Emmanuel Macron charge Elisabeth Borne de former un "gouvernement d’action"

Publié le 26/06/2022 - 09:43
Mis à jour le 26/06/2022 - 09:29

Dans un entretien à l’AFP ce dimanche 26 juin, Emmanuel Macron assure avoir demandé à la Première ministre, Elisabeth Borne, de lui présenter en fin de semaine prochaine des "propositions" pour "un nouveau gouvernement d’action" qui sera nommé "dans les premiers jours du mois de juillet". Soit, a priori, avant le discours de politique générale de la cheffe du gouvernement devant le Parlement annoncé pour le 5 juillet et l’adoption, le lendemain, du "paquet pouvoir d’achat" en Conseil des ministres.

Élisabeth Borne © FBK EB
Élisabeth Borne © FBK EB

En attendant la nomination de nouveaux ministres pour remplacer les trois perdantes aux législatives et Yaël Braun-Pivet (Outre-Mer), choisie par la majorité pour devenir la première femme présidente de l’Assemblée nationale, voilà qui offre un peu d’air – et un rôle – à une Elisabeth Borne si effacée depuis sa nomination à Matignon qu’on disait son avenir menacé rue de Varenne.

"La composition d’un nouveau gouvernement d’action au service de la France"

'A mon retour des sommets du G7 et de l’Otan [qui se tient jusqu’à jeudi, ndlr], la Première ministre me soumettra des propositions pour une feuille de route pour le gouvernement de la France sur les prochains mois et les prochaines années, et également pour la composition d’un nouveau gouvernement d’action au service de la France que nous mettrons en place dans les premiers jours du mois de juillet', a déclaré le chef de l’Etat. Ce gouvernement pourra être rejoint par des représentants de forces politiques prêtes à coopérer avec la majorité.

Des jeux de positions

Pour l’instant, malgré deux salves d’entretiens, d’abord à l’Elysée auprès du Président, puis au téléphone avec Elisabeth Borne en fin de semaine, les oppositions ont toutes décliné la perspective d’une coalition et d’une entrée au gouvernement. Pour ne pas être prises au piège et rendues responsables des futurs blocages à l’Assemblée, elles ont toutes annoncé être prêtes à voter des textes si leurs amendements étaient repris par le gouvernement.

Des insoumis au Rassemblement national en passant par les socialistes et le parti Les Républicains, tous ont promis de mettre sur la table leurs propositions "pouvoir d’achat" pour la semaine prochaine. Les jeux de positions vont durer encore un moment.

(AFP)

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