Baisse des crédits : pourquoi les régions sont très en colère…

Publié le 29/09/2017 - 09:51
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:41

La décision du gouvernement d’amputer les crédits des régions de 450 millions d’euros a provoqué jeudi la colère des présidents des exécutifs régionaux, de gauche comme de droite, qui ont claqué la porte de la Conférence des territoires et suspendu le dialogue avec l’exécutif.  La présidente de la région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay parle d’une « désinvolture extrême » de l’État. C’est certain, il y aura un avant et un après « Orléans »

 ©
©

La rupture

"Inacceptable!", "inconcevable!": les présidents de région, réunis en congrès à Orléans, ont fait bloc contre une décision qu'ils considèrent comme un non-respect des engagements de l'Etat. Ils ont  annoncé leur retrait de la Conférence nationale des territoires, qui doit se réunir à nouveau en décembre. Cette instance de concertation, mise en place mi-juillet par le président Emmanuel Macron, rassemble toutes les collectivités territoriales.

  • La confirmation par le Premier ministre d'une baisse de crédits de 450 millions d'euros pour 2018 a provoqué la rupture.

"Comment entrer en discussion sur des sujets importants si l'on n'a pas d'abord la confiance ?", a fait valoir le président de Régions de France, Philippe Richert (LR, Grand Est).  Un vrai scandale", une décision "qui augure mal de la confiance entre l'Etat et les collectivités", selon M. Richert.

Quelques minutes auparavant, les élus avaient réservé un accueil poli à Edouard Philippe, venu tenter de nouer le dialogue. Peine perdue.  "Nous avons décidé de ne pas intégrer le fonds exceptionnel de 450 millions d'euros dans le montant de la TVA qui vous sera alloué", a assumé Edouard Philippe, tout en assurant les régions qu'il n'y aura pas "de baisse nette de leurs ressources" en 2018. Le Premier ministre a rappelé dans son intervention la volonté du gouvernement de parvenir, dans les mois qui viennent, à un "contrat de confiance" avec les 319 collectivités les plus importantes -dont les régions- sur la maîtrise de leurs dépenses de fonctionnement. 

Marie-Guite Dufay : "Ce ne sont pas des façons de faire… "

Interrogée par France Bleu Besançon la présidente PS de la Région Bourgogne Franche-Comté a elle aussi exprimé son désarroi. "Ce ne sont pas des façons de faire.  Nous avons tendu la main, nous avons dit : "scindons en deux, lissons les choses !" Mais aujourd'hui non seulement il n'y a pas eu de réponse à cette main tendue, et même pas une allusion. Et en contre partie, avec une désinvolture extrême,  l'État dit que les régions ont plus de moyens qu'avant. Bien sûr que c'est faux ! C'est pour cela que ça provoque la colère !" 

Matignon "ouvert au dialogue" 

Matignon a aussitôt "regretté" la décision des élus régionaux et dit rester "ouvert au dialogue". "Il est faux de dire que les moyens alloués par l'Etat aux régions sont en baisse" dans le budget 2018, mais l'exécutif ne peut honorer "les chèques en bois de ses prédécesseurs", faisait-on valoir dans l'entourage du Premier ministre.

Pour les régions, en revanche, il n'est "plus possible de participer aux 'simili' concertations engagées par l’État, que ce soit dans un cadre multilatéral (Conférence nationale des territoires, Assises de la mobilité, Etats généraux de l’alimentation…) ou bilatéral (sur la réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage)", a souligné Régions de France dans un communiqué.

Pecresse : "Il y a une parole donnée qui n'est pas respectée" 

Plutôt bien disposés à l'égard du nouvel exécutif jusqu'à ces dernières semaines, les élus régionaux ont vivement rejeté toute amputation de leurs crédits. "Il y a une parole donnée qui n'est pas respectée", s'est insurgée Valérie Pécresse (LR, Ile-de-France) pour qui "l'Etat est complètement à contresens en voulant recentraliser".

"Nous parlons de milliers d'emplois, 450 millions d'euros, c'est 5.000 entreprises aidées", a dit le président de Nouvelle Aquitaine, le socialiste Alain Rousset. Et Xavier Bertrand (LR, Hauts-de-France) a mis en garde contre "la révolte qui gronde dans les communes, les départements et les régions", dénonçant un "profond mépris de la technostruture" à l'encontre des élus. 

Démission en vue pour le président de Régions de France 

Selon les Dernières nouvelles d'Alsace et L'Est Républicain, M. Richert va annoncer samedi sa démission de la présidence de la région Grand Est après 25 ans de mandat local. Une décision confirmée par un président LR de région, qui a précisé que sa succession à la tête de Régions de France aurait lieu "avant la fin octobre". L'ouverture de cette succession a pu néanmoins contribuer au positionnement très ferme de certains chefs d'exécutifs régionaux jeudi à Orléans. 

La plupart des présidents de régions évoquaient "un avant et un après Orléans" dans les relations entre l'État et les collectivités. Certains envisageaient le dépôt d'une QPC, une question prioritaire de constitutionnalité, pour dénoncer l’arbitraire d'une décision qui revient, selon eux, sur les engagements de l'État.

