Fusion des régions : les débats citoyens, des "débats de diversion" ?

Publié le 01/10/2014 - 15:50
Mis à jour le 01/10/2014 - 15:50

Une nouvelle réunion-débat sur la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté est prévue ce mercredi 1er octobre à Besançon. La conseillère régionale UMP et ancienne députée, Françoise Branget, qui sera absente ce soir, tient malgré tout à exposer son point de vue concernant le rapprochement des régions imminent et la présidente de région Marie-Guite Dufay. Elle déclare également que « Besançon perdra tout au profit de Dijon comme Strasbourg a tout perdu au profit de Bruxelles pour l’Europe »…

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Françoise Branget déclare dans un premier temps que "Le gouvernement a trouvé un bon moyen d'occuper le Parlement, les collectivités et plus largement les citoyens, les détournant ainsi de la faillite du pays. Madame Dufay, quant à elle, initie une série de débats avec les citoyens, après avoir décidé et fait voté le rapprochement de la Franche-Comté et de la Bourgogne, démontrant ainsi une conception toute personnelle de l'exercice de la démocratie"
Elle continue son point de vue en indiquant que "Quatre réunions publiques, 2 journées citoyennes avec 300 personnes tirées au sort, indemnisés de leur frais de déplacement et payées 30 € la journée pour se défausser de n'avoir demandé l'avis de personne, s'offrant ainsi un tour de chauffe de pré-campagne électorale", "Sans parler de problèmes juridiques soulevés par de telles pratiques, que peuvent réellement gagner les francs-comtois du rapprochement de deux régions indépendantes depuis 1477."
La conseillère régionale déclare ensuite que "Notre Franche-Comté, nous la savons fragile par bien des aspects. Résistera-t-elle à un tel regroupement ? Il ne suffit pas de s'auto-convaincre pour affirmer les bienfaits, tant sur l'aspect économique, administratif ou social" et avoue que "Sur le fond, je serai favorable à une réduction de notre millefeuille institutionnel, mais avec cette réforme, les doublons vont persister. La rationalisation des compétences, à elle seule, ne représentera que très peu d'économies. Le budget annuel des Régions est bien faible par rapport à l'ensemble des dotations aux collectivités : 30 milliards sur un total de 265 milliard d'euros." 
Selon l'ancienne députée, "La vraie question concerne la place de l'Etat. Un Etat qui doit prendre ses responsabilités en limitant ses fonctionnaires dans les territoires : les services déconcentrés de l'Etat représentent 85 000 personnes, alors que les Régions n'emploient "que" 25 000 personnes. Les quelques 1 200 "agences" et opérateurs en tout genre participent pleinement à cette gabegie institutionnalisée. C'est bien un Etat jacobin qu'il faut réformer en assumant une vraie décentralisation." 
(L'integralité du communiqué ci-dessous)
publié par macommune
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