Wauquiez cède aux pressions et abandonne la présidence de LR

Publié le 03/06/2019 - 09:19
Mis à jour le 03/06/2019 - 09:20

Nouveau séisme chez Les Républicains, en crise depuis leur déroute historique aux européennes: Laurent Wauquiez a annoncé ce dimanche 2 juin 2019 qu’il quittait la présidence du parti pour ne pas être « un obstacle » à la reconstruction de la droite.

Laurent Wauquiez ©Alesclar, CC 3.0 ©
Laurent Wauquiez ©Alesclar, CC 3.0 ©

"Les victoires sont collectives, les défaites sont solitaires. Il faut que je prenne mes responsabilités: (...) je vais prendre du recul. Je me retire de mes fonctions de président des Républicains", a déclaré M. Wauquiez sur TF1.

"Il faut que la droite se reconstruise". "J'ai tout fait pour essayer de rassembler les bonnes volontés mais je vois (...) le risque de retour des guerres des chefs, des désirs de revanche". "Je ne veux pas être un obstacle, à aucun prix", a expliqué M. Wauquiez, qui avait été confortablement élu à la tête du parti en décembre 2017.

Après Sarkozy et Fillon

Cette démission ajoute un nouvel épisode dans l'histoire très mouvementée du parti de droite, après deux élections présidentielles perdues par Nicolas Sarkozy en 2012 et François Fillon en 2017, et le départ de plusieurs cadres ralliés à Emmanuel Macron, à commencer par le Premier ministre Édouard Philippe.

Après la déroute aux Européennes

Une semaine après le score historiquement bas (8,48%) glané aux européennes, le parti de droite se retrouve sans leader, alors que foisonnent déjà de nombreuses initiatives pour la "reconstruction", notamment celle du président du Sénat Gérard Larcher.

Après de nombreuses critiques

Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ancien ministre lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ex-député de Haute-Loire et ex-maire du Puy-en-Velay, M. Wauquiez, 44 ans, n'avait pas subi de grande concurrence pour la présidence de LR. Mais il faisait depuis l'objet de nombreuses critiques sur sa ligne droitière et sur une gouvernance jugée "solitaire" à la tête du parti.

Souvent accusé d'"insincérité", le patron de LR avait écorné son image en 2018 avec la révélation de propos chocs, enregistrés à son insu, tenus devant des étudiants lyonnais, dans lesquels il multipliait les critiques contre différents responsables politiques.

Après une campagne pleine de scepticisme

"Il y a des choses sur lesquelles je me suis dit: mais pourquoi cet écart entre ce que je suis et l'image qui est donnée ? Sans doute que, parfois, je suis trop dur. C'est comme ça en tout cas que les gens l'ont perçu. Ce que je voudrais juste qu'ils comprennent, c'est qu'au fond de moi, c'est pas de la dureté, c'est de la détermination", a expliqué M. Wauquiez dimanche.

Fin janvier, il avait choisi, dans un scepticisme général, de désigner François-Xavier Bellamy, enseignant en philosophie de 33 ans, pour conduire la liste LR aux élections européennes.

Après lui, Larcher prend les commandes ?

Après la lourde défaite de dimanche, le patron de LR avait annoncé la tenue d'"états généraux" à "la rentrée" pour "tout remettre à plat". Une décision jugée insuffisante par de nombreux hiérarques LR.

Le président du Sénat Gérard Larcher a de son côté initié une "démarche" pour construire "un projet rassemblant la droite et le centre".

M. Larcher a convié mardi à Paris les présidents de groupes parlementaires Christian Jacob (Assemblée) et Bruno Retailleau (Sénat), les présidents des grandes associations d'élus François Baroin (maires), Dominique Bussereau (départements) et Hervé Morin (régions), ainsi que les présidents de régions LR dont Valérie Pécresse (Ile-de-France), M. Wauquiez ou encore Renaud Muselier (PACA).

Xavier Bertrand (Hauts-de-France), qui a quitté LR au lendemain de l'élection de M. Wauquiez à la tête de LR, n'assistera pas à cette réunion, selon son entourage.

