Coronavirus : parlez (de nouveau) dans l'Hygiaphone !

Publié le 12/05/2020 - 15:03
Mis à jour le 12/05/2020 - 14:53

Symbole du guichet à l’ancienne, immortalisé en 1977 par le tube rock du groupe Téléphone puis tué par l’open space, l’Hygiaphone connaît une nouvelle jeunesse avec la lutte contre le coronavirus, à côté de multiples avatars en plastique parfois conçus à la hâte.

©GC ©
©GC ©

Pharmacies, buralistes, banques, caisses des hypermarchés : tous les lieux restés ouverts ou bientôt rouverts au public en demandent, faisant le bonheur de fabricants plus ou moins débutants.

Chez Fichet, groupe de 128 millions d'euros de chiffre d'affaires qui détient la marque déposée historique "Hygiaphone", le téléphone a commencé à sonner avant le confinement, "fin février-début mars", indique Arnaud Boulas, responsable commercial : "Il y a eu des pharmacies, quelques grosses entreprises, des administrations, des mairies, des commissariats, et on a commencé à faire du stock".

"Avec ce qui nous arrive aujourd'hui, on a de plus en plus de clients qui après le confinement souhaitent revenir sur des solutions de protection de leurs salariés à l'accueil", ajoute-t-il auprès de l'AFP, évoquant "un rebond exponentiel des commandes".

L'usine de Baldenheim en Alsace a aussitôt augmenté la cadence, puis fermé trois semaines en raison de la situation sanitaire et rouvert le 20 avril. C'est là que Fichet fabrique le produit breveté phare de la gamme Hygiaphone, un guichet "pass-son" à membrane vibrante étanche aux germes, qui amplifie le son et se fixe dans une fenêtre de paiement ou une vitre.

Créativité

L'invention, qui n'a jamais connu la crise et même profité ces dernières années des besoins en menuiserie de sécurité face au risque terroriste, par exemple dans les ambassades, date de 1945 et d'une épidémie de grippe.

Son créateur, l'entrepreneur parisien André Bourlier, a eu pour premier client la SNCF, puis a équipé les postes à partir de 1962, puis de nombreux bâtiments, dont les guichets de la Tour Eiffel.

"La culture populaire s'en est emparé et la chanson du groupe Téléphone, +Hygiaphone+, en 1977 incarne le cri d'une génération contre toutes ces administrations, de l'ANPE à La Poste, qui ont toutes des guichets qui se ressemblent", relate Sébastien Richez, historien auprès de La Poste. C'est la crise, et la jeunesse réclame son déconfinement social et culturel.

A partir des années 1990, dans un souci d'image, La Poste enverra l'Hygiaphone et son socle massif en granit rose au musée, au profit de guichets à îlots ouverts. Grâce à l'informatique et aux moindres quantités d'argent brassé en agences, la tendance sera la même dans les banques.

Le coronavirus pourrait-il ressusciter le comptoir "bunker" ? Les premiers jours de la crise sanitaire ont en tout cas entraîné un élan de créativité, certaines supérettes par exemple protégeant leur personnel aux caisses avec un paroi improvisée dans du film plastique alimentaire.

Guerre du plexiglas

A Toulouse, un sous-traitant d'Airbus découpe du polycarbonate et croule sous les commandes. Dans le bassin de Montbéliard, un sous-traitant de Peugeot, Courtet Polycomm, a pu rester ouvert pendant le confinement et faire travailler ses 17 salariés en vendant une "visière casquette amovible" et des "vitres de protection" en plexiglas.

"On n'aurait jamais pensé qu'il y aurait autant de demandes, et c'est que le début! Le plexiglas commence à manquer", confie Stéphane Courtet.

Près de Nice, le pharmacien du village de L'Escarène, Thibault Tchilinguirian, a référencé un prototype en plexiglas sur le Comptoir des Pharmacies, et entraîné la reconversion d'un fabricant d'éclairage voisin, Orsteel Light.

"Les 4.000 premiers modèles se sont vendus en 30 heures. On a dû limiter pour que tout le monde en ait et puisse continuer à travailler en mode retranché", dit-il. "J'avais commencé à y penser avant le confinement. On m'a adressé à une société qui n'y croyait pas et c'est moi qui ai fait les 150.000 euros d'avance de trésorerie pour acheter du plexiglas. Maintenant un industriel a pris le relais. On est resté à prix coûtant mais le prix du plexiglas a monté... il y a une vraie guerre de l'ombre sur le plexiglas".

