Budget : à Besançon, le Nouveau Front Populaire local milite contre un projet budgétaire "destructeur"

Publié le 21/11/2024 - 16:37
Mis à jour le 21/11/2024 - 16:27

Le NFP local, ainsi que des associations et syndicats locaux qui soutiennent le programme du Nouveau Front Populaire, ont décidé d'organiser conjointement une conférence de presse jeudi 21 novembre à Besançon afin de dénoncer le budget du gouvernement Barnier et affirmer que d’autres choix sont possibles. Celles-ci ont notamment été présentées à l’intérieur d’une proposition de "contre-budget"émanant du NFP.

Entouré d’associations locales, le NFP, représenté entre autres par Séverine Véziès ce jeudi à Besançon, a cherché à montrer que, aussi bien les actifs que les retraités, étudiants ou encore étrangers demandant l’asile en France et même l’environnement, tous seront impactés d’une manière ou d’une autre par le projet budgétaire du gouvernement de Michel Barnier actuellement étudié par le Sénat. 

Avec ses "40 milliards d’économie et 20 millards d’impôts supplémentaires" pour enrayer le déficit public (6% et une dette de 112% du PIB), le projet initial du gouvernement Barnier prévoit surtout, pour Philippe Marquis (À gauche citoyens), de mettre à contribution "la grande majorité des Français". Parmi l’augmentation de la taxe sur l’électricité ou encore l’indexation partielle des retraites, c’est également la réduction des moyens des services publics qui inquiètent les organisations. 

Un budget avec "des répercussions importantes sur la vie des gens"

Au niveau local, plusieurs élus ont d’ailleurs déjà sonné la tirette d’alarme à ce sujet. C’est le cas notamment pour la Ville de Besançon, amputée à hauteur de 5,6 millions d’euros dans son budget mais également de Grand Besançon Métropole avec 7 millions d’euros en moins ou encore de la Région privée de 18 millions d’euros. Des coupes dans les dotations de l’État qui "auront des répercussions importantes sur la vie des gens" a insisté Philippe Marquis. 

Les organisations présentes (Intersyndicale, Alternatiba, Attac, Unef, Confédération nationale du logement) ont dénoncé ce budget et annoncé soutenir les propositions faites par le NFP qui répondent selon eux, davantage à leurs revendications.

"Le budget Barnier est dramatique sur le plan social, irresponsable sur le plan écologique et il est catastrophique sur le plan économique" - Séverine Vézies

Présenté le 9 octobre dernier, le NFP a effectivement établi un contre-budget qui "n’est pas un budget de bureaucrate, ni de technicien, c’est un budget qui vient du terrain" a expliqué Séverine Vézies. Rappelant l’illégitimité "sur le plan politique et démocratique" de ce gouvernement, elle a  insisté sur le "projet destructeur" de ce dernier qui n’est autre que "le bilan d’Emmanuel Macron et le bilan de l’ensemble des politiques libérales qui sont menées depuis plus de 30 ans". 

Une dette "abyssale" due "aux cadeaux fiscaux"

Citant la Cour des comptes, Séverine Vézies a rappelé que "pour la seule année 2023, les baisses d’impôts pour les grandes entreprises et les ménages les plus riches ont conduit à une perte de recette publique de 62 milliards d’euros". La dette publique "abyssale" serait donc pour la politicienne due "aux cadeaux fiscaux" ayant généré "un manque de recette fiscale, délibérément distribué aux multinationales et aux plus riches de notre pays sans aucune contrepartie" mais non pas à "un excès de dépenses publiques". 

Partant de ce constat, le NFP propose dans son contre-budget 10 mesures phares qui s’orientent autour de trois phases : 

  • Suppressions des niches et des dispositions inefficaces  : fin des exonérations patronales au-dela de deux fois le SMIC, recentrage du crédit impôt recherche.
  • Faire contribuer les ultra riches et les grands groupes à l'effort national : rétablir l'ISF et le volet climatique, plus la réforme de "l'exit tax". Suppression du prélèvement forfaitaire unique. Taxe sur les héritages dorés (au-delà de 200.000€ d'héritage). Taxe exceptionnelle sur les super profits et super dividendes. Taxe sur transitions financières.
  • Faire peser l’effort de la transition sur les plus gros pollueurs et redonner les moyens aux collectivités : mettre fin aux privilèges de l'aérien. Redonner des marges de manoeuvre aux collectivités territoriales notamment avec la CVAE.

