BBCD : polémique musclée entre Jacques Thibault et Claude Jeannerot

Publié le 22/06/2009 - 16:39
Mis à jour le 11/07/2014 - 09:31

Le président démissionnaire du BBCD, relégué en Pro B, a laissé entendre que son départ était notamment lié au manque de concertation avec le conseil général du Doubs. Ce que récuse son président.

Le communiqué de Claude Jeannerot, sénateur et président PS du conseil général du Doubs : « Je voudrais saluer et remercier Jacques Thibault pour son dévouement plein et entier au service du BBCD, dévouement qui explique sans doute que ses critiques à l’égard du Département aient dépassé sa pensée. Où, du moins, ne correspondent pas franchement à la réalité.
Aussi me parait-il nécessaire de rétablir les faits :
 
- moi-même, mon vice-président aux sports, mon cabinet et mes services avons toujours été disponibles pour dialoguer avec M. Thibault et aborder avec lui ses projets. Peut-on parler d’absence de « concertation » ?
 
- le Département est engagé sans réserve aux côtés du BBCD, et a consenti une subvention de 315 000 € (soit plus de 2 millions de francs) pour la saison écoulée. C’est le club sportif le plus aidé, -et de loin ! -, de tous les clubs du Doubs. Peut-on regretter le manque «d’adhésion » du Département ?
 
Au contraire, le Département a tenu sa parole et ses engagements; tous ces engagements. Lui faire porter aujourd’hui la responsabilité de l’échec du BBCD à se maintenir au plus haut niveau, est une défausse pour le moins inacceptable.
 
D’autant plus que la position du Département a toujours été claire et connue de tous: l’aide apportée par le Conseil général, régulièrement réaffirmée, était bien évidemment soumise aux résultats sportifs. A cet égard, la subvention promise pour la saison prochaine, 238 000 €, me paraît témoigner de ce soutien sans faille du Département au BBCD.
 
Sans doute certains voudraient ignorer que le département du Doubs est un des départements français qui soutient le plus les clubs sportifs de haut niveau. Demander encore plus d’argent public, qui plus est dans le contexte économique et social particulièrement dégradé que nous subissons, friserait l’indécence. Nous nous y refusons ».
 
Dans un entretien paru dans L’Est Républicain, Jacques Thibault avait affirmé dimanche « qu’avec le Conseil général du Doubs et la Région, je n’ai jamais réussi à échafauder quelque chose de clair ». « Il n’y a pas ce concertation. Ce n’est pas sérieux. On ne peut pas bâtir l’avenir ainsi (…). Je respecte leur choix, mais ça ne me convient pas et donc je pars ».

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