La CGT dit non à l’accord sur l’emploi

Publié le 27/02/2013 - 13:40
Mis à jour le 28/02/2013 - 10:22

L’union locale CGT de Besançon  dénonce la régression autour de l’accord dit « sécurisation de l’emploi » et appelle à manifester le 5 mars un peu partout en Franche-Comté. Occasion pour le syndicat de revenir sur la situation tendue de l’entreprise FCI…

 ©
©

Mobilisation

À Besançon, le rendez-vous est donné à 10h, au parking Battant. Les manifestants ont prévu de s’arrêter à la permanence socialiste et espèrent bien y être reçus. "Nous dénonçons la régression sociale que représente cet accord, signé par des syndicats minoritaires (ndlr :la CFDT, la CGC et la CFTC)", remarque Jacques Bauquier (CGT), représentant la fédération métallurgie.

 Pour rappel, cet accord devrait être présenté au Conseil des ministres en mars et voté au Parlement en mai prochain. « La négociation engagée par le Gouvernement portait sur l’amélioration de la compétitivité et la sécurisation de l’emploi, or, on arrive à un texte gagnant-perdant. Gagnant pour le Medef et perdant pour les syndicats de salariés », souligne Jacques Bauquier.

"Plus de libertés pour licencier"

Les militants critiquent l’augmentation de la flexibilité et de la précarité. "C’est donner plus de libertés pour licencier", poursuit Jacques Bauquier. Sont mis en cause notamment, la mobilité interne forcée permettant aux employeurs de muter leurs salariés sur un autre poste, mais aussi l’accès plus difficile à la justice prud’homale ou la mise en place dans certaines branches du contrat à durée indéterminée "intermittent".

"Si Sarkozy disait travailler plus pour gagner plus, avec Hollande, c’est travailler plus pour gagner moins !". Les potentiels acquis sur les droits rechargeables au chômage et à la santé sont aussi fictifs selon eux. "C’est du pipeau ! D’autant que les droits à la santé sont renvoyés dans 18 mois alors que les libertés autour du licenciement sont appliquables tout de suite".

 Le cas de FCI dans le Doubs

L’autre point qui serait source de régression pour la CGT est la possibilité de décider de la procédure de licenciement ou du contenu d’un plan social par simple accord d’entreprise. "Il suffira au patron de faire un accord avec le syndicat : par exemple diminuer le temps de travail, jouer sur la mobilité ou geler les avantages des salariés, comme cela se passe actuellement à FCI. Et les salariés ne pourront plus s’y opposer ou ils pourront être licenciés pour faute sérieuse", note Jacques Bauquier.

Chez FCI, la situation semble ainsi tendue. La direction de l’entreprise bisontine, spécialisée dans la fabrication de connecteurs pour la téléphonie et l’automobile, a récemment annoncé la mise en œuvre d’un plan social avec la suppression de 15 postes de travail à la clef. "Au départ, on parlait de 30 suppressions de postes indirects (comprenez hors production) en raison de la conjoncture économique", explique Yvan Caillier, secrétaire du comité d’entreprise, pour le syndicat CGT. "Or, l’expert financier a invalidé le motif économique de leur plan social. Nous avons donc menacé de saisir le tribunal, suite à quoi la direction a indiqué dans une lettre interne que si les salariés n’acceptaient pas ce plan, ce serait la fermeture du site".

À travers diverses négociations autour du gel des salaires, des RTT et des congés d’ancienneté entre autres, le nombre de suppressions de postes a finalement été réduit. Un accord a été signé avec la direction le 19 février dernier. "FO l’a signé et nous ne l’avons pas signé avec la CFDT" précise Yvan Caillier. "Les incitations au départ sont aujourd’hui lancées. Jusqu’au 31 mars, on propose aux salariés de partir avec 9 mois de salaires, puis en avril ce sera 6 mois et en mai, plus que deux mois".  Deux plans sociaux avaient déjà touché l’entreprise en 2003 et 2008.

 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Okaïdi sollicite son placement en redressement judiciaire : 14 magasins concernés en Bourgogne Franche-Comté

Le groupe IDKIDS, propriétaire notamment de la marque de vêtements pour enfants Okaïdi, a annoncé mardi 27 janveir 2026 demander l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire pour ses activités en France. Le groupe y emploie environ 2.000 salariés. Quatorze magasins sont implantés en Bourgogne Franche-Comté.

Joël Baud au Sénat avec Pierre Hermé pour défendre les savoirs-faire pâtissiers français

Afin d’appuyer le dossier de candidature de reconnaissance des savoir-faire de la pâtisserie française à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, le pâtissier bisontin Joël Baud ira au Sénat ce mardi 27 janvier 2026. Il accompagnera le chef pâtissier-chocolatier Français Pierre Hermé. 

Un nouveau souffle pour le logement : un statut de bailleur privé ou “Dispositif Jeanbrun” prometteur

Le gouvernement confirme son engagement en faveur de la relance du secteur du logement avec l'introduction d'un nouveau statut pour les bailleurs privés. Ce dispositif, prévu pour entrer en vigueur dès la publication de la loi de finances 2026, représente un signal fort et positif pour les investisseurs particuliers et le marché immobilier.

“Tournerie et Tabletterie du Massif du Jura” : une nouvelle indication géographique industrielle et artisanale

La "Tournerie et tabletterie du massif du Jura" devient la 25e Indication Géographique Industrielle et artisanale. Elle a été officiellement homologuée par l’Institut National de la Propriété Intellectuelle (INPI) le 28 novembre dernier. Le lancement officiel a été effectué le 23 janvier 2026 à Moirans-en-Montagne dans le Jura.

France 2030 : une réunion du comité départemental de suivi pour faire le point sur le déploiement du programme en Haute-Saône

Le 20 janvier 2026, le comité départemental de suivi France 2030 s’est réuni, à la préfecture de la Haute-Saône, sous la présidence du secrétaire général adjoint, sous-préfet chargé de mission. Cette réunion a permis de faire le point sur le déploiement du programme France 2030 dans le département.

Quand les lunettes “made in Jura” d’Emmanuel Macron à Davos reflètent la rébellion à Trump

Si le Premier ministre canadien Mark Carney a reçu une standing ovation à Davos pour son discours contre Donald Trump, Emmanuel Macron a incarné la contre-offensive face au président américain, symbolisée à son corps défendant par ses lunettes de soleil fabriquées par la maison Henry Jullien basée à Lons-le-Saunier dans le Jura.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.99
nuageux
le 30/01 à 21h00
Vent
1.67 m/s
Pression
1000 hPa
Humidité
93 %