Inquiétudes à Chalon-sur-Saône sur l'avenir des soins intensifs de cardiologie

Publié le 19/12/2017 - 06:30
Mis à jour le 19/12/2017 - 08:42

Des médecins et élus alertent sur l'avenir incertain de l'unité de soins intensifs de cardiologie de Chalon-sur-Saône, la plus grande ville de Saône-et-Loire, dont les cardiologues demandent à présent la fermeture faute d'obtenir des équipements qu'ils jugent vitaux.

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Les spécialistes protestent depuis mai contre le rejet par l’Agence régionale de santé (ARS) d’une demande d’ouverture dans la ville d’une unité de coronarographie et d’angioplastie, des outils qui permettent d’examiner les artères du coeur et de les traiter si elles sont bouchées.

« L’indécision de l’ARS bloque les recrutements, les cardiologues ne veulent pas venir dans une structure dont ils ne comprennent pas l’avenir », a dénoncé lundi à l’AFP le cardiologue Arnaud Dellinger, président de la Commission médicale de l’établissement, pour qui le service ne peut « pas continuer avec les effectifs » actuels.

Dans un communiqué publié dimanche soir, les spécialistes indiquent avoir demandé au directeur de l’établissement la fermeture le 8 janvier de l’unité de soins intensifs, qui traite les urgences. Les médecins espèrent ainsi attirer l’attention de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, à qui l’établissement a adressé en août un recours hiérarchique contre le refus de l’ARS.

« Le nord de la Saône-et-Loire représente 350.000 habitants », a aussi fait valoir lundi le maire LR de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, relevant que l’ARS avait reconnu en 2016 « un besoin exceptionnel » pour ce type d’unité à Chalon-sur-Saône.

Trois députés et trois sénateurs (LREM, LR et PS) du département ont également adressé vendredi un courrier au Premier ministre, transmis lundi à la presse, appelant ce dernier à « prendre la mesure de l’urgence de la situation locale et à engager les décisions nécessaires à la survie des patients ».

Mais le Comité national de l’organisation sanitaire et sociale (CNOSS), dont l’avis est consultatif, a rendu mardi un avis défavorable au recours. L’ARS « s’indigne de l’appel à la fermeture de l’unité de soins intensifs de cardiologie ». Et elle rappelle dans un communiqué qu’elle défend de son côté un « projet de coopération » entre les hôpitaux de Chalon-sur-Saône, Mâcon et Dijon.

La coronarographie est une technique permettant d’explorer l’état du coeur tandis que l’angioplastie consiste à dilater un vaisseau rétréci, dans le cas d’un caillot par exemple, à l’aide d’un petit ballonnet ou de la pose d’un ressort (ou « stent ») qui épouse les parois du vaisseau.

(AFP)

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