Retraites : le Premier ministre dévoile son plan, la fronde s'amplifie, la grève continue

Publié le 11/12/2019 - 14:53
Mis à jour le 11/12/2019 - 16:01

« Le temps est venu de construire un système universel de retraites », a lancé ce mercredi 11 décembre 2019 Edouard Philippe en présentant le controversé projet de réforme des retraites, qui ne concernera pas les Français « nés avant 1975 ».
 

Edouard Philippe ©Alexane Alfaro ©
Edouard Philippe ©Alexane Alfaro ©

"Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après-guerre", a affirmé le Premier ministre, en soulignant avoir "écouté" et "entendu" les partenaires sociaux et l'ensemble des Français, tout en se déclarant "totalement déterminé".

"Il n'y aura ni vainqueur ni vaincu", E. Philippe.

Les garanties données justifient "que la grève s'arrête", a souligné M. Philippe lors d'une intervention de près d'une heure devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE), sans convaincre les syndicats et l'opposition de gauche. "Il n'y aura ni vainqueur ni vaincu", a-t-il assuré, affirmant qu'il ne s'agissait pas là d'une "bataille", après six jours de grève et de mobilisation contre le projet de réforme.

Des points supplémentaires dès le premier enfant

Edouard Philippe s'est dit "totalement déterminé à mener à bien cette transformation", parce que "le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s'achève". Retraite minimum garantie à 1.000 euros et "85% du SMIC dans la durée", âge légal à 62 ans, avec "un âge d'équilibre" et "un système de bonus-malus", "des points supplémentaires dès le premier enfant" et majoration pour "les parents de familles nombreuses" figurent parmi les mesures retenues.

Les partenaires sociaux fixeront la valeur du point "sous le contrôle du Parlement", dans le nouveau système, a assuré le Premier ministre avec une "règle d'or" fixée dans la loi pour que la valeur du point "ne puisse pas baisser", et "une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires". "Il n'y a pas d'agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies", a-t-il encore assuré, affirmant avoir entendu les inquiétudes exprimées et ne vouloir "léser personne". La génération 2004 qui aura "18 ans en 2022" intégrera directement le nouveau système. Et les Français nés avant 1975 "ne seront pas concernés", a-t-il précisé, un point sur lequel il était particulièrement attendu.

"Les femmes seront les grandes gagnantes", a encore assuré le Premier ministre. Des points supplémentaires seront notamment accordés "dès le premier enfant, et non à partir du 3e comme aujourd'hui". Cette majoration de 5% par enfant "sera accordée à la mère, sauf choix contraire des parents". "Les plus riches paieront une cotisation de solidarité plus élevée qu'aujourd'hui", a encore annoncé Edouard Philippe.

"Une pension minimale de 1.000 euros net par mois pour une carrière complète au SMIC", E.Philippe.

Le système des retraites réformé garantira "une pension minimale de 1.000 euros net par mois pour une carrière complète au SMIC". Il "permettra de mieux protéger les Français les plus fragiles, qui sont de fait trop souvent les oubliés du système", a-t-il plaidé, précisant que ce minimum de pension "sera garanti par la loi à 85% du SMIC dans la durée et évoluera comme celui-ci".

Évoquant la situation des enseignants, il a assuré que le niveau de leurs pensions sera "sanctuarisé" et "comparable au niveau des retraites des fonctions ou des métiers équivalents dans la fonction publique". Les "revalorisations nécessaires" seront engagées "progressivement (...) dès 2021", a-t-il également assuré.

Le "retour à l'équilibre financier" sera confié aux partenaires sociaux, a-t-il indiqué, en appelant à ne pas renvoyer "au-delà du quinquennat les mesures nécessaires". "Si les partenaires sociaux s'entendent sur une telle trajectoire, le gouvernement la prendra à son compte", a ajouté le Premier ministre, qui a annoncé "dès l'année prochaine" la mise en place d'"une gouvernance" qui "leur confiera les principaux leviers", afin de prendre des décisions qui seront mises en oeuvre dès le 1er janvier 2022.

L'"âge d'équilibre" sera de 64 ans en 2027, a encore annoncé le Premier ministre, selon qui la seule solution "est de travailler un peu plus longtemps". Côté calendrier, le projet de loi gouvernemental sera, selon lui, prêt "à la fin de l'année", soumis au conseil des ministres le 22 janvier et discuté au Parlement fin février.

