Emmanuel Macron enjoint les oppositions réticentes à s'inscrire dans la voie de "compromis"

Publié le 23/06/2022 - 08:23
Mis à jour le 23/06/2022 - 08:38

Les oppositions ont fraîchement accueilli l'allocution d'Emmanuel Macron ce mercredi 22 juin 2022 qui, avant d'entamer ce jeudi un marathon international, les a enjointes à "clarifier" dans les 48 heures la manière de "bâtir des compromis" pour résoudre la crise politique née des élections législatives.

© Capture TV ©
© Capture TV ©

Ecartant en quelques mots l'hypothèse d'un gouvernement d'union nationale, testée mardi et mercredi auprès de certains dirigeants de parti, le chef de l'Etat a demandé un choix à la gauche unie, au Rassemblement national et aux Républicains, qui l'ont empêché d'avoir une majorité absolue dimanche.

Les groupes au Palais Bourbon doivent "dire en toute transparence jusqu'où ils sont prêts à aller", et ce à courte échéance, a-t-il prévenu: "Il faudra clarifier dans les prochains jours la part de responsabilité et de coopération que les différentes formations de l'Assemblée nationale sont prêtes à prendre: entrer dans une coalition de gouvernement et d'action (ou) s'engager à voter simplement certains textes, notre budget".

Il leur a donné 48 heures, voulant "commencer à bâtir cette méthode et cette configuration nouvelle" à son retour du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles. Son marathon diplomatique le conduira ensuite à un sommet de l'Otan et à un sommet du G7.

M. Macron a rappelé que les élections législatives avaient "fait de la majorité présidentielle la première force", avertissant de sa détermination à "ne jamais perdre la cohérence du projet que vous [les électeurs] avez choisi en avril dernier", à sa réélection. Toutefois, il a reconnu la nécessité "d'apprendre à gouverner et légiférer différemment", usant de nombreuses fois du mot "compromis". Car "aucune force politique ne peut aujourd'hui faire les lois seule", un "fait nouveau", a déclaré le président de la République.

"J'entends et je suis décidé à prendre en compte la volonté de changement que le pays a clairement demandée", a dit Emmanuel Macron.

"Chèque en blanc"

"En choisissant soit le contrat de coalition soit la recherche de majorités par projet, le président tente de sauver ce qui reste de la fonction présidentielle", a commenté dans la soirée Marine Le Pen, qui s'apprête à prendre jeudi la direction d'un groupe RN fort de 89 députés. Ceux-ci, a-t-elle néanmoins promis, vont "examiner les textes à la lumière de l'intérêt des Français et de la France".

Fin de non-recevoir plus nette encore des autres opposants au président. Ainsi Jean-Luc Mélenchon a tonné : "Il est vain de dissoudre la réalité du vote en l'enfumant de considérations et d'appels de toutes sortes". L'ex-candidat de LFI à la présidentielle a estimé que désormais "l'exécutif est faible mais l'Assemblée nationale est forte de toute la légitimité de son élection récente".

Disant ne pas faire confiance à la macronie pour respecter les textes présentés par l'opposition, il a à nouveau appelé la Première ministre Elisabeth Borne à solliciter la confiance par un vote des députés, et à démissionner si elle ne l'obtient pas.

A droite, le nouveau chef de file des députés LR, Olivier Marleix, a lui aussi rejeté un "chèque en blanc, de surcroît sur un projet peu clair". Il a aussi promis que son groupe ferait la semaine prochaine des propositions sur le pouvoir d'achat.

"Son discours de la méthode vise à évacuer sa responsabilité et à ne rien changer de son projet", a aussi rejeté le communiste Fabien Roussel, tandis que le socialiste Olivier Faure taclait: "Non, les formations politiques n'ont pas à lui répondre jusqu'où elles sont prêtes à aller pour lui donner un chèque en blanc".

Le chef des écologistes Julien Bayou a jugé sur LCI le discours "flou". "Le président dit qu'il veut agir sur le climat, nous ne le croyons pas", a-t-il dit, ajoutant que la Nupes ferait des propositions sur le sujet.

Les groupes à l'Assemblée nationale achèvent jeudi de nommer leurs présidents. C'est au tour du Parti socialiste et d'EELV, après le choix d'Aurore Bergé par Renaissance, de Mathilde Panot par LFI, ou encore d'André Chassaigne par les communistes.

(Source AFP)

Politique

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.94C°
ciel dégagé
le 29/10 à 19h00
Vent
4.86 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
76 %

Sondage