École-Valentin : les gendarmes peuvent (enfin) accéder aux caméras de sécurité

Publié le 17/01/2024 - 15:57
Mis à jour le 17/01/2024 - 15:18

La mairie d’École-Valentin a signé mercredi 17 janvier 2024 une convention avec la gendarmerie du Doubs pour autoriser le déport des images des caméras de vidéo-protection de la commune en direction du centre d’opération de renseignement de la gendarmerie. Il s’agit de la deuxième collaboration de ce type dans l’arrondissement de Besançon à prendre part à ce nouveau dispositif qui vise à permettre une meilleure réactivité des forces de l’ordre en cas d’infraction délictuelle. 

En 2016, la commune d’École-Valentin avait fait le choix de s’équiper en caméras de vidéo-protection. Au total 38 caméras visibles ont ainsi été réparties sur 18 sites de la commune. Huit ans plus tard, elles se font aujourd’hui le relais des forces de l’ordre grâce à une convention signée entre le maire Yves Guyen et le colonel Lionel James commandant du groupement de gendarmerie du Doubs qui permet dès à présent aux gendarmes de bénéficier d’une vue "en direct" des images de vidéo-protection.

De par sa proximité avec la RN 57 et l’autoroute A36, la commune d’’École Valentin se trouve selon le maire Yves Guyen sur un "secteur un peu sensible" qui occasionne notamment beaucoup de passages. Autrement dit "un point stratégique" pour les forces de l’ordre qui pourront désormais accéder directement aux images en cas de signalement. "Avant trois personnes étaient habilités à utiliser le système sur demande des forces de l’ordre mais pour cela il fallait une réquisition du procureur" a expliqué le premier adjoint Serge Meslieres.

Permettre l'accès "à des informations capitales"

À noter qu'il n'y a pas en permanence une personne dédiée à la surveillance et ce ne sera d'ailleurs toujours par le cas avec ce nouveau dispositif actuellement en phase d'expérimentation. Mais désormais, "la gendarmerie pourra prendre la main en direct lorsque des actes malveillants seront commis sur la commune" a précisé le maire Yves Guyen. En ayant la possibilité de consulter directement les images des caméras dès qu'un signalement est donné, la gendarmerie est alors en capacité de communiquer "des informations capitales pour les intervenants" d’après le colonel, qui permettront aux forces de l'ordre de gagner en réactivité.

Un dispositif encore en phase d'expérimentation

Selon la gendarmerie, l’efficacité de la vidéo n’est d’ailleurs plus à prouver, "25% des cambriolages élucidés le sont grâce à la vidéo". Celle-ci a pour avantage premier de simplifier le travail d’enquête et l’identification des auteurs. Autrement dit, à terme, plus il y aura de communes qui rejoindront le dispositif, plus les gendarmes seront en capacité de suivre les individus sur une plus longue distance en cas de fuite. À noter que les images peuvent également être enregistrées dans le cadre d’une réquisition judiciaire et saisies par les officiers de police judiciaire pour être ensuite exploitées dans le but de "résoudre l’affaire et retrouver les malfaiteurs" a expliqué le colonel James.

École-Valentin est la deuxième ville, avec Ornans, a avoir adhéré à ce dispositif auquel peuvent prendre part toutes les communes de l’arrondissement de Besançon équipées en caméras de sécurité. 

© Élodie R.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

L’inscription de l’IVG dans la Constitution française sera-t-elle votée par le Sénat ?

Le Sénat se prononcera mercredi 28 février 2024 après-midi sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution, un vote rendu très incertain par les réticences de la droite et qui pourrait bouleverser le calendrier parlementaire de la réforme. C'est l'étape la plus périlleuse de la révision constitutionnelle promise par le président de la République, Emmanuel Macron : l'exécutif ne pourra la faire aboutir sans un vote majoritaire des 348 parlementaires du Palais du Luxembourg.

Hommage aux Manouchian à Besançon : une ”instrumentalisation” du Parti communiste selon Besançon maintenant

Une cérémonie en hommage aux résistants du groupe Manouchian s’est tenue place du 8 Septembre à Besançon, organisée par le Parti communiste français et la Ville de Besançon. Pour Ludovic Fagaut (LR), chef du groupe Besançon maintenant au conseil municipal, parle d’une ”instrumentalisation à des fins partisanes”.

À Besançon, une centaine de personnes rassemblées en hommage au groupe Manouchian

Alors que le couple de résistants communistes, Missak et Mélinée Manouchian étaient panthéonisés lors d’une cérémonie d’hommage national à Paris mercredi 21 février, en même temps à Besançon, une cérémonie s’est  tenue place du 8 Septembre en présence d’une centaine de personnes.

Visas, pesticides, simplification : Gabriel Attal donne des gages aux agriculteurs avant le Salon

Un mois après le début d'un mouvement d'exaspération des paysans, Gabriel Attal a placé mercredi 21 février 2024 l'agriculture "au rang des intérêts fondamentaux" du pays, récapitulant les engagements déjà pris par le gouvernement et annonçant quelques nouvelles mesures sur les saisonniers étrangers, les pesticides et la rémunération.

Reçus à l’Elysée, FNSEA et JA attendent des “décisions claires” avant le Salon de l’agriculture

Les dirigeants des deux syndicats agricoles majoritaires, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA), ont dit attendre des "décisions claires" d'Emmanuel Macron qui les reçoit mardi 20 février 2024 dans l'après-midi à l'Elysée, à quatre jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris.

Agriculteur : ”Le toilettage normatif ne signifie pas l’abandon de toute ambition en matière environnementale” selon le sénateur Rietmann

À l’occasion d’un débat sur l’avenir du modèle agricole français le 13 février 2024, Olivier Rietmann, sénateur LR de la Haute-Saône, a défendu une revendication nouvelle exprimée par les agriculteurs lors du récent mouvement de protestation : l’impératif de simplification administrative.

Magazine municipal de Besançon : une “propagande politique” selon L. Croizier et L. Fagaut

Suite à la parution de l’édition février/mars 2024 du magazine municipal Besançon votre ville, les élus du groupe Ensemble bisontins (Renaissance-Modem-Horizon) et du groupe LR Besançon maintenant ont exprimé leur stupéfaction, mercredi 14 février 2024, en dénonçant “le détournement du magazine de la ville à des fins de propagande politique”. Le dossier porte, ce mois-ci, sur le positionnement de la maire de Besançon, Anne Vignot, au sujet de la loi immigration. Une entrevue qui n’a pas laissé les groupe d’élus sans voix.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.21
nuageux
le 28/02 à 15h00
Vent
2.7 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
80 %