Carburants : la gravité de la pénurie sous-estimée par le gouvernement

Publié le 22/10/2022 - 11:11
Mis à jour le 22/10/2022 - 07:56

Les informations diffusées par le gouvernement sur les pénuries de carburants dans les stations-service pendant la grève des raffineries étaient sans doute sous-estimées, selon les données publiquement disponibles et analysées par l'AFP et d'autres médias.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

L'un des pires jours de la pénurie, le 17 octobre, le gouvernement déclarait que 28,1% des stations-service de France étaient en manque soit d'essence, soit de diesel, soit des deux. Mais la proportion réelle était ce jour-là de l'ordre de 40,6% selon une estimation de l'AFP à partir des données du site prix-carburants.gouv.fr portant sur environ 9.800 stations, et de 40,8%, selon une autre estimation publiée vendredi par Le Figaro. Franceinfo conclut de son côté que 50% des stations étaient en difficulté ce jour-là.

Il s'agit de moyennes nationales. Les stations fermées se concentraient en effet dans le nord, le centre et le sud-ouest, où les proportions étaient bien supérieures, tandis que le Grand Ouest a été moins touché.

Au pic de la grève, 49% des stations des Hauts-de-France et 47% de celles d'Ile-de-France étaient de facto fermées les 11 et 10 octobre, respectivement, selon l'AFP, c'est-à-dire qu'elles ont déclaré vendre ni essence, ni diesel. Des proportions en phase avec les témoignages recueillis auprès d'automobilistes en quête de plein.

Ces jours-là, le gouvernement affirmait qu'environ 44% des stations dans ces deux régions étaient en rupture totale ou partielle.

Pire : en Haute-Garonne, ce sont 72% des stations qui connaissaient des ruptures de carburants le 11 octobre, selon l'AFP.

Au pic de la grève donc, un peu moins de la moitié des stations de France ont manqué de carburant, dont un tiers étaient complètement à sec, selon plusieurs estimations de médias.

Carburants interchangeables

Le Figaro évoque des chiffres "beaucoup plus alarmants qu'annoncés". Franceinfo, "en appliquant la même méthodologie que celle de l'exécutif, à partir de la même source de données", estime les chiffres réels des stations en difficulté "supérieurs de 8 à 20 points de pourcentage à ceux du gouvernement".

La grève des raffineries a commencé le 27 septembre chez TotalEnergies. Une grève entamée quelques jours auparavant dans les deux raffineries d'Esso en France a également contribué à assécher le pays, puisqu'il ne restait au pire de la crise qu'une seule raffinerie en service, opérée par un autre groupe (Petroineos).

La France compte environ 9.900 stations-service actives, qui renseignent chaque jour leurs prix sur un portail du ministère de l'Economie, une obligation plus ou moins bien respectée et qui concerne celles qui vendent plus de 500 mètres cubes par an. Ces données sont téléchargeables sur prix-carburants.gouv.fr.

Pour ses calculs, l'AFP a considéré, comme le gouvernement, Le Figaro et Franceinfo, les trois types d'essence SP98, SP95 et SP95-E10 comme interchangeables.

Le ministère, interrogé par l'AFP, a expliqué qu'il ne comptait que les stations déclarant une "rupture", mais pas les stations cochant une autre case disant qu'un carburant est "non distribué" pour d'autres motifs, une catégorie qui n'est pas distinguée dans les données publiques. Il a refusé de fournir ses données complètes incluant cette catégorie.

Lent retour à la normale

Les horaires des remontées peuvent également influer à la marge sur le taux de rupture constaté; et ces chiffres dépendent de l'assiduité des stations pour le renseignement des données, alors que certains prix dans le fichier remontent à plusieurs jours.

Des écarts apparaissent notamment entre le fichier actualisé en temps réel plusieurs fois par jour, les données quotidiennes publiées une fois par jour et l'agrégat annuel.

La tendance reste néanmoins à l'amélioration cette semaine, à la faveur des réquisitions de salariés grévistes et des suspensions de grèves chez Esso-ExxonMobil et TotalEnergies, seuls deux sites du groupe pétrolier français étant encore en grève vendredi.

Une autre façon de visualiser la pénurie est de compter les stations qui déclaraient vendre à la fois de l'essence et du diesel: elles étaient 92% à le faire avant le grève, et seulement 53% lundi. Un taux revenu à 75% vendredi pour les premiers départs en vacances.

(AFP)

Politique

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

Face à “l’explosion des refus d’obtempérer”, Laurent Croizier écrit au ministre de l’Intérieur

Face à l’augmentation jugée "alarmante" des refus d’obtempérer, le député Laurent Croizier a adressé un courrier au ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, le 6 février dernier pour renforcer les sanctions à l’égard des auteurs, apprend-on dans un communiqué du 9 février 2026. 

Municipales 2026 : Séverine Véziès lance “un simulateur de programme”. C’est quoi ?

La liste ”Faire mieux pour Besançon”, soutenue par la France insoumise et dont la tête de liste est Séverine Véziès, propose un programme autour de quatre piliers, 30 engagements et plus de 200 mesures. Dans le but que les électrices et les électeurs prennent connaissance des mesures qui les concerneront selon leur âge, leur situation professionnelle et familiale et leur mode de transport, un simulateur de programme a été lancée mardi 10 février 2026.

Municipale 2026 à Besançon : Eric Delabrousse propose 10 mesures autour de la santé

Pass' Sport-Santé, bus de prévention-santé itinérants, dispositifs d'écoute et d’accompagnement… Eric Delabrousse, candidat Horizons à l’élection municipale de Besançon a annoncé ce mois de février 2026 plusieurs mesures phares autour de la santé qu’il aimerait mettre en place s’il est élu à la municipalité.

Municipales à Besançon : Séverine Véziès (LFI) compte fermer le zoo de la Citadelle

Dans le cadre des élections municipales à Besançon, la candidate Séverine Véziès a pris position sur la question de la condition animale. L’association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) indique dans un communiqué du 4 février 2025 qu'elle s’engage à "agir pour la condition animale, notamment à fermer le zoo municipal et à placer les animaux dans des sanctuaires."

La Citadelle de Besançon sera de nouveau illuminée dès l’automne 2026

VIDÉO • Un point d’étape technique consacré au projet d’éclairage de la Citadelle de Besançon s’est tenu mercredi 4 février 2026. Les travaux doivent débuter le 15 juin, pour une mise en lumière du monument annoncée à l’automne 2026.

Procès RN : cinq ans d’inéligibilité requis en appel contre Marine Le Pen

La confirmation de la peine de cinq ans d'inéligibilité a été requise mardi 4 février 2026 par l'accusation contre Marine Le Pen au procès en appel à Paris des assistants d'eurodéputés du Front national, une peine qui l'empêcherait de candidater à l'Elysée en 2027 alors que l'extrême droite a le vent en poupe.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.45
légère pluie
le 11/02 à 09h00
Vent
6.78 m/s
Pression
994 hPa
Humidité
90 %