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Jean-Louis Fousseret, le marcheur…

Jean-Louis Fousseret ©Alexane Alfaro - cliquez sur l'image pour agrandir

Le maire de Besançon et vice-président de l'association des maires des grandes villes de France a décidé d'adhérer au mouvement politique "En Marche" récemment créé par le ministre de l'Économie. Selon lui, Emmanuel Macron incarne le renouveau politique dont la France a besoin. Pourquoi ce choix ? Jean-Louis Fousseret s'en explique

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Proche de Fabius dans les années 80 puis plus récemment de Strauss-Kahn, le maire de Besançon estime qu'il est dans une continuité en apportant son soutien à Emmanuel Macron.

maCommune.info : est-ce que vous aussi, en rejoignant le mouvement "En marche", vous n'êtes pas satisfait de la gauche, comme l'a déclaré M. Macron ?

Jean-Louis Fousseret : Avant toute chose, je tiens à préciser que je suis de gauche. Je reste de gauche et je reste membre du Parti Socialiste. Maintenant, je pense que nous sommes arrivés à la fin d'un cycle et que les Français souhaitent un changement de discours politique. Nous sommes dans un contexte particulier. Ce sera demain le tripartisme avec la gauche, la droite et l'extrême droite. Il faut donc voir les choses différemment et écouter nos citoyens. C'est d'ailleurs tout le but de la "Grande Marche" des 100.000 dialogues, un grand audit pour savoir quelles sont les attentes des hommes et des femmes de ce pays.

Et puis, il faut constater que la parole politique de tout bord ne passe plus. C'est ce que je ressens lorsque je rencontre les gens.  Il faut faire bouger les lignes et le pense qu'Emmanuel Macron les fait bouger. Ce n'est pas renier ses valeurs que de dire qu'il faut travailler différemment, d'autant plus que ce n'est pas nouveau, ici à Besançon. Je rappelle qu'à l'époque de Jean Minjoz qui a dirigé la ville durant 24 ans, il y avait des gens qui étaient au MRP, des chrétiens de gauche plus proches du centre. Robert Schwint dans ses équipes avait des communistes et des gens qui étaient au centre. Moi-même, dans ma majorité, j'ai des gens issus par exemple de la société civile…

Ne craignez-vous justement pas de vous éloigner d'une partie de votre majorité située sur l'aile gauche ?

Je ne reproche pas à mes adjoints communistes d'avoir des attitudes anti gouvernementales comme ils l'ont fait. Je souhaite que l'on fasse la même chose avec moi. Je sépare deux choses : la gestion des affaires municipales et la politique nationale. Le plus important, c'est de mener une politique de gauche. C'est le cas de la ville de Besançon, mais c'est une politique non sectaire et qui écoute tout le monde, y compris la droite. Nous devrons demain, face au Front national, être en mesure de travailler beaucoup plus ensemble… 

Ne pensez-vous pas qu'Emmanuel Macron ne divise pas plus la gauche qu'il ne la rassemble ?

Et ne pensez-vous pas que les frondeurs qui, depuis deux ou trois ans, tapent en permanence sur le gouvernement, ils ne divisent pas plus qu'Emmanuel Macron qui lui a toujours dit qu'il restait au gouvernement et qu'il soutenait François Hollande ?

Être derrière Emmanuel Macron ne fait pas pour autant de moi un petit soldat et cela ne veut pas dire que je peux avoir des analyses qui me sont personnelles et qui peuvent être différentes. Je suis dans le dialogue, mais globalement c'est un homme jeune qui sait parler aux nouvelles générations. Il a été dans le monde de l'entreprise, car j'entends beaucoup de reproches par rapport à son passé de la part de gens qui n'ont fait que de vivre dans des cabinets ministériels. La vraie vie, c'est aussi d'aller dans les entreprises.

Qu'est-ce qui vous séduit chez Emmanuel Macron ?

Emmanuel Macron parle vrai et aujourd'hui, il faut rendre de la crédibilité au discours politique. Le gros problème des Français aujourd'hui c'est l'emploi. Les solutions proposées par Emmanuel Macron vont dans cette direction.

N'est-il pas aujourd'hui le moment de réagir et de proposer un autre discours qui puisse séduire les Français plus du tout convaincus par le discours traditionnel ?  N'est-il pas le moment de bâtir autre chose et de bâtir un dialogue grâce à son projet de co-construction (NDLR : La Grande marche : 100.000 "dialogues" en porte-à-porte d'ici le mois de juin) d'un projet pour la France ?

Ceci dit, je ne suis pas à l'inverse dans le Hollande Bashing. Emmanuel Macron, mais il n'est pas le seul, fait des propositions qui sont intéressantes. Dans la vie, il faut savoir s'engager. J'ai reçu de nombreux témoignages d'amitiés aujourd'hui, même de responsables politiques, même s'il n'en a qui n'osent pas franchir le pas tout de suite. Moi je dis ce que je pense et j'entends les gens… 

Vous l'avez rencontré ?

Oui je l'ai rencontré. Je l'ai eu au téléphone. Et je le rencontrerai encore, mais je ne suis pas son conseiller ! S'il me demande des choses, je lui répondrai volontiers. Ce que je constate c'est que sa démarche suscite de l'intérêt et pose aussi des questions. En 2002, on avait dit "il faut qu'on change". Je n'ai pas vu beaucoup de changement.  En 2012, ça va changer. En 2014, il faut que ça change, etc. Au moins, lui a le mérite de lancer le débat.

En adhérent au mouvement "En Marche", qu'allez-vous faire concrétement d'ici le mois de juin ? 

J'apporte mon soutien. Ce qu'il va se passer concrètement maintenant ? C'est trop tôt pour le dire. Je ne suis chef de file de rien du tout. J'aurai l'occasion de vous revoir pour en parler…

Suivre Emmanuel Macron, est-ce le signe d'ambition politique de votre part ?

 Pas du tout. Je n'ai aucune ambition politique, tout le monde le sait très bien. Je pense qu'aujourd'hui il faut faire la place aux jeunes. Il a 38 ans et incarne le renouveau. En revanche, si je peux mettre mon expérience au service de ses idées, je le ferai. 

Damien

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