Des propositions qui, mises bout à bout, permettraient selon le NFP, de ramener la dette publique à 3% du PIB (contre 6,1 % actuellement) et démontrent "le sérieux que l’on apporte et le réalisme économique dans lequel on est" a insisté Séverine Vézies.

Taxer les plus riches

"On va aller chercher l’argent là où il est" chez "celles et ceux qui depuis des années se gavent sur le dos des Français" notamment en taxant à hauteur de 2% les patrimoines au-delà d’un milliard d’euros (taxe Zucman) a expliqué la politicienne. Cela correspond en France à "taxer 147 milliardaires" a-t-elle encore précisé. 

Rappelant qu’ils continuent de "revendiquer le fait de gouverner le pays, fort de notre résultat aux élections législatives du 7 juillet". Ce contre-budget a également pour objectif de rappeler que le NFP a "une aptitude à gouverner avec un programme clair". 

Pour l’heure, si, comme l’a rappelé Anthony Poulin, "rien n’est joué tant que le budget n’est pas voté", les élus du NFP disent poursuivre le travail parlementaire. Mais il ne fait aucun doute qu’en cas de 49.3 pour tenter de faire passer en force le projet budgétaire, ils n’hésiteront alors pas à déposer une motion de censure pour tenter de renverser "ce gouvernement illégitime".

De son côté, l’Intersyndicale a également rappelé que "le mois de décembre va être assez chaud du point de vue du mouvement social". Le rapport de force est donc toujours en cours. 

Politique

Blocage des lycées : Julien Odoul (RN) demande une réunion de crise après les incidents

Blocages, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre ont marqué plusieurs établissements de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 1er octobre. Dans un communiqué, le président du groupe RN au Conseil régional, Julien Odoul, demande un bilan des dégâts et une réunion de crise. Il met également en cause La France insoumise.

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Département du Doubs : le groupe minoritaire pointe des écarts entre annonces et résultats

Au lendemain de la séance de l’Assemblée départementale du Doubs, le groupe minoritaire ”Doubs social, économique et solidaire” revient sur plusieurs dossiers examinés lundi 28 septembre : protection de l’enfance, aide à domicile, collèges et politique jeunesse. Dans un communiqué, les élus confrontent les annonces présentées pendant la séance aux chiffres figurant dans les rapports et estiment que plusieurs engagements restent à concrétiser.

Département du Doubs : la majorité départementale affiche ses priorités, des pompiers aux collèges

Réunis lundi 28 septembre 2026 en assemblée départementale, les élus de la majorité ont notamment annoncé une hausse d’au moins 5 % de la contribution au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) pour le prochain budget. Jeunesse, protection de l’enfance, restauration scolaire et rénovation des collèges figuraient également à l’ordre du jour.

Élections sénatoriales : les résultats en Franche-Comté

Dimanche 27 septembre 2026, les grands électeurs étaient appelés à désigner les sénateurs de trois départements de Franche-Comté. Dans le Doubs, les sénateurs sortants Jean-François Longeot et Jacques Grosperrin renouvellent leur mandat, tandis qu' Arnaud Marthey fait son entrée à la chambre haute du Parlement. Le candidat socialiste permet à la gauche de retrouver une représentation au Sénat.

À Audeux, le maire décide d’avancer l’installation de la vidéoprotection d’un an

La municipalité d’Audeux souhaite accélérer l’installation de la vidéoprotection, initialement programmée pour 2027. Une consultation organisée auprès des foyers de la commune fait apparaître 74 votes favorables sur 78 participants, a-t-on appris dans un communiqué du maire le 26 septembre 2026.

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.58C°
couvert
le 04/10 à 08h00
Vent
1.25 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
89 %

Sondage