(Source AFP)

Grèves décembre 2019

L’intersyndicale soutient six manifestants placés en garde à vue à Besançon

Suite à la manifestation contre la réforme des retraites du mardi 17décembre 2019, six manifestants, dont le syndicaliste FO et leader des gilets jaunes bisontins, Frédéric Vuillaume, ont été placés en garde à vue au commissariat de la Gare d’Eau. Les syndicats CGT-FO-FSU-Solidaires ont tenu a réagir dans un communiqué pour « protester contre la répression des manifestants rassemblés pacifiquement » et pour signifier au Préfet leur désapprobation de la politique du gouvernement.

Retraites : tous les syndicats dans la rue avant des réunions cruciales à Matignon

La mobilisation contre la réforme des retraites pourrait atteindre un sommet ce mardi 17 décembre 2019 dans la rue à l’appel, cette fois, de tous les syndicats, invités dès le lendemain à Matignon pour des discussions afin de trouver le chemin d’une sortie de crise avant Noël. À Besançon, une mobilisation est attendue à 10h30 sur la parvis de la gare Viotte.
 

Politique

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Fleurissement de Besançon : Alternatiba dénonce “une désespérante marche arrière”

La Ville de Besançon a récemment voté lors du dernier conseil municipal du 23 avril 2026, une augmentation de l’enveloppe budgétaire consacrée au fleurissement de la ville. Soit un budget multiplié par 4 passant d’environ 50.000€ à 200.000€. Un choix qualifié de "désespérante marche arrière" par Alternatiba Besançon.

Le RN suspend le député haut-saônois Villedieu poursuivi pour “conduite en état d’ivresse”

Le groupe RN à l'Assemblée nationale a suspendu le député de Haute-Saône Antoine Villedieu, impliqué vendredi 24 avril 2026 dans un accident de la route et qui fait l'objet d'une enquête notamment pour "conduite sous l'empire d'un état d'ivresse manifeste", ont indiqué des sources du parti.

Refus d’autorisation en gastro-entérologie à Belfort : Cédric Perrin invite l’ARS à revoir sa copie

Pour le sénateur du Territoire de Belfort, cette décision risque "d’entraîner des conséquences graves pour les patients du territoire" et en particulier pour les personnes atteintes de "maladies inflammatoires chroniques de l’intestin", souligne ce mois d’avril 2026 Cédric Perrin.

Élu RN à Grand Besançon Métropole : la France insoumise demande son départ

Lors du conseil d’installation des conseillers au Grand Besançon Métropole le 20 avril 2026, la désignation des vice-présidents a suscité une vive polémique notamment chez les opposants de gauche comme les élu(e)s de la France insoumise qui exigent son départ.

Un conseil municipal de Besançon plus serein, une évolution bienvenue

ÉDITO • Après le tumulte du conseil municipal d’installation du nouveau maire et de son équipe, le 23 mars dernier, marqué par l’impossibilité pour l'ensemble des groupes d’opposition de s’exprimer et leur départ de la séance, ce qui apparaît comme le véritable premier conseil municipal s’est tenu jeudi 23 avril 2026 dans un climat nettement plus serein. Une évolution salutaire, notamment pour l’image de la politique bisontine, mais aussi dans son ensemble.

Incendies à répétition, crainte des habitants… Le PCF alerte sur les conditions de vie rue Albrecht-Dürer à Planoise

Dans une lettre ouverte adressée à Loge GBM le 22 avril 2026, la section de Besançon du Parti communiste français (PCF) dénonce la situation des habitants de la rue Albrecht-Dürer, dans le quartier de Planoise. Le courrier évoque une réalité devenue ”intolérable pour les habitantes et habitants” de ce secteur.

Grand Besançon Métropole : une élection inédite du RN au bureau exécutif fait polémique

Réuni lundi 20 avril 2026, le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole a élu un vice-président issu du Rassemblement national, une première dans l’histoire de l’institution. Le candidat a obtenu 58 voix, contre 39 pour son opposant et 22 abstentions ou votes blancs. Cette élection a suscité de nombreuses réactions dans l'assemblée de la part de représentant(e)s de la gauche.

Stationnement gratuit, marché de Noël, police municipale… Ludovic Fagaut lance ses premières mesures

À deux jours du conseil municipal prévu jeudi 23 avril 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, entouré de plusieurs adjoints, a présenté de grandes orientations budgétaires et les projets qui seront soumis au vote. Ce budget, qualifié de “budget de transition”, s’inscrit dans un calendrier contraint et dans une volonté affichée de réorientation politique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.77
couvert
le 03/05 à 00h00
Vent
1.53 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
77 %

Sondage