Et une autre guerre se profile : "Hygiaphone, comme c'est un nom connu de tous, beaucoup l'utilisent aujourd'hui à mauvais escient", observe le groupe Fichet, qui "travaille à remettre un peu d'ordre dans ces usages abusifs de la marque". N'est pas Hygiaphone qui veut : il menace d'engager des "procédures".

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Economie

Matthias Marc distingué par les Talents Servair pour son nouveau restaurant Maison des Cimes à Malbuisson

Le chef franc-comtois Matthias Marc figure parmi les quatre lauréats de la première édition des Talents Servair, un concours destiné à soutenir les projets d’ouverture et de montée en gamme de restaurants, a-ton appris le 12 octobre 2026. Son établissement, la Maison des Cimes, récemment ouvert à Malbuisson, dans le Haut-Doubs, bénéficie ainsi d’un dispositif d’accompagnement financier et professionnel.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le ski à l’honneur chez Decathlon Besançon en octobre et novembre : bourse, rachat et location

Publi-info • Des skis, déjà ? Hé oui, l’hiver se profile et ce n’est pas quand la neige se met à tomber qu’il faut penser à s’équiper. Fort de cette idée de vous aider à préparer les premières neiges, Decathlon vous propose trois événements : une bourse aux skis, puis une opération reprise de skis et, enfin, de la location.

Une nouvelle brasserie artisanale voit le jour dans la vallée de la Loue

La Brasserie Barlou vient d’être inaugurée le 9 octobre 2026 à Quingey. Pour les gérants Florent Brischoux et Alix Pouillard, cette brasserie artisanale est l'aboutissement naturel d'une aventure déjà bien implantée sur les bords de la Loue, entre loisirs de pleine nature, restauration, musique et convivialité.

À Dannemarie-sur-Crète, Stéphanie Villard place la santé des femmes au cœur de son approche nutritionnelle

Stéphanie Villard a récemment installé son cabinet de diététicienne nutritionniste au Pôle santé de Dannemarie-sur-Crète. Spécialisée notamment dans les enjeux liés à la santé féminine, elle privilégie un accompagnement sans régime restrictif, ni objectif de poids imposé.

Ludovic Fagaut : " Le marché de Noël de 2026 n’aura rien à voir avec les marchés de Noël d’avant ", mais…

À l’occasion d’une conférence de presse consacrée au bilan de la saison touristique estivale 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a rappelé que les fêtes de fin d’année constituent elles aussi un rendez-vous majeur pour l’attractivité touristique de la ville. Alors que le nouvel édile est particulièrement au tournant des festivités de Noël, il annonce, à sept semaines de leur lancement : "Le marché de Noël 2026 n'aura rien à voir avec les marchés de Noël d’avant".

Tourisme à Besançon : entre canicules, hausse des nuitées en camping et record de clientèle étrangère

VIDÉO • Avec ses cinq épisodes caniculaires, la saison touristique 2026 affiche des résultats contrastés dans le Grand Besançon. Si plusieurs sites enregistrent une baisse de fréquentation, les campings progressent fortement, les piscines municipales battent des records et la clientèle étrangère atteint un niveau inédit. Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, entouré de Christine Werthe, adjointe en charge de la Citadelle et du patrimoine Unesco, de Patrick Ayache, vice-président de GBM en charge du tourisme et de Patrice Hennequin, président de l'Office de tourisme et des congrès de GBM, a présenté les chiffres et les enjeux vendredi 9 octobre 2026.

En images – La grande braderie d’automne à Besançon… c’est parti !

DIAPORAMA • La Grande Braderie d’Automne a démarré ce vendredi 9 octobre 2026 dans le centre-ville de Besançon. Organisé par l’Union des Commerçants de Besançon, l’événement réunit plus de 200 exposants et se poursuit ce samedi 10 octobre dans les principales rues et places du centre historique.

Carrefour des collectivités à Besançon : derrière les sourires, l’inquiétude des travaux publics…

Le 14e Carrefour des collectivités locales a été inauguré ce jeudi 8 octobre 2026 au parc des expositions Micropolis, à Besançon. Dans les allées du salon, l’ambiance était chaleureuse et les échanges nombreux entre élus, entreprises et partenaires, mais derrière cette convivialité, les mots prononcés lors de l’inauguration ont parfois été forts. Le monde des travaux publics a notamment fait entendre son inquiétude face au recul de la commande publique, au ralentissement des projets et aux incertitudes budgétaires.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.13C°
nuageux
le 14/10 à 17h00
Vent
2.28 m/s
Pression
1030 hPa
Humidité
68 %

Sondage