Alstom et Siemens entament le deuil de leur projet de fusion

Publié le 17/01/2019 - 18:12
Mis à jour le 17/01/2019 - 18:12

Les constructeurs ferroviaires Alstom et Siemens ont commencé ce jour,  jeudi 17 janvier 2019, à douter publiquement du succès de leur projet de créer un « Airbus du rail », refroidis par les concessions exigées par la Commission européenne pour autoriser leur fusion. Ces réserves formulées ouvertement, très inhabituelles pour un tel projet, interviennent au moment où le gouvernement français avertit la Commission que refuser cette opération serait « une erreur économique et une faute politique », alors que l’Europe peine à faire émerger ses champions industriels face à la Chine.

 © D Poirier
© D Poirier

"Il n'y aura plus de concessions (...). Nous sommes devant un mur trop haut", a déclaré jeudi une source au sein de Siemens, très pessimiste sur les chances de voir aboutir les noces annoncées en fanfare en septembre 2017. "Nous continuons à nous battre. (...) La décision de la Commission européenne est attendue d'ici le 18 février, mais aujourd'hui il n'y a pas de certitude que le contenu de cette proposition sera suffisante", a estimé de son côté le patron d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, en marge de ses résultats trimestriels.

Ligne rouge chez Siemens

Après des semaines de spéculations, Alstom et Siemens ont rendu publics les désinvestissements proposés à la Commission européenne, qui correspondent à 4% du chiffre d'affaires de l'entité combinée.

Bruxelles, chargée de veiller à ce que le redécoupage du secteur du train en Europe n'écrase pas les plus petits groupes ou ne menace les prix, s'inquiète de la position dominante que le nouvel ensemble aurait dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse. Côté signalisation, les deux fiancés ont proposé de céder des activités embarquées pour Siemens - historiquement françaises et héritées de Matra - et sur voie pour Alstom, non françaises.

Dans la grande vitesse, le TGV français, qui ne roule qu'en France, n'a guère d'intérêt côté concurrence, mais Siemens, engagée dans la bataille pour le rail du futur, refuse de nouvelles concessions. En ce qui concerne le matériel roulant, le groupe n'a aucune objection à se séparer de ses automotrices à grandes vitesse déjà anciennes, Valero et de même de sa future deuxième génération, Valero Novo.

En revanche l'entreprise munichoise ne veut pas céder son joyau stratégique, l'ensemble de brevets et licences technologiques permettant de développer les trains rapides du futur, regroupé dans une entité appelée Velaro3G System.

"D'un côté, il y a la crainte de la concurrence de Chine, de l'autre côté, il faudrait accorder à un concurrent une exclusivité de dix ans ?", fait valoir une source chez Siemens, ajoutant qu'en ce cas Siemens-Alstom serait "totalement exclu du développement de trains à grande vitesse en Europe pendant dix ans".

'Mauvais signal' pour l'Europe

La commissaire européenne chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, a publiquement exprimé ses doutes à plusieurs reprises. La semaine dernière à Berlin, elle avait souligné que l'"on ne (pouvait) pas construire des champions européens (...) avec des fusions qui nuisent à la concurrence". Interrogé sur les propos d'Alstom, un porte-parole de la Commission, contacté jeudi par l'AFP, a déclaré: "nous n'avons pas de commentaire, notre investigation est toujours en cours". La commission doit annoncer sa décision le 18 février. Plusieurs autorités nationales de la concurrence de pays européens, dont l'autorité allemande, ont également fait part de leurs réserves sur la faisabilité du projet.

Combattue notamment par l'intersyndicale d'Alstom, la fusion est soutenue avec vigueur par Paris et, plus discrètement par Berlin, qui veulent créer un groupe capable de rivaliser avec le géant chinois CRRC. Ce dernier a réalisé l'an dernier près de 26 milliards d'euros de chiffre d'affaires quand les "trois grands" occidentaux, Bombardier Transport, Siemens Mobility et Alstom sont autour des 8 milliards.

Mais la réalité de la "menace chinoise" fait débat. Bombardier, le grand rival canadien d'Alstom et Siemens --dont les activités ferroviaires sont basées à Berlin-- soutient notamment que la concurrence de CRRC n'est pas si terrible.

Mercredi, le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux avait averti qu'un rejet de cette fusion par Bruxelles serait "une erreur économique et une faute politique" aussi bien qu'un "mauvais signal envoyé aux peuples européens" sur la force de résistance européenne face à la puissance industrielle chinoise.

(AFP)

Economie

“Le secteur est en crise” : les travailleurs du médico-social tirent la sonnette d’alarme à Besançon

Une mobilisation du secteur médico-social s’est tenue ce mardi 26 mai 2026 à Besançon. L’intersyndicale du secteur a fait appel à la mobilisation et à la grève pour une revendication portant sur les moyens financiers et humains. Les différents syndicats ont donné rendez-vous à l’Esplanade des Droits de l’Homme à 11 heures pour débuter la marche.

