46 CRS pour sécuriser... et rassurer

Publié le 21/11/2014 - 16:22
Mis à jour le 21/11/2014 - 16:28

Depuis ce mercredi 19 novembre et jusqu’au mardi 9 décembre, deux sections de la CRS 56 de Montpellier patrouillent dans les rues de Besançon. Leur mission : sécuriser des points sensibles et rassurer les Bisontins après la multiplication d’affaires d’homicides et de délits.

On les reconnaît à leurs matraques en bandoulière et à leurs couvre-chefs.  Après la présence à la mi-novembre de 13 motards CRS de l'unité mobile zonale, ce sont 46 hommes de la Compagnie Républicaine de Sécurité, qui vont sillonner Besançon. "Notre mission est de sécuriser les points sensibles dans le cadre d'un plan national de sécurisation renforcé"  indique le major Jean-Marc Moreno à la tête de la Compagnie. "Nous allons nous rendre dans les quartiers Brûlard, Planoise, Clairs-Soleils ... sur les recommandations de la sécurité publique départementale. Ce jeudi soir, avec l'arrivée du beaujolais nouveau, nous allons par exemple nous concentrer sur le centre-ville"

Deux sections déployées dans les points "sensibles"

46 fonctionnaires en tenus et cinq civils pour la logistique sont donc à Besançon jusqu'au 29 novembre. Ils seront brièvement remplacés par des hommes en provenance de Chalon-sur-Saône avant de revenir du 5 au 10 décembre.

Hébergés dans un hôtel à École-Valentin, ils se répartissent en deux sections qui comptent chacune trois véhicules. Sur le terrain, ce sont 35 hommes qui sont toujours présents à différentes heures du jour et de la nuit : contrôles d'identités, présence policière dans les rues et aux abords des centres-commerciaux. Ils peuvent aussi être déployés sur des interventions plus ciblées ou à la recherche d'armes.

Hausse des violences "crapuleuses"

L'arrivée des CRS intervient dans un contexte de préoccupation émanant du maire de Besançon après les actes de violence du mois d'octobre et les actes de délinquances visibles. Avant même le braquage de la bijouterie Van Brill au centre-ville de Besançon, une réunion de crise s'était tenue le 4 novembre 2014 avec le préfet en présence de la procureure de la République et du maire de Besançon et de Benoît Desferet, le directeur départemental de la sécurité du Doubs (DDSP).

Des plaintes plus nombreuses

Ce dernier se voit ravi de l'arrivée de cette présence des CRS lui permettant de déployer ses effectifs permanents sur d'autres missions notamment pour faire face à l'augmentation des violences "crapuleuses" notamment à Besançon. "Il faut réagir. C'est pourquoi d'ailleurs le préfet a décidé d'avancer au 17 novembre dans le Doubs, le plan anti hold-up" précise Benoît Desferet. "Il est vrai que nous avons eu durant trois semaines en octobre une série de violences et d'homicide suivi le 14 novembre d'une série de délits et braquages. Mais l'augmentation des statistiques de la délinquance est à mettre en rapport avec l'amélioration de la prise en charge des victimes et d'un meilleur service rendu au public qui explique l'augmentation du nombre de plaintes déposées…

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