Selon les statuts de LR, en cas de vacance, la présidence du mouvement est assurée par le vice-président délégué, Jean Leonetti.

Depuis dimanche, dans l'aile droite de la majorité, le choix avait été fait d'accroître la pression sur les élus LR, notamment en vue des élections municipales de mars 2020.

"Un maire qui sera réélu avec l'apport de La République en marche et du MoDem, ce sera un allié du président pour 2022, et un maire élu sans leur apport sera un ennemi du président pour 2022", a expliqué jeudi Gilles Boyer, ancien conseiller d’Édouard Philippe, élu eurodéputé dimanche.

(Selon AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

Vote de confiance : Dominique Voynet veut consulter les habitants lors d’une “semaine de grande écoute”

Comme chaque député de l’Assemblée nationale, Dominique Voynet, députée du Doubs, sera amené à voter lundi 8 septembre 2025 lors du vote de confiance demandé par le Premier ministre. Mais pour cela, la députée souhaite avant tout consulter les habitants de la 2e circonscription du Doubs lors d’une "semaine de grande écoute" du 1et au 5 septembre 2025. 

Budget 2026 : François Bayrou va demander un vote de confiance à l’Assemblée nationale

Le premier ministre a annoncé lundi 25 août 2025 qu’il engagera la responsabilité de son gouvernement le 8 septembre prochain lors d’une session extraordinaire sur une déclaration de politique générale ayant pour objet la maîtrise des finances publiques françaises. François Bayrou va ainsi abattre une périlleuse carte pour faire adopter son plan d'économies budgétaires, mais son gouvernement semble voué à tomber tant les oppositions refusent unanimement de lui accorder un sursis.

Un drapeau blanc érigé en symbole de paix par Anne Vignot à Besançon

VIDÉO • Ce jeudi 21 août 2025 à 13h30, Anne Vignot, maire de la ville de Besançon, a hissé le drapeau blanc, symbole universel de paix, sur l’esplanade des droits de l’homme. Cet acte humaniste vise à exprimer la solidarité envers les populations touchées par les conflits dans le monde, notamment à Gaza, en Ukraine et en République Démocratique du Congo.

Annulation des comices du Doubs : une décision “responsable” selon Géraldine Grangier

Jeudi 14 août 2025, la fédération départementale du Doubs a annoncé l’annulation complète des 20 comices de l’année, en raison de la dermatose nodulaire bovine qui sévit en Savoie. Géraldine Grangier, députée Rassemblement national de la 4e circonscription du département, qualifie cette décision de "responsable et guidée par le bon sens sanitaire". 

Canicule et polluants atmosphériques : Alternatiba dénonce le “combo macabre de nos étés”

Dans un communiqué reçu ce mercredi 13 août 2025, le mouvement écologiste Alternatiba alerte sur le "combo macabre" généré par la vague de chaleur actuelle et les polluants atmosphériques. Il met aussi en avant la nécessité de "conduire les politiques publiques vers plus de responsabilité", notamment en ce qui concerne les transports.

Censure de la loi Duplomb : les agriculteurs dénoncent le maintien de la vente d’acétamipride aux particuliers

Ce jeudi 14 août 2025, selon les informations de l'AFP, des agriculteurs bourguignons et alsaciens ont dénoncé la poursuite de la vente aux particuliers de produits contenant du pesticide acétamipride, malgré la récente censure de la loi Duplomb par le Conseil d'État.

Municipales 2026 : Jacques Ricciardetti candidat RN à la mairie de Besançon

Après une première annonce le 24 juin 2025, l’élu du Rassemblement National Jacques Ricciardetti a officiellement acté sa candiadature pour la prochaine élection municipale de Besançon en mars 2026 par le biais d’un communiqué réagissant à l’accueil à Besançon d’une partie des migrants délogés de l’Hôtel de Ville de Paris. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 18.85
légère pluie
le 31/08 à 21h00
Vent
1.89 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
88 %