Les départements de Franche-Comté ne sont pas tous attractifs...

Publié le 02/12/2014 - 10:34
Mis à jour le 16/04/2019 - 09:48

Entre 2003 et 2008, les migrations résidentielles entre la Franche-Comté et les autres régions sont proches de l’équilibre. Plus de la moitié de ces échanges se font avec des régions limitrophes. Les migrations à l’intérieur de la région, beaucoup plus intenses, montrent des différences d’attractivité selon les territoires. Les aires de Besançon et de Belfort attirent des étudiants, celles de Lons-le-Saunier et de Pontarlier attirent des actifs. Selon l’Insee, ce sont les 18-23 ans qui sont les plus mobiles, souvent pour poursuivre leurs études.

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En 2008, 76 750 personnes vivant en Franche Comté n’y habitaient pas cinq ans auparavant : 63 100 vivaient dans une autre région métropolitaine, 1 400 dans un DOM et 12 250 dans un pays étranger. Plus de la moitié des échanges migratoires entre la Franche-Comté et le reste de la métropole se fait avec des régions limitrophes : Rhône-Alpes, Bourgogne, Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne. 

Les mobilités résidentielles sont surtout intenses à l’intérieur de la région. Les grandes aires urbaines sont globalement peu attractives et seules les aires urbaines de Besançon et Lons-le-Saunier enregistrent un excédent migratoire. 

Besançon attirent les étudiants, Pontarlier attire les actifs

Les aires urbaines de Besançon et de Belfort, grâce à la présence d’universités, attirent logiquement surtout des étudiants. L’aire urbaine de Besançon est d’ailleurs la septième aire urbaine la plus étudiante de France. L’origine des étudiants est cependant différente : 74 % des étudiants arrivés dans l’aire urbaine de Besançon habitaient déjà la région 5 ans auparavant tandis que les deux tiers des étudiants belfortains habitaient une autre région, dont la moitié en Alsace. 

Les aires urbaines de Lons-le-Saunier et de Pontarlier attirent surtout des actifs. Ce sont d’ailleurs les deux seules aires urbaines à présenter un solde positif en matière de migrations d’actifs. Les entrées et sorties sont presque équilibrées dans les aires urbaines de Dole et de Vesoul tandis que l’aire urbaine de Montbéliard se distingue par un solde migratoire négatif quel que soit le profil des migrants.

La Haute-Saône attire moins de monde

Dans les bassins de vie ruraux hors influence des grands pôles, le taux moyen de sorties sur 5 ans est légèrement supérieur au taux moyen d’entrées avec cependant de forts contrastes entre bassins. Au sud du Jura, trois bassins de vie bénéficient d’un solde migratoire nettement positif : Saint-Amour, Clairvaux-les-Lacs et Les Rousses. Le bassin de vie de Saint-Amour est le plus dynamique de la région. Il attire essentiellement des actifs et leur famille. Dans les bassins de vie du nord de la Haute-Saône et celui de Saint-Claude, le solde migratoire est nettement négatif, en lien avec la dégradation de leur situation économique depuis le début des années 2000. 

18-23 ans, l'âge pendant lequel on migre le plus !

Si les adultes de la tranche d’âge 24-45 ans représentent la moitié des migrants, l’intensité des flux migratoires la plus forte se situe entre 18 et 23 ans, en lien avec la poursuite d’études. L’intensité des flux migratoires des personnes âgées de 65 ans et plus est  quant à elle très faible. Les raisons de la mobilité différent selon l’âge : les plus jeunes suivent leurs parents, les étudiants se rapprochent des pôles universitaires, les jeunes actifs se rapprochent des pôles d’emploi, les familles et les retraités cherchent à changer de cadre de vie.

Société

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À Besançon, Aline Vieille récompensée pour son engagement en faveur du compostage

La gérante de Trivial Compost à Besançon, figure parmi les trois lauréates de la première édition du Prix des dirigeantes de l’Économie sociale et solidaire (ESS) 2026. Distinguée dans la catégorie "Transition écologique" le 15 octobre 2026 à Paris, elle reçoit une dotation de 5 000 euros pour accompagner le développement de sa structure, spécialisée dans la collecte et la valorisation des biodéchets.

Sondage – Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après la mobilisation du 17 octobre ?

La manifestation du samedi 17 octobre à Besançon a rassemblé entre 9 500 personnes selon la préfecture du Doubs et 12 000 selon les syndicats. Le cortège s’est déroulé dans le calme jusqu’à son arrivée devant la préfecture, où des incidents sont survenus jusque tard dans la soirée au centre-ville. Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après cette journée de mobilisation ? C'est le sondage de la semaine.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

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Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

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