Endettement des entreprises : comment les aider ?

Publié le 03/02/2021 - 07:25
Mis à jour le 03/02/2021 - 17:28

Ensemble 2021. Le message s’affiche en lettre capitale au siège de la Banque populaire de Besançon, avenue d’Helvétie. Alors que l’année s’annonce complexe pour de nombreuses entreprises en raison de la crise sanitaire, la banque mutualiste a décidé de les soutenir en initiant en début d’année son dispositif  « Box PGE » afin de requalifier leur dette si nécessaire.

 © D Poirier
© D Poirier

En Bourgogne Franche-Comté, près de 20.000 entreprises ont bénéficié d’un PGE (Prêt Garanti par l’Etat). Emprunt qu'il faudra bien à terme rembourser. Alors que l’activité tourne encore au ralenti dans plusieurs secteurs, la Banque Populaire BFC tente d’aider au mieux ces entreprises et leurs prêts avec sa « BOX PGE »…

« L’objectif est simple : que le plus grand nombre d’entreprises passe cette crise » explique d’emblée Bruno Duchesne, Directeur Régional de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté.

Une crise économique globale

Des mots graves, car le constat est fait : la crise sanitaire a engendré une crise économique globale. En 2020, la croissance mondiale a perdu 10 points ; à l’échelle de la France, cela correspond à 220 milliards d’euros de baisse du PIB.

Le ministre de l'Economie Bruno Lemaire a annoncé le 14 janvier 2021 que les entreprises disposeraient d'une année supplémentaire pour commencer à rembourser leur PGE, leur donnant ainsi plus d'oxygène afin de traverser cette année difficile.

Les entreprises en danger : le recours au prêt

Et cette baisse d’activité traduit une réalité évidente : les entreprises ont été les premières impactées par cette crise.

Pour pallier à leurs difficultés, les états du monde entier ont globalement mis en place des systèmes d’aides aux entreprises. En France, cela s’est traduit notamment par la mise en place du PGE, le Prêt Garanti par l’Etat (pour un montant de 300 milliards d’euros).

Le PGE au secours des entreprises

Concrètement, c’est la possibilité pour une entreprise de recevoir une portion de son chiffre d’affaires qu’elle n’a pas pu faire durant ces mois de confinement (jusqu’à trois mois de CA avec 2019 en année de référence) sous forme de prêt, garanti par l’Etat.

Cette mesure de crise a permis à de nombreuses entreprises d’avoir des rentrées d’argent en 2020 et 2021, malgré l’arrêt partiel ou complet de leur activité. En Bourgogne Franche-Comté, elles sont environ 20 000 à avoir bénéficié de ce système.

Endettement : comment rembourser ?

Mais aujourd’hui, au début 2021, l'activité est loin d'être revenue à la normale ; en conséquence, certaines entreprises sont encore dans le rouge. Et donc, comment peuvent-elles rembourser leur PGE dans ces conditions, emprunt souvent accompagné d'autres crédits ?

« Concrètement, on estime que sur les 20 000 entreprises ayant contracté un PGE en BFC, environ 15% d’entre elles vont avoir des difficultés à rembourser leurs prêts » annonce Bruno Duchesne.

« Réussir à passer la crise »

Malgré tout, l’espoir est là : « je suis convaincu que la reprise va arriver. Et même plus : que la perte d’activité va être rattrapée, compensée » affirme le Directeur Régional de la BPBFC. « C’est ce qui s’était passé entre les deux confinements : l’activité avait fortement repris. »

Mais en attendant la reprise, la crise perdure. D’où la nécessité de soutenir les entreprises durant cette année 2021 qui pour l’instant, ne leur fait pas de cadeaux, et qu’elles retrouvent une activité normale l’an prochain.

La Box PGE

Afin d’aider les entreprises régionales à traverser la crise, la Banque Populaire se propose ainsi de les conseilleur au mieux. Mais c’est une crise rare : comment guider de façon précise, au cas par cas, ces milliers d’entrepreneurs ?

Pour continuer d’être à l’écoute de chacun de ses clients, de choisir les solutions les plus adaptées pour chacun d’entre eux, la Banque Populaire BFC a développé sa « BOX PGE ».

Il s’agit d’une application numérique à destination des 400 collaborateurs de la banque et développée spécifiquement pour le conseil.  Cet outil de simulation a pour but de proposer « les solutions les mieux adaptées aux situations des entreprises. »

La Box PGE poursuit plusieurs objectifs :

  1. Réaliser un diagnostic précis de l’entreprise : un questionnaire détaillé permet au conseiller clientèle produire un audit fiable de la situation de son client ;
  2. Anticiper l’avenir : déterminer quels leviers actionner pour que l'entreprise se porte bien sur le long terme, et suivre ce plan d’action dans les années à venir.  « Cela ne sert évidemment pas à grand-chose de l’aider à survivre à la crise si c’est pour crouler sous les dettes et mettre la clé à la porte un an après », expose Bruno Duchesne.
  3. Avoir une approche globale des solutions : le conseiller retrouve dans la BOX ses possibilités d'actions avec son client : lease back, avance sur stock, cession d’actif, restructuration du prêt, amortissement… Des solutions qu'il adapte à chaque entreprise, grâce à un simulateur avancé qui prend en compte les données et spécificités de l'entreprise.

Fort de cet outil, le conseiller clientèle s'est d'ailleurs vu remettre de nouvelles compétences pour agir. Il peut notamment désormais décider lui-même du reprofilage de la dette de son client.

« Nous devons redonner de l’oxygène à l’entreprise. Lui montrer, via le simulateur, qu’elle pourra rembourser sa dette dans le futur. La rassurer » explique le Directeur Général.

« Ce n’est pas uniquement philanthropique : faire en sorte que les entreprises locales s’en sortent, nous avons tous à y gagner. Alors nous le faisons du mieux possible » conclut -il.

1 Commentaire

Estimer la valorisation de votre entreprise et commerce avant et après la crise. Valorisation du fonds https://www.evaluation-commerce.com/ Valorisation des titres https://www.evaluation-entreprise.com/
Publié le 17 janvier 2021 à 11h04 par FRANCK ALLARD LATOUR • Membre

Un commentaire

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 14.32
couvert
le 14/01 à 12h00
Vent
3.03 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
59 %