A Belfort, Sarkozy inaugure une rue Simone Veil et redit que la politique n'est "plus (son) quotidien"

Publié le 14/06/2019 - 16:25
Mis à jour le 14/06/2019 - 17:01

Nicolas Sarkozy a inauguré une rue Simone Veil vendredi 14 juin 2019 à Belfort, rendant hommage à l’ancienne ministre dont le « combat » contre l’antisémitisme et le racisme est toujours d’« actualité », et réaffirmant pour sa part que la vie politique n’était « plus [son] quotidien ».

© capture BFM TV juin 2019 ©
© capture BFM TV juin 2019 ©

L’ex-chef de l’État était présent à l’invitation du maire (LR) Damien Meslot, aux côtés de Pierre-François Veil, troisième fils de l’ancienne présidente du Parlement européen (1979-1982), survivante du camp d’extermination d’Auschwitz. Il a également profité de sa présence à Belfort pour rencontrer les syndicats de General Electric, dont les salariés sont sous la menace d’un vaste plan social avec 800 suppressions de postes envisagées sur le site belfortain.

Interrogé par des journalistes sur Les Républicains, M. Sarkozy, qui est en retrait de la vie politique depuis sa défaite au premier tour de la primaire de la droite en 2016, a répondu: "j'ai beaucoup de fidélité, d'amitié pour les militants, les électeurs, tous ceux qui m'ont fait confiance. Je les aime beaucoup mais ce n'est plus mon quotidien, ce n'est pas ma responsabilité. Je ne suis plus élu".

La déclaration a été rapidement relayée sur Twitter par Jean Leonetti, président par intérim de LR depuis la démission de Laurent Wauquiez, après la déroute (8,48%) aux élections européennes.

A propos de Mme Veil, qui l'avait activement soutenu pendant sa campagne de 2007, l'ancien président a lancé, lors d'un discours: "Simone luttait contre toute forme d'antisémitisme et de racisme. Qui peut dire que ce combat, on n'a pas besoin de le mener aujourd'hui, alors que le monde semble entraîné dans  une spirale de l'intégrisme, de la violence, du mépris de la personne humaine ? (…) Le combat de Simone n'est pas un combat historique, c'est un combat actuel. On ne plaisante pas avec l'antisémitisme, on ne tolère pas le racisme, sur chaque centimètre de la République française. Et croyez-moi, ce combat-là, non seulement il est d'actualité, mais il va falloir le mener, y compris dans notre pays. Parce que ces idées, elles ont besoin d'être incarnées et défendues", a insisté M. Sarkozy. Il a également rendu hommage aux "combats" de Mme Veil en faveur des femmes et de la construction européenne.

  • Décédée le 30 juin 2017 à l'âge de 89 ans, Simone Veil, qui a notamment fait voter en 1974 la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), est entrée au Panthéon le 1er juillet 2018, avec son époux Antoine.

M. Sarkozy a également profité de sa présence à Belfort pour rencontrer les syndicats de General Electric, dont les salariés sont sous la menace d'un
vaste plan social avec 800 suppressions de postes envisagées sur le site belfortain. "Ce qu'il nous a dit, c'est de mettre le couteau sous la gorge de GE", et
si le groupe "ne compte pas respecter l'accord de novembre 2014, faire casquer un max", a déclaré Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC.

M. Sarkozy "a pris l'engagement de prendre contact avec (le ministre de l'Economie) Bruno Le Maire et Emmanuel Macron", a-t-on relaté de même source.

(AFP)

Politique

Prix du carburant : les élus communistes demandent à Ludovic Fagaut d’élargir le télétravail pour les agents municipaux

Les élu(e)s communistes au conseil municipal de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, ont adressé au maire de la ville, Ludovic Fagaut, une proposition visant à favoriser le télétravail des agents municipaux, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.

Indépendance régionale : le Mouvement Franche-Comté presse Laurent Croizier de suivre l’exemple alsacien

À l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale, les 7 et 8 avril prochains, d’un projet de loi porté par la députée Brigitte Klinkert visant à faire sortir l’Alsace de la région Grand Est, le débat sur l’organisation territoriale refait surface dans d’autres territoires, y compris en Bourgogne Franche-Comté...

À Besançon, Place publique appelle à une recomposition de la gauche après la victoire de la droite

À l’issue du scrutin municipal dont le second tour s'est déroulé le 22 mars dernier, les électeurs ont porté au pouvoir une équipe de droite menée par Ludovic Fagaut, marquant un revers significatif pour la majorité sortante. Dans un communiqué du 1er avril, Place publique annonce vouloir ”fédérer les forces de la gauche républicaine et réaliste”.

Tensions au conseil municipal de Besançon : lettre ouverte à Ludovic Fagaut des élus Insoumis(es)

Dans une lettre ouverte adressée au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, cinq jours après le premier conseil municipal, les élu(e)s du groupe de La France insoumise dénoncent son déroulement organisé après les élections du 22 mars 2026. Ils pointent à la fois un refus d’expression de l’opposition et un climat de tensions marqué par des incidents verbaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Ludovic Fagaut veut “donner les moyens” à la police municipale de réussir ses missions

VIDÉO • Il avait fait de la sécurité l’un des points forts de son programme de campagne, le maire de Besançon a donc rapidement mis à exécution ses paroles en consacrant sa première visite officielle à la rencontre des agents de police municipaux et de leurs locaux ce mardi 31 mars 2026.

Besançon : une vague de fermetures de classes dénoncée par les élu·es insoumis·es

Les élu(e)s insoumis(e)s au conseil municipal de Besançon tirent la sonnette d’alarme après l’annonce de nouvelles fermetures de classes dans le département du Doubs. Ils dénoncent dans un communiqué du 30 mars 2026, 27 fermetures de classes à Besançon, 109 dans le Doubs sont prévues, pour seulement 28 ouvertures à l’échelle départementale.

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 18.21
nuageux
le 04/04 à 15h00
Vent
1.19 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
67 %