Au 1er semestre 2024, l'activité de la filière automobile a ralenti en Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 24/12/2024 - 16:58
Mis à jour le 24/12/2024 - 16:14

Au cours du premier semestre 2024, l'activité dans l'industrie automobile en Bourgogne-Franche-Comté a ralentit selon une récente étude de l'Insee. Cela s'inscrit dans un contexte national de recul des immatriculations et du passage à l’électrique. Dans la région, l'emploi intérimaire de la filière a chuté de plus de 20%. Le recours à l'activité partielle s'est amplifié, les embauches ont fortement reculé, en particulier les CDI.

 ©  Dominique PIZZALLA / copyright GROUPE PSA - direction de la communication
© Dominique PIZZALLA / copyright GROUPE PSA - direction de la communication

Baisse structurelle des immatriculations et passage à l'électrique au niveau national

En Bourgogne-Franche-Comté, l'activité dans l'industrie automobile mesurée par les heures rémunérées a reculé de 8.7% au cours du premier semestre 2024 par rapport à la même période de l'année précédente. Ce constat s’inscrit dans un contexte national de baisse structurelle des immatriculations de véhicules particuliers : -25% sur les 11 premiers mois de l'année par rapport à la période avant Covid.

Par ailleurs, les mesures visant à limiter les émissions de CO2 imposent aux constructeurs de vendre moins de véhicules émetteurs en CO2. Concrètement, en 2025, un constructeur devra vendre 20% de véhicules électriques pour ne pas s'exposer à des amendes. Un objectif qui n'est pas encore atteint pour le marché de l'électrique, confronté à une concurrence chinoise de plus en plus importante.

Sur un an, les effectifs salariés ont diminué de près de 5% chez les équipementiers

Fin juin 2024, un peu moins de 37 000 salariés travaillaient dans l’un des 374 établissements de la filière automobile en Bourgogne-Franche-Comté. Sur un an, l'effectif salarié a légèrement diminué. Les équipementiers sont les plus touchés : -4.8% d'emploi salarié dans la fabrication d'équipements automobiles. Le nombre d'emplois intérimaires a lui aussi chuté sur la période.

© Insee

Un recours à l'activité partielle en forte hausse

Au cours du premier semestre 2024, près de 4 000 salariés ont en moyenne été placés au chômage partiel chaque mois, soit 25 % de plus qu’en 2023. Les équipementiers ont davantage eu recours à ce dispositif. Les constructeurs ont également été fortement touchés, particulièrement au cours du premier trimestre 2024.

Moins d'embauches et moins de CDI

Au cours du premier semestre 2024, les établissements de la filière ont embauché 1 900 salariés, soit près d’un quart en moins par rapport à 2023. Le nombre de CDI a légèrement reculé : 68% contre 72% l'année précédente. Les conditions d'embauche restent toutefois plus favorables que dans les autres secteurs industriels où 53% des embauches sont en CDI.

Dans le même temps, 2 560 salariés ont quitté la filière automobile, soit 9,7 % de moins qu’en 2023. Si les départs sont au même niveau qu'en 2019, les motifs ont changé : la part de licenciement économique est plus importante et 15% des départs sont des mises à la retraite soit 10 points de moins qu'en 2019, en lien notamment avec la réforme des retraites.

Infos +

Pour aller plus loin :

Economie

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Comment la municipalité de Besançon peut-elle envisager le commerce sous temps de canicule ?

Après trois vagues de chaleur en deux mois, une quatrième va frapper la Bourgogne-Franche-Comté cette semaine à partir du 28 juillet. Ces températures extrêmes estivales modifient les habitudes quotidiennes et la façon dont nous effectuons nos achats à Besançon et les commerçants le savent bien. Nous avons interrogé Serge Couësme, adjoint au commerce de la municipalité de Besançon.

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

À Besançon, Le 52 lance son appel à candidatures pour sa boutique éphémère de Noël 2026

Le 52, espace dédié aux Industries Culturelles et Créatives porté par l'association Culture Action Bourgogne-Franche-Comté, situé rue Battant à Besançon, lance son appel à candidatures pour la boutique éphémère de Noël 2026. Les créatrices et créateurs émergents de Bourgogne-Franche-Comté ont jusqu'au 31 août 2026 à minuit pour déposer leur dossier.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 28.77
ciel dégagé
le 06/08 à 14h00
Vent
2.51 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
42 %

Sondage