Election présidentielle : les réactions en Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 25/04/2022 - 11:40
Mis à jour le 25/04/2022 - 17:36

Emmanuel Macron a été réélu président de la République ce dimanche 24 avril avec plus de 58 % des voix. Un résultat qui est loin d’avoir laissé de marbre les acteurs politiques en Bourgogne-Franche-Comté… 

Les réactions en Bourgogne-Franche-Comté :

A son tour le Mouvement Démocrate de Haute-Saône réagit à la victoire du président sortant. "C’est un soulagement que le choix des Français se soit porté sur le président sortant Emmanuel Macron face à l'impasse que représente les populismes et extrémismes de Madame Le Pen au 2nd tour et de M. Mélenchon au 1er tour. Reste que cette victoire confère au Président d’immenses responsabilités afin de ne laisser personne au bord du chemin.

Il s’agira en effet de rassembler les Français, de tenir compte des inquiétudes exprimées, et ce quelles que soient leurs opinions. Il s’agira de changer de façon de faire, d’entamer un renouveau démocratique ou encore d’associer au plus près les français, qui plus est à l’éclairage des abstentionnistes et du vote blanc. Souvenons-nous des attentes de 2002 et de ces déceptions … !

Au niveau local, la victoire doit, bien sûr, être synonyme d’humilité et de modestie considérant le score de Marine Le Pen, autant de remises en causes de la manière de faire de la politique.

La France optimiste, bienveillante qui recherche des solutions afin de ne laisser personne au bord du chemin, nous la construirons « Avec Vous ». Avec un Mouvement Démocrate qui se veut force de propositions, à votre écoute pour faire remonter vos questionnements ou inquiétudes. Être dans la proximité c’est l’ADN du Mouvement Démocrate. Mais pour cela nous aurons besoin de vous, toutes et tous. Pour que vous soyez acteurs de la vie publique, pas dans la contestation comme vous le propose certains opposants mais dans la construction. Alors rejoignez-nous ! Rejoignez le Mouvement Démocrate de Haute-Saône !"

Eric Alauzet, député du Doubs (LREM)

Karima Rochdi, conseillère municipale En marche à Besançon et conseillère communautaire de Grand Besançon :

"Avec cette seconde victoire consécutive d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, l’essentiel est sauvegardé.

L’essentiel, c’est la garantie des libertés fondamentales et l’égalité de chaque citoyen français devant la loi. Ce sont les deux premières valeurs fondatrices de la République. Elles sont préservées.

À cela j’ajouterai la garantie des équilibres dans une Europe qui, on le sait, a besoin de s’unir, de se renforcer, face aux périls. 

Si l’essentiel est sauvegardé, le plus important reste à reconstruire. Et le plus important, c’est la cohésion humaine, sociale, à l’intérieur du pays tel qu’il est, dans toutes ses composantes, dans tous ses territoires. Ce qui est à reconstruire, c’est avant tout la fraternité. Dans les crises successives qu’elle a traversées ces dernières années, la France a tenu bon. Certains ont tout fait pour exploiter les difficultés, pour attiser les divisions. Notre rôle, en tant qu’élus de la majorité présidentielle, est maintenant de réinvestir tous ces territoires, tous ces groupes humains, qui se sentent trop souvent délaissés. La confiance doit revenir partout dans le pays. 

Les élections législatives vont être, dans les semaines qui viennent, un second moment incontournable de citoyenneté et de reconstruction d’une majorité parlementaire sur laquelle le Président de la République pourra s’appuyer".

Jacques Ricciardetti, vice-président du groupe RN en Bourgogne-Franche-Comté

"Il y a une majorité importante au niveau national qui s’est reportée sur Emmanuel Macron, les gens ont bien compris que le candidat Macron c’était le candidat de la retraite à 65 ans, de toujours plus de taxes, toujours plus d’impôts, de toujours plus d’immigration, de toujours moins de pouvoir d’achat, de toujours plus d’insolence et d’arrogance. Rien n’est terminé et aussi je voudrais donner un message d’espoir parce qu’il va y avoir un troisième tour, les élections législatives. Le peuple français, les Bourguignons et Francs-Comtois et les habitants du Doubs ont le pouvoir de ne pas laisser le plein pouvoir à cette arrogance et à Emmanuel Macron.

Nous combattrons, comme nous l’avons toujours fait, pour ces élections présidentielles, comme on l’a toujours fait pour les précédentes élections, de manière vaillante et continue. Nous sommes l’opposition aujourd’hui, c’est très clair, je rappelle que Marine Le Pen avait fait 33% et aujourd’hui elle est à 42%, donc le socle d’opposition c’est bien nous et le Rassemblement national, des idées qui ont porté Marine Le Pen à ce deuxième tour à 42%."

Julien Odoul,  président du groupe RN au conseil régional et porte-parole national de Marine Le Pen

Anne Vignot, maire et président de Grand Besançon Métropole (EELV)

Pour la maire de Besançon, "on ne peut pas se réjouir des chiffres que nous avons aujourd'hui" à propos du Rassemblement national. "On peut dire que la gauche s'est mobilisée aujourd'hui, pour partie, pour sauver Macron et je le dis, ça veut dire que dans la rue il y a la colère et il y a beaucoup de votes blancs", précise-t-elle après avoir tenu un bureau de vote et participé au comptage, "je crois d'ailleurs qu'il est urgent que l'on sache donner du sens à ce vote blanc et ça démontre que l'on n'a pas entendu, écouté ce qu'il se passe en ce moment. (...) J'espère qu'on va entendre, qu'on n'aura pas l'arrogance qu'on a eu au premier tour et qu'on sera modeste face à quelque chose qu'il y a à construire (…)"

Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté (PS)

Séverine Véziès, cheffe de file de la France Insoumise pour la région Bourgogne-Franche-Comté

Annie Genevard, députée LR du Doubs 

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