là où c'est nécessaire", a déclaré Emmanuel Giboulot à l'AFP lundi avant l'audience, soulignant qu'en Côte-d'Or il n'y a pas encore de maladie avérée, selon lui.

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Image d'illustration ©roman

"Est-ce qu'on va donner de la chimiothérapie à quelqu'un, en prévention d'un éventuel futur cancer ?", alors que les traitements insecticides "ne sont pas neutres", a-t-il demandé à titre d'exemple. Alors que ses collègues bio ne le soutiennent pas tous, il estime qu'ils "ont eu peur de l'arrêté préfectoral, qui a interdit le débat sur l'utilisation des pesticides".

Pris en juin 2013 après la découverte de foyers de flavescence dorée près de Beaune, cet arrêté a imposé de traiter tous les vignobles du département contre la cicadelle, l'insecte qui répand la maladie, grave et contagieuse. Viticulteur en biodynamie depuis les années 1970, Emmanuel Giboulot s'y est refusé sur les dix hectares qu'il exploite en Côte de Beaune et Haute-Côte de Nuits. Il encourt six mois d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.

Trois cents à 400 personnes, selon une journaliste de l'AFP, étaient rassemblées devant le tribunal de Dijon avant l'audience, en soutien au vigneron. Des tables étaient dressées pour un pique-nique sous le soleil et au son d'un accordéon, des convives trinquant même au champagne. La Fédération "Nature et Progrès" et la Confédération des associations de protection de l'environnement et de la nature de Saône-et-Loire étaient notamment représentées, ainsi que le parti EELV. "Emmanuel Giboulot est un honnête citoyen", "Pesticides veut dire tuer", "Logique préfectorale", "Pesticides aveugles", pouvait-on lire sur des pancartes.

(Source : AFP)

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