L'avocat Sébastien Fanti a confirmé à l'AFP cette information du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung. Toujours en poste, le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, fait partie des 17 personnes placées sous enquête pénale par le parquet valaisan. Il est poursuivi, comme les 16 autres personnes, pour "homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence", à la suite du drame survenu dans la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, qui a fait 41 morts et 115 blessés.
Dans sa plainte adressée au Conseil d'État valaisan le 19 octobre et consultée par l'AFP, Me Fanti met en cause "la capacité de la Commune à faire face aux conséquences financières de l'incendie" ainsi que "la manière dont elle prévient et gère ce risque". Il demande l'ouverture d'une enquête officielle portant sur la situation financière de Crans-Montana et la mise "sous régie partielle" de la commune concernant notamment ses comptes et sa planification financière en lien avec la tragédie.
Parmi les autres personnes placées sous enquête pénale figurent des élus ou ex-élus communaux, des employés ou ex-employés des services communaux, ainsi que les propriétaires et gérants français du Constellation, Jacques et Jessica Moretti.
L'incendie de ce bar survenu en pleine célébration de la Saint-Sylvestre a principalement frappé des adolescents et de jeunes adultes, dont de nombreux étrangers, en particulier des Italiens et des Français.
Les premiers éléments de l'enquête ont fait apparaître que l'incendie a été déclenché par les étincelles de bougies "fontaine" qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol du bar.
Dix mois après ce tragique incendie, Jacques Moretti doit être de nouveau auditionné lundi par les procureures.
(AFP)


