11 novembre 1918 : cent ans plus tard...

Publié le 11/11/2018 - 09:34
Mis à jour le 11/11/2018 - 10:02

"À toute volée..." • A la onzième heure du onzième jour du onzième mois, le 11 novembre 1918 à 11h00, des milliers de clairons sonnent le cessez-le-feu de la Première Guerre mondiale.

 ©
©

Ville de Besançon et autorités militaires : cérémonie Esplanade des Glacis 11 novembre à 11 h 30

A 11 heures précises le 11 novembre 2018, des cloches commémoratives sonneront en France à l'initiative des communes et de l'association des maires ruraux de France.

Dans les 36.000 communes françaises, du moins dans celles qui n'ont pas été détruites par les combats, les cloches sonnaient à toute volée en 1918. Les centaines de milliers de veuves et d'orphelins ne participent pourtant pas à cette liesse.

À l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918, l’initiative nationale « À toute volée » a été lancée, pour que les clochers français retentissent à l’unisson. La ville d'Ornans a décidé de participer  à cette initiative en accord avec la paroisse, ce 11 novembre 2018, à 11 heures : les cloches de l’église Saint-Laurent sonneront « à toute volée », pendant 11 minutes, pour commémorer le retour de la paix.

Pourquoi faire sonner les cloches ?

Depuis des siècles, les sonneries de cloche rythment la vie des humains, essentiellement depuis qu’ils sont devenus se?dentaires au lieu d’être nomades. "Comme le disent les campanistes, elles ont marqué le passage du temps, souligné les événements privés, naissance comme décès, ou publics, alertes et catastrophes. Les sonneries ont été indispensables pour assurer une information collective des populations" précise la ville d'Ornans qui participe à l'opération. "C’est seulement à partir de 1930 que les postes de radio ont commencé à fournir un moyen plus précis et bien plus efficace de diffusion de l’information. Jusqu’à ce qu’ils soient à leur tour supplantés par d’autres moyens de communication rapide. Il n’est donc pas étonnant que le 11 novembre 1918, lorsque l’annonce de l‘Armistice signé à Rethondes a commencé à circuler, de nombreuses églises se soient mises à vibrer sous l’effet de leurs cloches : il s’agissait de sonneries qui n’étaient ni glas ni tocsin, c’était des sonneries joyeuses, qui annonçaient la fin de la guerre, qui chantaient le retour de la paix ! Les cloches retrouvaient le chemin de la vie".

Les derniers jours de guerre et le soulagement de l'armistice

Début novembre 1918, les troupes de l'empereur Guillaume II de Hohenzollern reculent sur tous les fronts occidentaux. Dès le 4 octobre, le prince Max von Baden, chancelier allemand, avait télégraphié au président américain Thomas Woodrow Wilson que son pays était prêt à entamer des négociations. Les Alliés exigent une reddition et le départ du Kaiser.

Contre l'avis du président Raymond Poincaré et du général en chef Philippe Pétain, Foch et le chef du gouvernement Georges Clemenceau ont décidé de cesser les combats et de ne pas poursuivre la guerre jusqu'en Allemagne.

Le 5 novembre, deux jours après la capitulation de l'Autriche-Hongrie, les choses s'accélèrent. Les ordres sont donnés pour laisser les plénipotentiaires allemands, emmenés par le ministre d'État Mathias Erzberger et le diplomate Alfred von Oberndorff, franchir les lignes alliées.

Le 7 novembre vers 20H30, près de La Capelle (Nord), on sonne le cessez-le-feu, le premier depuis septembre 1914, pour permettre le passage du convoi routier de la délégation allemande. Celle-ci est accompagnée jusqu'à la gare de Tergnier (Aisne) où elle monte dans un train pour la clairière de Rethondes à Compiègne (Oise), en pleine forêt, où deux voies en épi avaient été aménagées pour l'artillerie lourde.

Abdication du Kaiser

Le train de Foch, arrivé de son QG de Senlis, les y attend. Le 8 novembre à 09H00, le généralissime reçoit la délégation dans son wagon, une voiture-restaurant réaménagée : "Voulez-vous l'armistice?". Le général Maxime Weygand lit le texte des conditions arrêtées par les Alliés, le 4 novembre à Versailles.

Les Allemands demandent l'envoi d'un courrier à Spa (Belgique), QG du maréchal Paul von Hindenburg, commandant en chef. Il y arrive le 9 novembre. Le Kaiser vient d'abdiquer, la République allemande est proclamée. L'autorisation de signer parvient le 10 au soir à Rethondes.
Le wagon de l'armistice, photographié en 1926 aux Invalides, à Paris, où il avait été transporté après la guerre ( AFP / STR )
Dans la nuit du 10 au 11, les plénipotentiaires allemands discutent chacun des 34 articles de la convention d'armistice lue, puis traduite. A 5H20, le lundi 11 novembre, l'armistice est signé pour prendre effet à 11H00.

A 1OH55, le soldat Augustin Trébuchon, du 415e régiment d'infanterie, est tué sur les bords de la Meuse. C'est probablement le dernier mort français sur le front occidental. A 11H00 pile, pratiquement au même endroit, le soldat Octave Delaluque, clairon également au 415e régiment d'infanterie, sonne les treize notes du cessez-le-feu.

De la mer du Nord à Verdun, clairons alliés et bugles allemands relaient la sonnerie tant attendue. Peu à peu, les soldats, encore abasourdis, sortent des tranchées.

Scènes de liesse

A Paris, des centaines de passants acclament Georges Clemenceau qui remonte à pied le boulevard Saint Germain pour recevoir à la Chambre l'hommage des députés. A 16h00, "Le Tigre" donne lecture à la Chambre des conditions de l'armistice dans un silence religieux. Au terme de l'accord, les Allemands doivent livrer l'essentiel de leur armement et évacuer sous 30 jours la rive gauche du Rhin.

A Saint-Nazaire, à Brest, au Havre, les fantassins américains récemment débarqués défilent sous leurs drapeaux et attendent le moment de repartir, comme les deux millions de "Sammies", au combat depuis de longs mois, qui, la victoire acquise, demandent aussitôt à rentrer chez eux.

Dans les capitales alliées, les civils envahissent les rues en liesse. Piccadilly Circus à Londres, la 5e avenue à New York, la piazza Venezia à Rome sont noirs de monde. L'armée allemande a combattu en bon ordre jusqu'aux derniers jours sur les sols belge et français mais à l'arrière la mutinerie des marins de Kiel, déclenchée le 3 novembre, se propage dans les grandes villes, où l'insurrection spartakiste sera matée dans le sang.

Les généraux Erich Ludendorff et Paul von Hindenburg attribuent la défaite militaire à un "coup de poignard dans le dos" de politiciens et de "bourgeois cosmopolites". L'expression sera ensuite reprise à l'envi par les partis ultranationalistes, dont le parti nazi.

(AFP) 

Politique

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.21C°
légère pluie
le 18/10 à 11h00
Vent
2.92 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
91 %

Sondage