Fusion des régions : les "capitales en sursis" se montent en collectif...

Publié le 10/12/2014 - 14:59
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:44

Besançon, Amiens, Metz, Châlons-en-Champagne, et Limoges : même combat ! En dehors des clivages politiques, le collectif des « capitales en sursis » – qui n’est autre qu’un collectif des capitales régionales menacées par la fusion des régions – s’est réuni ce mardi 9 décembre 2014 à l’Assemblée nationale. Le conseiller municipal socialiste de Besançon Pascal Curie était de la partie.

 ©
©

inquiétudes

Qu'on le veuille ou non, il y a bien une inquiétude sous-jacente à la question de la fusion des régions et notamment des villes capitales qui auraient plus à perdre qu'à gagner.

Même si  la présidente de région Marie-Guite Dufay, à l'Élysée ce mercredi avec François Patriat pour présenter le livre blanc des 15 propositions pour bien réussir la fusion avec la Bourgogne, dit travailler au partage des pouvoirs (une capitale administrative, une capitale politique par exemple) ; même si Jean-Louis Fousseret tambourine que Besançon ne sera jamais la sus préfecture de Dijon ; le stress est là, bien palpable. Et il ne concerne pas que Besançon.

Apparu : "Nous voulons défendre les capitales régionales existantes et les équilibres qui vont avec..."

 La preuve : un collectif "capitales en sursis" s'est réuni pour la première fois mardi matin à l'Assemblée nationale à l’initiative des associations Villes de France et de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF). Le maire de Châlons-en-Champagne Benoît Apparu (UMP) ainsi que plusieurs représentants des capitales régionales menacées de disparition dans le cadre de la fusion des régions ont annoncé leur intention de travailler ensemble pour peser sur l’avenir de ces villes. "Nous voulons défendre les capitales régionales existantes et les équilibres qui vont avec (...) peser sur les choix qui vont arriver (...) Les neuf villes qui vont perdre leur statut doivent s’organiser, a insisté de son côté M. Apparu. 

Premier objectif :  "collecter des données", alors qu’il "n’y a pas d’étude d’impact sur les conséquences de la réforme". Il s’agit concrètement  de recenser le nombre de salariés attachés au conseil régional, et ceux dépendant des directions régionales de l’État (Directions régionales des finances publiques, Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement, rectorats, Agences régionales de santé...).

Deuxième objectif: "faire des préconisations" pour l’organisation des futures collaborations entre nouvelles et anciennes capitales, avec la possibilité de répartir les services entre les villes plutôt que de tout concentrer.

 Rencontrer le Premier ministre…

Enfin, le collectif veut "rencontrer l’ensemble des décideurs publics" sur ces questions, du Premier ministre aux deux préfets désignés pour mener une mission sur la réorganisation de l’Etat, en passant par le secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État Thierry Mandon.

"Perdre le statut de capitale régionale n’est ni anecdotique ni anodin", a dit M. Bohl (Metz Métropole), mettant en garde contre la "double peine" infligée à certaines villes. Ainsi la ville de Metz attend-elle toujours une partie des 1.500 emplois promis par l’État en compensation de la restructuration militaire de 2008. Elle doit également faire face au reclassement des salariés d’Ecomouv' après l’abandon de l’écotaxe. 

Les membres du collectif devraient à nouveau se réunir début 2015.

 Les membres présents

  • Benoît Apparu (UMP)  : Le maire UMP et ancien ministre du Logement
  • Pascal Curie (PS) : conseiller municipal à Besançon
  • Patrick Trannoy (PS) :  conseiller régional dans le Limousin,
  • Jean-Luc Bohl (UDI) : président de la communauté d’agglomération Metz Métropole,
  •  Bruno Bourg-Broc (UMP) : président de la communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne

La maire UDI d’Amiens, Brigitte Fouré, a cependant aussitôt démenti la participation de la capitale de la Picardie. "J’étais invitée à cette réunion, mais j’ai refusé de participer (…) A mes yeux, le débat sur le statut de capitale régionale d’Amiens n’est pas du tout clos par la fusion du Nord/Pas de Calais avec la Picardie (…) Incontestablement, Lille est la capitale économique de notre région, mais nous aspirons à en être la capitale administrative, ayant déjà tous les attributs d’une capitale régionale (université, cour d’appel, etc.)"

"Ne pas appartenir à un club des futurs "ex"

Amiens, comme d’autres villes, ne veut effectivement pas donner l’impression d’appartenir à un "club des futurs ex", alors qu’elles tentent encore de défendre leur statut, a-t-elle expliqué. 

(avec AFP)

Politique

Grand Besançon Métropole : le Conseil de développement participatif élargit ses rangs pour le mandat 2026-2032

À la suite d'un appel à candidatures particulièrement suivi durant l'été 2026, le Conseil de développement participatif (CDP) de Grand Besançon Métropole accueillera davantage de membres pour son nouveau mandat. Le collège des citoyens passe ainsi à 135 membres, tandis que le bureau sera élargi de 15 à 25 personnes. Une évolution destinée à intégrer l'ensemble des candidatures et à renforcer la représentativité de cette instance de participation citoyenne.

La France Insoumise bisontine fait le bilan des 200 premiers jours du mandat de Ludovic Fagaut

Lors d’une conférence de presse donnée ce vendredi 6 novembre 2026, les trois élus insoumis au Conseil municipal de Besançon ont souhaité faire le bilan des 200 premiers jours du mandat de Ludovic Fagaut, le maire de la Ville. L’occasion également de faire le point sur leur action au sein du Conseil municipal.

Statue de Jenny d’Héricourt à Besançon : le Mouvement Franche-Comté ne lâche pas l’affaire malgré un classement sans suite

Le Mouvement Franche-Comté annonce dans un communiqué du 6 novembre 2026 faire appel auprès du procureur général après le classement sans suite de la plainte déposée contre Anne Vignot, ancienne maire de Besançon. Le parti conteste notamment les conditions dans lesquelles l’artiste Lili Reynaud-Dewar a été choisie pour réaliser la statue de Jenny d’Héricourt et déplore que plusieurs actes d’enquête demandés n’aient pas été effectués.

Citadelle de Besançon : Grand Besançon Métropole propose d’augmenter sa contribution

Les élus du conseil communautaire de Grand Besançon Métropole, seront appelés ce jeudi à se prononcer sur l'augmentation de la contribution financière de l'agglomération envers la Citadelle de Besançon, seul monument du territoire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Grève du 5 novembre : où se dérouleront les manifestations en Bourgogne Franche-Comté ?

Après plusieurs semaines de mobilisation de la jeunesse, contre la vie chère et pour défendre de nombreuses revendications sociales et humanistes, l’intersyndicale appelle à une journée de grève et de mobilisation jeudi 5 novembre 2026. Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes de France, notamment en Bourgogne-Franche-Comté. Voici les différents rendez-vous organisés dans la région.

Présidentielle : Jean-Pierre Chevènement apporte son soutien à la candidature de Natacha Polony

L'essayiste et journaliste Natacha Polony, candidate à la présidentielle, a indiqué dimanche 1er novembre avoir reçu 174 promesses de parrainage de maires sur les 500 nécessaires pour concourir à cette élection et s'est également prévalue du soutien de l'ancien ministre originaire de Belfort Jean-Pierre Chevènement.

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 5.54C°
nuageux
le 08/11 à 07h00
Vent
1.44 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
96 %

Sondage