Décès: Robert Schwint quitte Besançon en toute unanimité

Publié le 25/01/2011 - 18:22
Mis à jour le 25/01/2011 - 18:22

Celui qui a été maire de Besançon pendant 24 ans est décédé lundi soir à l’âge de 83 ans. Dans la lignée de Jean Minjoz, Robert Schwint a marqué la capitale régionale de son empreinte.

Gamin, parait-il qu’il rêvait d’être président de la République. Il n’est pas arrivé jusque-là. N’empêche qu’il a consacré une bonne moitié de sa vie à la politique. Il serait d’ailleurs plus juste de dire à la chose publique. Plutôt que de ferrailler sans cesse avec ses adversaires, il préférait « mener un projet de A à Z » par la persuasion tranquille. C’est ça « la fierté du maire », disait-il tout au long de ses quatre mandats de premier magistrat de Besançon, de 1977 à 2001, et même avant puisqu’il a été élu maire pour la première fois en 1959 au Russey dans le haut Doubs où il a débarqué comme instituteur.
 
Né le 11 janvier 1928 à Montbéliard de parents protestants très modestes - son père était menuisier et sa mère femme de ménage-, Robert Schwint avait alors 31 ans. A partir de là, il a enchainé 42 ans de mandats: conseiller général du Doubs de 1976 à 1982, sénateur de 1971 à 1988 où il a assuré la présidence de la commission des Affaires sociales, membre de droit du conseil régional de Franche-Comté jusqu’en 1986 puis conseiller régional, député du Doubs de 1988 à 1993 et, bien sûr, maire de Besançon pendant quatre mandats de 1977 à 2001.
 
Un parcours « en toute simplicité »
 
A l’issue de ce parcours « en toute simplicité », titre d’un livre publié en 2003 aux éditions Gunten, Robert Schwint, le social-démocrate, plus proche d’Edgar Faure et d’André Boulloche que de Jean-Pierre Chevènement, garde une image intacte. Ses adversaires politiques, qui n’ont jamais réussi depuis la guerre à reprendre Besançon, lui reconnaissent une qualité d’écoute et une réelle proximité avec les gens. Premiers à réagir hier à Besançon à la suite de l’annonce de son décès, trois élus UMP. La réaction de Françoise Branget, députée de droite, est élogieuse et prend acte d’un bilan flatteur.
 
« Robert Schwint a su au cours du quart de siècle passé à la tête de Besançon, imprimer son image d’humaniste et d’homme de progrès. Par sa proximité vraie avec les gens, son franc-parler et la passion qu’il nourrissait pour notre Cité, il restera longtemps dans le cœur des Bisontins en digne successeur de Jean Minjoz.
 
Attaché à la défense d’un patrimoine vivant, il a rendu aux façades leur lustre, et contribué à l’essor touristique grâce à l’ouverture de la Citadelle au public. Soucieux de l’amélioration de la qualité de vie des habitants, il a permis une meilleure fluidité de la circulation grâce à la réalisation du tunnel sous la Citadelle et a donné l’impulsion pour les grands projets d’équipements sportifs et culturels comme le nouveau Palais des sports, le stade Léo Lagrange ou encore le Marché Beaux-Arts.
 
Doté d’une vision sociale réaliste et juste, il a réussi l’implantation d’un CHU moderne à Planoise et a œuvré pour la rénovation du parc des logements sociaux. Homme simple et bon, il a géré la ville avec une extrême prudence et une parfaite lucidité. Toujours animé par l’intelligence du consensus, il a permis à la Franche-Comté, en collaboration avec les exécutifs locaux, de se développer au-delà des clivages partisans ».
 
La promesse non tenue de Moscovici
 
Finalement c’est dans son propre camp qu’il a été le plus gêné aux entournures. N’a-t-il pas rendu sa carte du PS quand Pierre Moscovici a « oublié sa promesse » de positionner Simone Schwint, son épouse, en position d’éligibilité sur la liste du PS aux régionales de 1998 ? Mal en a pris à l’ancien secrétaire d’Etat puisqu’elle a été élue en présentant une liste de gauche dissidente…
 
Autre contretemps, lors de sa succession en 2001, les choses ne se sont pas passées comme il le souhaitait. Il a reconnu il y a quelques mois que Jean-Louis Fousseret n’était pas son « poulain ». « J’ai laissé le soin au parti socialiste de choisir mon successeur », a-t-il affirmé dans une interview à La Presse Bisontine. Il a également considéré comme « un échec » le projet non abouti d’un funiculaire pour accéder à la Citadelle.
 
  
Robert Schwint sera enterré samedi à Besançon lors d’un service protestant célébré en l’église Saint-Pierre à 11h. Les personnes souhaitant lui rendre un dernier hommage pourront venir se recueillir autour de lui vendredi 28 janvier en l’Hôtel de Ville de Besançon, place du Huit Septembre, de 9h à 20h.
 
 

Politique

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.88C°
nuageux
le 19/10 à 14h00
Vent
3.26 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
82 %

Sondage