Des collectes alimentaires au profit des étudiants installées dans les supermarchés bisontins

Dans le cadre de la collecte nationale annuelle des épiceries sociales et solidaires du réseau ANDES (Association Nationale Des Épiceries Solidaires), le Bureau des associations franc-comtoises (Baf) organisera du 29 au 31 mai 2026 des collectes alimentaires dans plusieurs magasins de Besançon.

Shopping pour la fête des mères : offrez des Bezac Kdo !

1 jour 1 cadeau • Jusqu’au 31 mai 2026, suivez notre rubrique "Le Shopping de la Fête des mères" sur maCommune.info avec une idée cadeau par jour pour vous aider à gâter vos proches. Aujourd’hui, coup de projecteur sur les Bezac Kdo de l'Office de commerce et de l’artisanat de Besançon.

Nouvelle mobilisation des professionnels du médico-social le 26 mai à Besançon

Une nouvelle mobilisation du secteur social médico-social est prévu le 26 mai 2026. À Besançon, les organisations CFDT Santé-Sociaux, CFE-CGC ADDSEA, CGT Social Médico-Social, CGT Conseil Départemental du Doubs, FO Action Sociale, SUD Santé-Sociaux et le Comité de lutte du médico-social ont appelé à la grève et à la mobilisation pour les salaires avec un rassemblement prévu à 11 heures sur l’Esplanade des Droits de l’Homme.

Sondage – Offrez-vous un cadeau pour la fête des mères ?

Cette année, la fête des mères aura lieu le 31 mai 2026. Considérée comme une tradition par certains et comme une "fête commerciale », par d'autres, la coutume veut que les personnes qui ont encore leur maman la célèbrent en lui offrant un petit quelque chose. Et vous, offrez-vous un cadeau pour la fête des mères ? C'est notre sondage de la semaine. 

Shopping pour la fête des mères : une trousse soin du corps GreenSpa de l’institut Les Sens de Laura

1 jour 1 cadeau • Jusqu’au 31 mai 2026, suivez notre rubrique "Le Shopping de la Fête des mères" sur maCommune.info avec une idée cadeau par jour pour vous aider à gâter vos proches. Aujourd’hui, coup de projecteur sur la trousse soin du corps GreenSpa de l’institut Les Sens de Laura à Miserey-Salines.

Shopping pour la Fête des mères : Les vases en poterie peinte Amadeus de chez Artemis

1 jour 1 cadeau • Jusqu’au 31 mai 2026, suivez notre rubrique "Le Shopping de la Fête des mères" sur maCommune.info avec une idée cadeau par jour pour vous aider à gâter vos proches. Aujourd’hui, zoom sur les vases en poterie peinte Amadeust de chez Artemis à Besançon...

Deux associations sélectionnées pour financer leurs projets lors des Eurockéennes de Belfort

Dans le cadre de l’appel à projet « De l’action dans l’air » à destination des associations locales de l’aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt, les Eurockéenens de Belfort ont dévoilé les noms des deux associations retenues pour tenir du 2 au 5 juillet 2026 une sandwicherie solidaire sur le site du festival et du camping. L’intégralité des bénéfices récoltés leur permettra de financer leurs projets citoyens et solidaires.

Le Grapiot lance son bistrot estival avec une cuisine au brasero à Pupillin

Dès le 4 juin 2026, les gourmets et gourmands pourront retrouver tout l’été une belle terrasse de 30 places située au rez-de-chaussée de la Table du Grapiot, rue Bagier à Pupillin. Au menu ? "Cuisine au feu, vin choisi et esprit libre", nous précise le chef étoilé Vivien Sonzogni.

Emmanuel Macron va annoncer 1,55 milliard d’euros de plus pour le quantique et les semi-conducteurs

Emmanuel Macron va annoncer vendredi 22 mai 2026 une enveloppe supplémentaire d'un milliard d'euros pour le plan quantique du gouvernement, issus du programme d'investissements France 2030, face à "l'accélération" des Etats-Unis et de la Chine dans ces technologies critiques, a fait savoir l'Elysée.

Shopping pour la Fête des mères : un soin bien-être aux Thermes de Salins-les-Bains

1 jour 1 cadeau • Jusqu’au 31 mai 2026, suivez notre rubrique "Le Shopping de la Fête des mères" sur maCommune.info avec une idée cadeau par jour pour vous aider à gâter vos proches. Aujourd’hui, coup de projecteur sur le soin "Escale cocon" aux Thermes de Salins-les-Bains...

J’ai testé pour vous le restaurant L’Olivier à Besançon…

Ouvert depuis décembre 2025, l’ancienne épicerie emblématique de la rue de la Madeleine a changé de visage pour devenir une pizzeria chaleureuse. Ce jeudi 21 mai, Aziz Hakkar, figure bien connue du quartier Battant, m’a accueillie pour me faire découvrir l’une de ses spécialités… et autant vous dire que la curiosité s’est rapidement transformée en très bonne surprise.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.55C°
ciel dégagé
le 27/05 à 06h00
Vent
0.46 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
95 %

Sondage