(Avec AFP)

Politique

228 M€ de projet de budget pour la Ville de Besançon et une dette baissée de 11 M€

Pour le dernier conseil municipal de la mandature d’Anne Vignot qui se tiendra le lundi 23 février 2026, les élus bisontins auront à voter les futures orientations budgétaires du prochain budget qui  lui, sera voté après les prochaines élections municipales. Les "grands équilibres" permettant la continuité municipales ont donc été présentés en conférence de presse ce vendredi par l’adjoint en charge de l’Économie, Anthony Poulin, présent aux côtés de la maire de Besançon. 

Municipales 2026 à Besançon : le SMA veut faire des musiques actuelles un enjeu central de la campagne

À l’approche des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, le Syndicat des musiques actuelles (SMA) a appelé les partis politiques à positionner les musiques actuelles comme un enjeu clé de la campagne. L’organisation professionnelle, qui rassemble plus de 600 entreprises de la filière, a interpellé les candidats sur leurs orientations en matière de politique culturelle locale.

Batterie en lithium et protoxyde d’azote dans les centres de tri : Jean-François Longeot presse l’Assemblée nationale d’agir

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs et président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, a saisi la présidente de l’Assemblée nationale, ainsi que le ministre chargé des Relations avec le Parlement. Il demande l’inscription rapide à l’ordre du jour de l’Assemblée de sa proposition de loi consacrée à la prévention des incendies liés aux batteries au lithium et aux cartouches de protoxyde d’azote dans les centres de collecte, de tri et de recyclage.

Municipales dans le Doubs : 575 candidatures déposées, 800 attendues avant le 26 février en préfecture

À l’approche des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, la préfecture du Doubs a rappelé les modalités de dépôt des candidatures et les démarches de prise de rendez-vous. Ce jeudi 19 février, 575 rendez-vous ont été enregistrés, 800 ont attendus avant le 26 février.

Municipale 2026 à Besançon : Force ouvrière interpelle les candidat(e)s dans une lettre ouverte

Le syndicat Force Ouvrière (FO) a rendu public le 18 février 2026 une lettre ouverte adressée aux candidats à l'élection municipale prévue à Besançon. Dans ce courrier, le syndicat souligne son souhait de connaître la position des futurs élus sur plusieurs thématiques touchant directement les agents de la Ville, du Grand Besançon Métropole (GBM) et du CCAS.

Municipales à Besançon : Jacques Grosperrin appelle Anne Vignot à refuser toute alliance avec La France insoumise

Dans un communiqué de presse du 18 février 2026, le sénateur Les Républicains Jacques Grosperrin interpelle directement la maire de Besançon, Anne Vignot, après la mort de l'étudiant de 23 ans, militant d'extrême droite, Quentin Deranque. En ouverture de son texte, il lance d'emblée : ”Un peu de dignité ne nuit pas Madame la Maire !”

Élections municipales 2026 : Pascal Routhier veut “poursuivre le travail engagé”

Pascal Routhier a confirmé sa candidature à sa réélection pour les prochaines élections municipales de mars 2026. Le maire sortant dit vouloir poursuivre le travail engagé depuis déjà quatre mandats en s’appuyant sur un projet fondé sur "l’action concrète et la proximité". 

Anne Vignot invite Marine Tondelier, Clémentine Autain et Guillaume Roubaud-Quashi à son grand meeting

Dans le cadre de la campagne de la liste de la maire sortante ”Besançon vivante, juste et humaine”, Anne vignot et son équipe organisent un grand meeting mardi 3 mars 2026 au grand Kurssal en présence de personnalités politiques nationales.

Besançon : une soixantaine de chercheurs interpellent les candidats aux élections sur la transition écologique

Plusieurs dizaines de chercheurs de l’Université Marie et Louis Pasteur se mobilisent pour interpeller les candidats aux élections municipales à Besançon sur la transition écologique. Ils adresseront à chaque liste un document présentant les enjeux locaux et les actions prioritaires pour le territoire. 

À Belfort, la permanence de Florian Chauche vandalisée par des ”individus cagoulés”

+ réaction des Écologistes • La permanence de Florian Chauche, député du Territoire de Belfort et candidat à la mairie de Belfort, a été la cible de dégradations dans la nuit. L’élu a annoncé ce mardi 17 février sur les réseaux sociaux que son local de campagne avait été vandalisé "par des individus cagoulés".

Municipale à Besançon : Anne Vignot lance ses rendez-vous de proximité dans les quartiers

À l’approche des élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars 2026, la maire sortante, candidate à sa réélection Anne Vignot lance une série de rendez-vous de proximité intitulés "On se retrouve sur Place !". Accompagnée de son équipe, elle invite les habitant(e)s à échanger directement près de chez eux sur l’avenir de la ville, de leur quartier, ainsi que leur avenir.

Haute-Saône : 120 millions d’euros engagés pour l’aménagement de la RN19 entre Calmoutier et Amblans

Après plus de vingt ans de débats, l’aménagement de la RN19 entre Calmoutier et Amblans (Haute-Saône) franchit une étape décisive, ce jeudi 12 février 2026. L’État, la Région et le Département de la Haute-Saône ont signé un protocole engageant plus de 120 millions d’euros pour aménager cet axe stratégique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.31
légère pluie
le 21/02 à 21h00
Vent
2.75 m/s
Pression
1031 hPa
Humidité
88 %